‹ Publications spécialesChapitre 82 sur 274 · Cf. Rauschen, l^eiu Untersuchungen etc., p · texte numérisé non relu

Cf. Rauschen, l^eiu Untersuchungen etc., p

LE RÉCIT DE LA KAkLAMAGKVSSAGA \^^

reconnaître « les chaussettes de Jésus-Christ », et qui nest autre que le periionium \ est en effet donnée par Charlemagne à Aix, dont nous savons qu'il est une des quatre grandes reliques *. Le suaire (sveitaduk), c'est-à-dire le linge qui couvrit la tête du Christ dans le tombeau, est attribué à Compiègne. Enfin, l'auteur concède à Orléans la possession du bois de la vraie Croix. Il semble donc s'intéresser également aux prétentions de ces trois églises, et vouloir fournir à chacune un moyen de les justifier.

Il est même très probable, que, dans le récit primitif, une quatrième relique, la lance de saint Mercure était également attribuée à un sanctuaire déterminé, dont l'auteur par là même semblait servir les intérêts. Le texte actuel de la Saga dit en effet que « Charles garda pour lui la lance (de saint Mercure) et la pointe de la lance (la Sainte Lance), et qu'il les fit placer dans le pommeau de son épée ». Il y a là une invraisemblance qui manifestement trahit une altération. On ignore quelle église a pu au moyen âge se flatter de posséder la lance de saint Mercure, mais on ignore également que Charlemagne ait témoigné pour elle une prédilection particulière '. Il y a certainement là une confusion, dont le compilateur norvégien, mal instruit de ces histoires de reliques, est seul responsable ^.

1. Cf. Romaniay IX, 34; Morf, Romartia, XIII, 216 et Rauschen, Neue Untersuchungetty p. 268.

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