‹ Publications spécialesChapitre 58 sur 274 · Cf. Morf, Romania, ibid · texte numérisé non relu

Cf. Morf, Romania, ibid

Voyage en Orietat fûfjjlus: populaire en France qli'én -Italie.* Mêm^ beaucoup plus tard, notre poésie épique ne présente aucun témoin de spn existeqce. Quand, dans les poèmes qui nous sont re§té§, nous avons recherché la trace des rapports de Charlemagne |avec rOrient, nous n'avons rien trouvé, qui attestât la croyance aune double visite faite par lui à Jérusalem et à Constantinople *, rien^ par conséquent, qui ressemblât même de loin à la légende, que nous trouvons toute constituée dans le récit de Benoît de Saint-André. Oïl n'y retrouve même aucun des deux éléments qui la composent. S'il y est fait allusion à une conquête de Constantinople par Charles, on conviendra qu'une telle tradition ressemble peu au voyage essentiellement pacifique, qui conduit l'empereur dans la capitale grecque. Celui-ci est même la négation de celle-là. Il l'exclut absolument, puisque, dans le récit de Benoît, la visite à Constantinople n'a d'autre objet que de convaincre les rois grecs du désintéresser ment de Charles, et qu'il ne convoite pas la possession de leur pays. Quant au voyage à Jérusalem, il nous a été impossible de découvrir dans les poèmes de la Croisade une allusion quelconque à un pèlerinage ou à une Croisade entreprise par Tempereur. Sans doute, nous avons perdu nos plus anciennes chansons de geste, celles du IX*, du X* et le plus grand nombre de celles du xi* siècle. Mais, celles qui nous sont parvenues nous ont conservé, en partie au moins, les traditions qu'elles mettaient en oeuvre. Leur silence à l'égard de la croisade et du pèlerinage de Charlemagne semble nous indiquer, qu'il n'en était pas davantage question dans la poésie antérieure. Ce n'est donc ni à une tradition épique, ni à une chanson de geste que Benoit de Saint-André a pu emprunter son récit du Voyage en Orient

Au surplus, ce ne sont pas là les sources, où il puise d'ordinaire la' matière de sa chronique. Il utilise d'autres chroniques, des annales, des ouvrages historiques comme la Vùa Karoli d'Eginhard, qu'il trouvait sans doute dans la bibliothèque de son couvent, et dont l'autorité lui semblait plus considérable. Mais cette historiographie

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