Turquie
Nous ne saurions trouver ces rapprochements très-instructifs, ne sachant pas pourquoi la dépense moyenne est faible ou élevée.
Combien il est facile, dans ces matières, d'arriver à des résultats différents, selon le point de vue auquel on se place, nous allons le montrer par un seul exemple.
On a souvent calculé le rapport des budgets de la guerre et de la marine à l'ensemble des dépenses, et on a trouvé
les chiffres suivants.
Grand e-Bretagnc 44.7 pour 100
Pays-Bas .
. 25.9 pour 100
Turquie .
Espagne
Russie .
Prusse .
Grèce
Danemark .
Autriche
Belgique .
Suède .
Bavière . .
Norwége
Wurtemberg
Portugal
Saxe
France .
Hanovre
Or les dépenses totales d'un pays comprennent aussi les intérêts de sa dette publique. Quelque que soit l'origine de cette dernière, la charge qu'elle occasionne ne saurait être confondue avec les frais courants du gouvernement de l'Etat. Mais si l'on défalque de l'ensemble des dépenses, le montant des intérêts et du fonds d'amortissement, et que Ton compare avec le reste les budgets réunis de la guerre et de la marine, on trouve les rapports suivants, que bien des personnes considéreront comme plus rationnels:
Grande-Bretagne 73.8pourl00
France . .
. 38.0 pour 100
Suède . . . 66.8
Bavière
Autricho . . 50.5
Danemark .
Russie . .' . 49.0
Espagne
Grèce . . 48.9
Belgique
Turquie . . . 48.1
Wurtemberg
Pays-Bas . .47.4
Prusse . .
Hanovre
Qu'on préfère ou non faire entrer dans ces rapports les dépenses pour la dette publique, il est évident qu'on ne doit se servir de ces sortes de moyennes générales qu'avec une certaine prudence, et après avoir pris des renseignements sur leur composition.