‹ Puissance politique et militaire de la Russie en 1817;Chapitre 3 sur 65 · CM · texte numérisé non relu

CM

o*$0B officielle dn disposition rétives à ces deo-xpay^ ; *i.

i/ftmpeiçnr dfAiitriefe«^0Ît loueurs déclaré qu'il rfe prétendait jamais à tècob+téi tes ém*dv Milanais, quelques fassent les ëvétae- .«9'tfis de 4a goerrt; mais Alexandre , résolu i lWqBÎfiriwm. «la dqché dé V**sôvîe, insittà pow¥ qtie rAtrtriche «prit hi LonAardlpi, comme compensation de l'agrandissement de la Jtussk. Ainsi, Je royaume dltalie, dontl'iitdépendance avait si souvent été garantie par les mêmes puissances, dans leurs traités avec Buomparte, et dont la régénération morale avait été soignée comme l'appui de sa constitution politique, fut de nbOvèau réduite à Té* iat de province dépendante (à).

On dira peut-être que l'Italie était un fief

(i) AJcxâ«drer4&do^i la tnémeépo.qae, de prendre pour lai-même la couronne de Pollue, earccommandant à lïemperpjur d'Aatfwbe à* maintenir la monarchie italienne, et de çeindrej* couronne d* fier. Mais ce monarque s'y refusa alors , dans la craint^ de laisser subsister de.s souvenir d'indépendance, lie débarquement de Buonaparte en i8i5, le força de revenir i œtle mesure à laquelle le? Italiens tenaient vivement.

(9*) de Napoléon , et son de la* France; Je* dêu* couronnes, après sa moft> ne devant jamais être placées ma la même tète.

- Qui ne déployait f*e le sort, de Mite contrée > si favorisée par 4a naiut?e et ai maltraitée par les hommes? Qui pourra contempler l'édifice de ses institutions: et de*ès eoftstitutioas nationales sans rendre hommage à son fondateur et sans gémir sur leur riiine(i).

(i) L'auteur s'est plu à tracer en beau un portrait de fiuonaparle comme roi d'Italie , mais il connaît sans douté aussi4>ien que tout antre lé revers de la mèèk\lk. Cetableau ai brillant nanoufe fai t voir réellement qtte de 'magnifiques promesses , et Ton sait que le béros actuel de l'auteur ,: n'en fut avare pourhucûn pays. Des décrets annonçant des lois sages, des institutions dirigées vers le bien général , étaient l'appât qu'il présentait a tous les peuples, et on sait trèsbien que ce a'éutteat pus les lumières pour bien voit ne qu'il laîlait faire f qui loiHKinquaient. •

Ses projfeu aitnoWa * W» plana { tmj ours dans la se»$ de la .monarchie iabsola* }, fanent «oavunt aussi bons qu'ils pouvaient l'éire en4héotù, ******** en pm+ tique. Tout ce réduisait a avoir par les j moyens \lee plu? prompts le plus d'hommes etlejfilus d'argent qpïvh pays pût Fournir., et à prévenir , par toute espèce de moyens , toute résistance et même tout délai* Noua demandons à l'auteur si , après y avoir plus mûrement

^pCMMp^eluiûvaiténlevéquelqoes statues, qwe^pes^^blçauK , dont la plus grande partie était ensevelie dan&'le&ûotnfareiif es demeure» <l$ 4* superstition , si toutefois /On; peut condatnqçr: des cbefs-daeuvre: à l'obscurité, sous ce bçqu cliiqat. Mais ces cbefe-d œuvre n'étaient à la( fpjisique des ornerons superflus pour une çoQtrççà.qoi londounait en échange des lois sages , un esprit national , des vues politiques*; un caractère militaire, des ouvrages utiles, des habitudes industrieuses, et à qui Ion prodiguait fes'encouragemens pour les arts et les sciences. Quoique l'on puisse dire sur son gouvernement en France, sur ses usurpations en Europe, sur beaucoup d'autres actions de sa.

vie (i) , sa mémoire doit rester l'objet de Taf-

fectioh de l'Italie.

réfléchi , H pense en son âme et conscience que l'Italie doit conserver pins d'affection, que tout antre pays pfcnHhdn -gouvernement qui lui montrait le bonheur en perspective) et en attendant, la tenait sdur un joug q«^ll«. ne trouvait sûrement pas léger.

