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en Orient le fait postérieur à rétablissement de rEnd^t et de sa foire. Ce que nous avons dit, à propos de la Description de ses rapports avec TEndit \ vaut également pour notre poème. Le Voyage en Orient^ postérieur à son établissement, est donc postérieur, au moins de quelques années, à 1109. Les résultats de Tétude linguistique confirment cette conclusion, en la précisant. Il faut donc replacer le poème à sa vraie date et aussi lui restituer son véritable caractère.

Si Ton devait, continuant l'œuvre de Koschwitz, lui consacrer une édition nouvelle, il faudrait donc modifier scm titre, que Koschwitz lui-même avait plusieurs fois remanié. On devrait, si Ton adoptait nos raisons, préférer celui que nous lui avons donné de Voyage de Charlemagne en Orient *. Mais, surtout, il faudrait modifier les termes, par lesquels Koschwitz s'efforçait d'en définir la date et le caractère. Il faudrait l'appeler non plus, comme il le faisait d'abord ', un « poème héroïque du xi* siècle » non plus, comme dans les éditions postérieures, un poème héroïque « en ancien français », mais bien l'intituler Le Voyage de Charlemagne en Orient, poème moral du XII' siècle.

Il semble, que la première conséquence de cette conclusion soît de diminuer beaucoup l'importance et la valeur historique, que Ton attribuait d'ordinaire au poème. Le seul fait de le dater du second quart, peut-être même du milieu du xii*= siècle, enlève en effet à son témoignage sur les différentes questions, où on l'invoquait, une grande partie de son prix^. L'histoire de la langue, qui le' considérait comme un des rares textes écrits sur le continent, vers la fin du xi'' siècle, et comme le seul, qui lui permît de reconstituer l'état, à la même date, du dialecte parlé dans l'Ile de France, ne peut plus s'autoriser du Voyage, comme elle fait de V Alexis et du Roland, pour

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