Gf. supra, p
). Cî.^cmtania, TX, p. 33, note.
€st^ que dans cetteénumération des conquêtes de Charlemagne il n'en est pas une autre qui n'ait son fondement traditionnel. Ce passage, où se marquent du reste très nettement une intention çt des procédés littéraires, peut, en effet, être considéré comme un résumé de la légende guerrière de Charles. C'est à tort, qu'on y a vu uneénumérationàla fois exagérée et incomplète de ses conquêtes, résultant à la fois des nécessités de l'assonance et du désir d'accroître le pathétique de la scène par l'accumulation des exploits attribués à Roland '.
L'intention littéraire est indéniable et se marque à différents traits, maiscequi est également certain, c'est que pour exalter la gloire de son héros, l'auteur du Roland n imagina pas des exploits et des conquêtes en dehors de toute tradition ^. Tous ceux qu'il énumère se rattachent aux différents groupes de légendes qui constituent l'histoire poétique des guerres de Charlemagne, guerres d'Italie et d'Allemagne, guerres soutenues en France contre les Sarrasins ou contre les vassaux. La conquête de l'Angleterre elle-même, décomposée en Ecosse, Pays de Gallps et Irlande, n'était pas une invention. On y a vu une allusion à l'expédition de Guillaume le Conquérant, et ce serait une sorte de transfert épique qui s'opérerait presque sous nos yeux. Mais il se