'(r)- II a voulu justifier la proposition d'administrer de T.ôpium aux soldats infectés de la peste , en allé-» gnant que l'humanité même commandait cette mesure, leur mort étant inévitable , et les outrages auxquels

ces soldais demeuraient exposés, de^ lapait -dfSjÏBfis, lié Pelant pas m'oins. L'exécution de la garnisçn^e ïjxffa éib\t\ àl'entendre, autorisée par les lois (Je la guerre „et le jo8fce ehitîment de:la Vfôrlatiôn <îe la convention d'El- ^rjsh, qpi obligeait .les soldàfe de ccftte garnison a ne point porter les armes contre les Pc aidais jusqu'à leur . échange. Il déplore la mort dq,4u^d'£nghJ6n ; mais il assure, que ce prince dirigeait' la ccu^pjfffrtiou de ' Fichegru et de George , et que la lettre gpi, lui, fut adressée par ce prince infortuné, ne. lui fut remise * que peu de jetfrs après sa fin tragique Y sans quoi il eut , èpapgm **• tîc J '' "

Les motifs de pareils actes en déterminaient sans doute le caractère. Notre Henry V a conservé une réputation jnta.ci$. Ces a^les, qceéiqu?it en '^bit^ n'ont aucun rapport avec le , mérite» ou H déraériVe dé'sôb. administration ^t dft «*• .pobthpift., 'eWitfegéfc "sous ' un point de vue géumi; e( ©hue peut'tefc cher pour justifier les torts de ceux qui font profession de redresser les torts., « Perftdia perfîdùynvltus contra ro- <* manam dignitatem barhàïBS irrtitàbatùr. » Venger la perfidie par la perfidie, c'était blesser la dignifcé ; nMMÔaeet imiter les barbares. (1) , . ..;•„,, .:l0

* • '* * *• , , '"'[Z\ •».-, ..." "-» •-•"Pi"

(i) Qui croirait que. l'auteur ^gw an attribue i« noté qu'on " >ient delrre,estle no ê me qui, dwsWîCamçagned'Bgjpte publiée* ' en 1802, a dénoncé au.mon^ eotiei» aveedes témoignages d'nori-eur et d'indignation, rempojpoMQOMBt dt Jaffaet le massacre de la garnison ? Comment sa glpmjme s'^st^lfe pas refusée à palier d'épouvan tables attentats? Quant au meurtre du duc d'En-

S'il eut , comme il le pouvait (i), malgré les dispositions contraires de la France ,r .rendu lltaKegrâtadè et indépendante, et^rjpac,.yfi systênïe ' *f etaïs confédérés, son jf^y^gp &$t été 'Tobjét/dela rieçfliiU^wiçe 4e$ Itetiei^.

p'krwée d'ItaU» AQ .coalribaa e#i r#eri aéx

, Uneôuite <l?at»atitagfcs Pavait mise en état ♦4§e «'«irâttee* au delà de Vïllacjc , ayrla Drav^ , *k[uhè dfitfatiée <f environ i5o ^^^^(^pÛ^M^) de Vienne, CÎerte capitale p'çtpU.ç&bjreffle *$pe par une force' tellement insignifiante ,«jue,

. ^(i) ^^tf^ljkiteptikffÎQgedd gotiWtiettifchll'à 'ftôraé, et jtlftç^vtajl*^ jfk>^nu6if '<Jtr>bîefn en iiîéilnlksanf , ^%i?^ è^tt**** <paiï*«*'«!pH*Riel' ô* *em)>oref,: au

gbcii^U^u^ffÀ^EapOMÏJatféi^e^ a publié

le* coQ*ersaU^v{^£wte*fié4èfte. M-ais ce ictrit, l'auteur le

savait /5 es} démenti par ,*Q£ atf^it*. fl*? <kiit[ san* i£o»te ^lii

paraître irréfragable par celje, ^n, wanu^c^foSa^tmlia^* ;

