‹ Publications spécialesChapitre 45 sur 274 · Cf. édition Stengel, v · texte numérisé non relu

Cf. édition Stengel, v

2. Cf. Morf. Romanidy XIII, pp. 208-209, et Rauschen : Neuê Untersuchungen ùber die Descriptio uftd ibre Bedeutung fur die grossen Reliquien ^u Aachen und S. Denis (Historisches Jahrbuch der Gôrres Gesellschaft, XV, p. 268.)

• fèrmules banales, ' auxquelles il ne faut pas vouloir donner un sens trop précis, et dont k raison d'être était de compléter tant bien que mal levers. En réalité, il n'y a aucune raison de retrancher du texte du i?(;/û«rf l'allusion à la conquête de Constantinople. Comme ^toutes l'es autres conquêtes de Charlemagne, l'auteur la considérait bien comme due à la valeur 4e Roland et de son épée. ^

On s'est efforcé du moins d'enlever à ce trait .toute valeur traditionnelle, en affirmant qu'il était en contradiction avec l'histoire 'poétique, de Charlemagne. Roland, dit-on, ne pouvait se vanter d!avoîr conquis Constantinople, puisque la tradition, qiland elle parle d'une' expédition de Charles contre la capitale grecque, affirme que Roland n'y prit point part. Le récit de la Karlamagnus Saga^ auquel nous avons déjà fait allusion, rapporte en effet que l'empereur partant pour Jérusalem et Constantinople laissa à Rome son" neveu Roland ' AJaiis quelle raison a-t-on de préférer cette tradition à celle du Fierahras provençal, d'après lequel Charks pritConstan- .tinople en compagnie de ses barons et notamment de Roland et d'Olivier ' ? Ce trait a si peu de valeur que déjà Gaston Paris le considérait comme une erreur du rédacteur de la Saga^. Nous verrons, en effet, que, (iommç tous les autres traits d'apparence épique et traditionnelle que présente ce récit, il a été probablement ajouté par le compilateur norvégien. Celui-ci les a empruntés un peu partout, quand mêmeîl rie les inventait pas, pour donner à son recueil, fofmé d'éléments très divers, uri senibla^t d'unité. Dan.s ces conditions, le témoignage de la ^J'ût^^, ne saurait rien prouver contre, celui du i?(?/fl«^ quant à la (Conquête de Constantinople par Charlemagne.

Il reste uniquement à se demander, si, en la mentionnant parmi les exploits de Roland, le poète l'ajoutait arbitrairement à cette liste, ou bien s^il se féféraitàune tradition existante. Des deux hypothèses la. deuxième est sans contredit la plus, vraisemblable. La preuve en

1. Cf. suj>ray p. 82 et surtout le chapitre m de cette deu.^ième partie.

Page 1