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I. Cf. suprûy p

LA LANGUE DU POÈME ET SON AGE véRITABLE 63

Le Couronnement de Louis peut être ce texte. L'opinion, qui est résultée pour son éditeur de Tétude de sa langue, c'est qu'il a été écrit dans l'Ile-de-France ' et, comme on le date tantôt de 1130*, tantôt même du milieu du xii^ siècle ', qu'il est par conséquent très nettement postérieur à l'époque fixée par Koschwitz pour la composition du Voyage^ la comparaison doit faire ressortir s'ils représentent deux états du même dialecte, vraiment assez différenciés, pour justifier le grand intervalle de temps que l'on suppose entre eux.

Leur parenté linguistique s'affirme à plusieurs traits, que Koschwitz relevait comme curieux dans le Voyage et que nous retrouvons dans le Couronnement, La forme du pronom personnel fni (v. 624) et celle d'infinitif mr (v. 442) assonant en / ^ ont leurs analogues dans celles du même pronom mi et de l'infinitif rAri'r, signalées par M. Langlois dans l'autre poème ^ De même, celui-ci relevait dans le Couronnement comme caractéristique de sa langue la réduction à / de la triphtongue iei attestée par les formes pri = (preco), P^^ (= pectus). Il notait encore que ces mots, où 1'/ provient d'un iei et celui-ci de ^ -|- yod^ assonaient dans le Couronnement avec Vi provenant d'un t latin ^. LtRolandyZw contraire, qui faitassoner avec les mots en t latin les mots comme fnerci^ dont l'j = iei = palatale + e latin, exclut de l'assonance les mots du type/>/:( où / = iei = è latin + yod. Or, le Voyage^ comme le Couronnement , admet les mots de cette dernière catégorie dans ses assonances en/ 7.

Si l'on passe maintenant à des faits plus généraux, l'on constate tout de suite, que les traits retenus par Koschwitz comme caractéristiques de l'ancienneté du Voyage se rencontrent identiques dans le Couronnement. A supposer que l'étude des élisions puisse fournir un

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