«fttelqa'en «oit l'auteur. On y dit formellement qu'il n'y avait %

reprochera ce prince que des intrigues insignifiantes, , qu'il fut

jp)fqc4£,:1|wm '^^er* a^ l^e pensait

,pfts,à refrbM*;li iiMpwMb^ <3ea rBourbons 9 et victime d'un

cowjouçs fatal kde ë*fare*ott«itce3 pttâtrqueâ. ^Comment l'auteur

. ^h» pjtjiïït&sib mboad** «à dicusW un forfait avoue par

cetyi ,*uj i%u,«? ifefeaeltfiiqiil'l** fcbtmttis? '

même le 27 août,, on nepouvaiM^ptoflf*tf sur neuf bataillons et huit escadroag pOi* défendre toute l'Àtilviche iuieriejture. . , :i;.

Les revers éprouvés par Buo*mpvte tfydnt

laissé la Suisse a découvert , et J$ défection

de Ja Bavière ayant ouvert le passage du Ticol ,

Tannée française d'Italie fut forcée de SQQger

„ à se retirer sur l'Àdige. , > r \ .

Sa marche rétrograde fut accompagné*; de fréquens et sanglans combats; xn^U aucun* défaite ne mit du désordre dans ses mou*ç» mens. ..,.*.

Parvenu sur l'A<%$> le prince Çugçnç se refusa aux offres dps alliés /et leur répondît : « Plus Napoléon est nfftlheuT^^^pl^jjeiioi^ « redo.ubler de zèle, JMW son serviq^» . , Les jnouvemens de Mt^tk -gui se voyait dans une position différente de «çlle; dq viceroi, et dont le trône avait été menacé paç Buouaparte, obligèrent Eugèneàse replier $ur Je Mincio ,, où il occqpp fa ligne militaire de irpnjtière la plus forte de l'Europe. Cette ligne - suit lé courant du fleuve qui, prévaut $9 saura» dans le lac de Guarda, va.&e jetes.dans feFô, après un cours de 58 mille? anglais 3 Covernolo. Mais le pays entre Mantoueet^ouem-r jbouebure, est impraticable pour y foire ma-

nœMvrérdes troupes, à causera rénfonceiherit du sol. La ligne de défense se réduit donc , danà le fait, à l'espace qui sépare Mantoue dêîPes-1 chiera?; «dpace qui n'excède pas i6uiillès, avec l'avantage de pouvoir manœuvrer çuf cette étendfië de terrein, à la distance de dix* milles seulement sur la rive gauche , et sur la rive droite, de dix-sept milles de Vérone.

Le* forteresses de Mantoue, et les têtes de ponts fortifiëèsde Pèscftiéra*, de Monzambano , de Goïto-, £t de Gbvernolti , assuraient le passage sur les cinq endroits, pendant que lesliauteu*sdtf:^d!ta,*près du tëntte, servaient de point central de 'déferifce,' et ^érnieltaient de matttêrôWét saris être 'dbidri'é.

Les derrières dtl flanc droit étaient couverts £âr'ief Pô, 'stfr lequel ont1 avait établi une tête de |>ôHtJfôrtifiée', et oh avait fait de Plaisaucè umj fot*té place d'armes. ,; ;

L ■arrivée italienne et1 'lé ôorps français1 ' tfé Grenier -méritaient *a environ quarante ' nïille hojamès qti'où pbuvâit cfiâ^loyép àux:ôpéi4âttoûs sur lèMindio ;!Hîàis la force réelle1 disponible; enne tenantpas compte dés garnisoné de cette ligti*e:, n'excédait pas trente-six mille hommes. l * ' '

Du côté. de reonemi, l'armée autrichienne

affaiblie par la nécessité de masquer Venise, •Legnago et les autres fortere^es qui se trou* vaient sur ses derrières, et de placer des corps d'observations vis-à-vis de Mantoue, de Peschiera, etc.^ ainsi quedaûsles montagnes du lac de Guarda (i) , fut encore diminuée par suite des maladies qui lui mirent trente -cinq, mille hommes hors d'état d'agir : ainsi , elle ne pouvait mettre en ligne plus de trente «six mille hommes , à moins que Murât n'agit efiec-' tivement de concert avec elle; et Murait jugeait imprudent d'agir, avant d'avoir reçu ce qu'on' lui promettait depuis longtemps, tane lettre autographe de f empereur d'Autriche , qui loi; garantît son traité, jusqu'à ce qu'il pût êWe1 régulièrement et officiellement conclu.

