Son chemin ne voloii laissier li ber » (v
jour. Élie n'est pas le seul, à qui l'on ait pris injustement son bien. Une partie du poème primitif, disparue dans le remaniement, racontait comment Aiol, devenu le champion de la justice, faisait rendre à chacun ce qui lui était dû (v. 413-416), Le roi Louis s'est, 'par faiblesse^ laissé circonvenir par Makaire et, depuis qu'il a chassé Élie, il regrette son injustice, sans avoir le courage de la réparer '. Quand il voit AIol pour la première fois, il commence par se moquer dé lui. C'est, du reste, ce que fait tout le monde, à la vue de la pauvreté du héros et de son triste équipage '. A Poitiers, à Châtellerault et à Orléans, ce sont non seulement les bourgeois, maïs les nobles, les chevaliers et toute la cour du roi qui le tournent en ridicule '.
Cela achève de nous montrer, combien M. Nyrop s'était mépris sur le sens de ces scènes, où il avait cru voir une satire des mœurs chevaleresques et la marque de l'esprit bourgeois •. Le poète, en effet, n'est pas avec les rieurs et il condamne tous ceux, qui, jugeant uniquement des gens sur l'apparence, ne soupçonnent pas, qu'un pauvre équipement peut revêtir un héros tel que Aîol. Il n'est pas non plus avec les bourgeois contre les nobles et les chevaliers. A certains traits même, on peut reconnaître, qu'il n'ignore pas les défauts et les travers de la classe bourgeoise ', La satire du poète est,