Bel legarde, pressé par les exhortations réi-1 térées' des souverains , des. ministres et des généraux, d'avancer et de prendre possession' des Alpes défendues par une réservé de hilit mille Français , distribués dans Turin , Fenes«* trelles, etc., sans compter la garnison de' Gènes , et les forces qui se trouvaient à Àlex&n*'

(1) L'armée autrichienne avait encore à appuyer les troupes employées en, Dalmatie.

4rîè fi), fiùe* disposions pàm lëpàtiàg* du Miocio } k Vaftsggïo*

On devait croire que l'armée d'Italie laisserait des garnisons a Mantouè et à Pescbiera , et opérerait sa retraite; mais quoique le passage de la rivièr# ne fut pas sérieusement défendu y on s'aperçut bientôt que la résistance qu'on éprouvait au village de Mon San-Bano était plus vigoureuse que celle d'une simple arrière-garde, et on eut quelque inquiétude <lu côte de Mantoue.

Toutes les troupes destinées à forcer le passage à Valléggio, avaient gagné l'autre rive du fleuve, à l'exception d'une seule brigade; et les grenadiers, qui avaient ordre d'observer Mantoue, étaient sur le point d'effectuer aussi leur passage sur un pont qu'on, venait de construire , lorsque l'ennemi, sortant avec impétuosité de Mantoue, fort de <ti*-btrit mille hommes, attaqua avec furie lç$ troupes autrichiennes / campées sur les points d'observation , et les repoussa à la distance de quelques milles.

; (f) Les irodpes'qtii »e retiraient de ï'éta* romain et de la Toscane, se réunissaient sur ces dhrérs p ai ai*.

C **5- ) : : On n*eèt p« plutôt entendu le cafioft et ets côté, à Valléggto, que les bataillons qui se préparaient à effectuer leur passage forent envoyés an secours des troupes attaquées \ jftai*iU pelaient pa$ tnttve arrivés à leur desiiaqtipp, lorsque des colonne* ennemies $'jh tancèrept à un mille endetta deValléggio et du pppt d'où dépendait le salut désarmée entier^ Du ne put pas Iç» chasser de la rw£ jlçqite, pvaut. quatre heures du soir çdvingft* heure à jaqugfle l'en pe mi popifftepç* à se retirer et fuj eqfin çeppussé*

Si Eugçqe , qui av^it caché habilement sOtt projet, ept pu en retarder 1 exécution sed-r Jeuiçpt u rue heure déplus, il se fut inévitablel^ienvt mis en possession de la ligne du Mincio » et l'armée autrichienne eut été jetée * sans autres munitions que celles qu'elle avait sur le fleuve, avec ses troupes, et sans point d'appui n$ communication , au milieu d'un pajs ennemi, enfermée entré des fleuves , des forteresses et les Alpes , et exposée aux attaques de force* très-sûpériêures.

Si même au moment de l'attaque desFran^ çais, les troupes autrichiennes et suf-tout les grenadiers n'eussent pas montré u* rète efc un ctrurag* à toute éfpwufe, l'opération d'Eu-

gène durait réussi': cac jamais troupes ne combattirent avec plus d ardeur que ne le firent, dans cette circonstance , les Italiens et les Français réunis. .

Les Autrichiens affaiblis par une perte de cinq mille hommes, et par lés progrès taujours croissans des maladies, furent réduits à se tenir sur la défensive (1) jusqu'à ce que Murât et lord William Beotinck , qui venaient de débarquer en Toscane, eussent mis fin à leur mésintelligence 9 et. que la lettre autographe de l'empereur eut enfin été remise à Bf tirât. On concerta alors un nouveau plan d'opérations offensives.

Le général Nugent, commandant un corps détaché, avait reçu auparavant un rude échec à Parme. Cependant le secours des Napolitains avait obligé l'ennemi à se replier sur le Pô avec perte*

Lord William Bentinck avait dirigé ses opérations contre Gênés avec adresse et courage. Le concours amical des habitans l'avait favo-

ri) IL y eut, le jour suivant, une affaire sur te fttincio ; mais cçtte affaire fut sans influence sur celte campagne, quoiqu'on y eut perdu beaucoup de monde.

ïfaé dans ce pays où des dispositions hostiles de leur part eussent fait échouer son entrer prise. Il avait occupé la ville; et, se rappelant sans doute le mot de Xénophon, qui dit ; «Que « c'est une belle et eteettente qualité pour tout « homme, et sur-tout pour un général, d'être «juste et fidèle à ses promesses et à la foi « donnée, »il avait proclamé l'indépendance de cette république qui vécut un jour, unique» ment pour sentir plus amèrement les angoisse» de sa chute.

La nouvelle de la prise de Paris et de lab*. dicaWon de Bonaparte étant parvenue à Bellegarde, il suspendit son mouvement , et envoya au vice-roi .pour lui demander sa soumission.

Eugène , jugeant une plus longue résistance inutile , consentit à une convention qui abandonnait, aux Autrichiens, les passages des Alpes, mais leur interdisait l'entrée des forte? resses et de la capitale du royaume. » • .

Cependant une insurrection avait éclaté 4 Milan, où l'on massacra le ministre fiançais des finances; et, sûr l'assurance que le généra} autrichien ne prendait aucune mesure politique jusqu'à ce que les souverains alliés eus* sent décidé à Paris db sort de l'Italie, Eugène •consentit* un article additionnel qui reflieUaU

tout le ^pays entre fet mains des Autrichiens*; comme à la bonne foi dc&aMiés'; ûifctp *p»r lequel Eugène dérogeait à la politique qu'il avait adoptée, et dont il s'est peut-être repentiqjar Ife suite > puisque cfct abandon a certainement retido plus facile le partage du royaume.

Eugène avait, tin moment'* vodIé se jeter lui-même dans'Mantoue avecles archives, W officiers de l'état et trente-cinq mille hommes qui restaient encore à sa disposition après le rappel des troupes françaises par le goufver-» iranien t provisoire de la France* >Dans cette position qui eut forte cinquante mille AvtwU éhiens àVétablir dans les marécages , contrée Malsaine ; pendant que le» paviilon italien , en* Cote flottant à Venise , etc; , eut ajouté aux embarras des alliés , Eugène sentait qu'ihpourrait négocier avdc succès et tomber avec dignité} mais réfléchissant sur ^abdication de Napoléon, qui comprenait à ia fois 1$ côuromvo d'Italie et celte de France ; se rappelant* que ks souverains de' l'Europe* étaient réunis avec fe pouvoir dé la tégter conformément au* principes qu?ils proféraient, il craignit de compromettre les» intérêts de-la nation qu'il gouvernait avec bonne foi* par nue' mesuré <jui, en indiquant des soupçons, pouvait exas-

( MW )

pas manqué de lut prêter des ¥WC* d amtélicm personaeWe.

Lemjp$*eur Alexandre * ayant atteint son but> pw^ en Angleterre pouf voir, on paj* M digne dé son attention* Oo dît que quelques &* cbeeaes circonstances, quelques paroles incotH ^déçèes , répétées, et probablement exagérée*» et quelques usages de la .société anglaise ne se concilièrent pas* son approbation ; qu'en allant iGo&UnlaU , il ait été obligé de s'anétar powi entendre l'hommage à la suprématie marina» desiAogfc» w wk &riàanma.»y ( ce qui n'étais certainement pat très cpovefiable en présencet d'un hôte coitt?om>é qui arait quatre- uiagf* vaisseaux de ligne et nue grande ambition ma-intiroe ) ; que cçtte aventure Jni aHiospité qneW que dégoût , cela peut-être; mais totifour? est- s il heancoupiplus oertaip qu'il» quitta TÀqgle* terre avec dés sentimens de gratitude pour llaoeueiV bospitafiec /qu il y avait reçu* eue admiration pour la beauté ,• les perfections et les ufâoiètes des dai^e^au^ai&es, a^ec véné* ration ponr i}peLque»-an5 des hommes distint* gués de la Grande- I}retagne> avec un grand» respect pour le {mpiede.ee pays , et.de l'ad» .

<io8)

îtfiratkfo pour tes institutions et les établisse^ Êbeas utiles si multipliés en Angleterre. -

De retour sur Iç continent, Alexandre redoubla d'efforts potir le réequipemeotde son armée i efforts qui , l'année d'après , le mirent à même dfr mçttrë tttafis cent mille hommes eti marche, afee deux n>iUe pièces de canon, avec leurs attelagesyetc*, etc., le tout sorti à neuf de ses arsenaux. *

Son sénat lui décerpa le tkre de «Bienheureux » et lui aurait probablement rendu lie plus grands honneurs s'il eàt montré cpielqu'ioclination pourde p areils hommages. Mais' son éducation et sa sagacité lai avaient appris que tous ces litres, tous ces honneurs n'ajoutent rien de réel au pouvoir; il n'avait même accepté* Y ordre anglais* de rja jarretière que par pure courtoisie, et sous condition qu'on accepterait, en échange/ un des ordres de son empire. i. ,...,; ..L . ;.:,- - - >!* •'■-: .-..-:

La Russie lavait f prouvé' quelque méeonlentement de se ni absence proto*gjée; mais c*; mécontentement léMÂt appaisé , , kl Alexandre parut au congrès de Vienne y /plu tôt cpmnie l'autocrate de l'Europe* que < comme co-sou*; verain de ses monarques iodf péndans. ■

; Les discussions relatives à la Saxe forent animées et compliquées. La Prusse exigeait lé royaume entier; la Russie était disposée à appuyer cette prétention comme lui frayant la voie à de nouveaux agrandissement L'Angleterre d'abord acquiesça au vœu de la Prusse, mais non. dans les mêmes vues. Elle espérait que-1'aftianoe entre la Russie et là Prusse ne serait qu'une alliance entre souverains, c'est4»diré, susceptible de se rompre, et voulait foire de Ja Prusse ube tète de pont, p» ouvrage avancé pour sa politique contiaçnt&le, , » .*;

(;::Une discussion eut lieu, sur ce point, dan* le parlement britannique. Les droits et l'indépendance du royaume de Saxe y trouvèrent de vigoéreaux défenseurs; ce qui motivai envoi de n ou vellep instructions au ministre anglais; et I3ialgré4es reproches de la Prusse , l'Angleterre se. joignit' à la France et à l'Autriche pour sauM&* la monarchie saxonne, < mais, ne p&t empêcher om démembrement frartiel de œ ro*lheure»x pays qui a toujours été; la victime des grandes puissances. On fit conséquent inçnt un arrangement qui mécontenta tous le* partis et qui ne peut durer malgré l'accord de . la plupart des intéressés.

ttfîratWù pow tes msUtu* > I «^iefenr

**en*utiles si ttttl#Bé^ '«

De retour $ur Iç p^f

doubla tfèffoifs-Wf *p° arrtiée $ effort* q«É/ i ^ à même d* n*P/4 *

avec leurs #/ -^R1

nerf de ■«*/ gon . y atieation de ses trait*.

béate? France et la Sicile s'y op»

de©? xlusaie voulait saoriftçr Mur**,

qtf - ta France se prêtât à ses arrange*

r en Pologne. La (Prusse était «b bonne

jtelligttnce avec Murât ,. en se rappelant tput

ce qu'il avait faitàTilsiU: mais les circonstances

Jobligeaient à demeprer neuice; L'Autriche

oubliant les obligations que lui imposaient ses

eagagemeos et les services quelle avait reçus,

chancela dans L'espoir d'acquérir en définitif

Haples pour< elle-même ; Naples, Tua des buts

principaux et assurément* des plus essentiels

de sa politique pour conserver ses étais enr

Ilalie. L'Angleterre en raison desabainecontoe

toutes les branches de la famille de Buona-

parte , établit le tribunal secret qui jugea et con->

damaa M> cepcrsoi* > coml rere

>é jusqu'alors dans uo

^poupes. Chaque ba-

| bataillon d'élite, et

^ l'fcox aucune pré-

£.£ VJPeot égaux

^ ^ ^ çhe d'environ

* ^ gloire de son

% | à ce qu'on

*ia au ge- ^osaient *éçlles

.me de IN ^ Officier ne soh^ jrtetir «et celui de

estent et ëervirorit un

toétoôfre.

Taodîsque le congrès réconstru.

cujiatt à ïeconstfùire l'Europe, *tiôn p. fctrrriémént aux droits , aux rapports naturel* confiààce^ au langage, aux habitudes ou aux lois, mais avec des tables de finance 'qui divisaient et subdivisaient sa population en âmes, demi* fîmes et mènfte eri fractions d'âmes, suivant Fééhellé dés impôts directs ou taxes que fe

(i) Nous aussi, nous avons lu l'ouvrage du comte Slâcïroni ; 1 esprit dans lequel il est rédigé , plaît infini nient en AngleierteâupariideTôppositionj c'est en ëtt *$$&.* " .•.••'■ v

conquérant pourrait lever. L'on iïe suspendit point tes fêles de la victoire; mais si l'empereur Alexandre parut dans quelque bal y s» tête ne perdit jamais son à-plomb s il n'employa jamais u?ai à. propos ses heures de travaux à de frivoles passe-temps , et ses distrac* lions ne détournèrent point son esprit des affaires plus sérieuses.

Napoléon était toutefois destiné à étonner Je mopde par plus d'une jfbliè „ tant en paix qu'en guerre. X<a pouvçlle de son débarque^ ment mit fin à toutes les intrigues , ^iosi qu'à toutes matières de dispute.

L'infraction du traité qui le tenait k l'île d'Elbe , fqt déclarée bientôt un crime éga«* lement contraire aux lois divines et humaines 9 et priva le coupable de toute protection sociale. s

L'empereur Alexandre fit avancer prompterne nt ses armées. Elles arrivèrent trop tard pour s'engager dans les opérations militaires d'une campagne de quelques jours; mais centvingt mille (lusses que l'on passait plus tard en revue au camp des Vertus étonnèrent les états-? majors réunis des autres armées de l'Europe par l'ensemble d'une excellente tenue , qu'ûta

n'avait jqjQajs, remarqué jusqu'alors dans uo corps si, considérable de troupes. Chaque bataillon ressemblait à un bataillon d'élite, et cependant il n'existait eotr'eox aucune préférence, Ils étaient tous absolument égaux.

Buonap^irte, après. une marche d'environ quinze jours, arriva à Paris. L'histoire de son audacieuse entreprise se retrouve , à ce qu'on prétendait, dans les ordres qu'il donna au général C^mbronne. Ordres qui supposaient qh'il n'éprouverait, aucunes difficultés réelles dans sa marche.

Napoléon désirait se rendre sans délai dans les Pays-Bas ; ïxrais encouragé à rester à Paris pour négocier, il perdit l'occasion de profiter de la diversion de Murât, et des forces inégales que les alliés avaient encore dans les Pays-Bas.

Depuis le moment de son arrivée, trompé par des communications clandestines) incertain dans toutes ses mesures, Buonaparte, paç l'acte additionnel éloigna de ses intérêts tous ceux qui voulaient une constitution.

Les souverains alliés refusèrent de le reconnaître pouç> empereur , après les conférences à tienne; avec une armée de cent

quarante mille hommes levée t*op précipitant ment, il chercha donc à se faire reconnaître de force. \.

11 avait assez bien pris ses mesures pou r ob* ler>ir tous les avantages d'une surprise. Vain* fcjueur des Prussiens, c'en était faille même jour du sort de la Belgique , si le corps destiné à appuyer Ney ne se fut retirépotrr joindre la Grande Armée sans atrenb ordre , par suite dà zèle indiscret du commandant qui s'était imag né, à cause de la force et de la continuité de la canonnade, que Napoléon avait besoin de renfort.

Là bataille de Waterloo, livrée avec qua* Ire-vingt mille hommes seulement, et dont là perte peutêtre attribuée an relard deGrouchf (avec trente six mille hommes) , au courage renaissant des Prussiens , et à la valeur bpi» niâtredç l'armée anglaise , cette bataille, dis»je, détruisit absolument tous ses projetsiûilitaire^ et ses négociations politiques*

Buonaparte retourna doiïc à Paris pour a viser aux moyens de réparer ses désastres; mais ad lien de se rendre an sénat etde lui comtaun;quer en personne là fktale nouvelle dont H était hi-mètne le messager, il se retfrà dans

êon palais, prit un bain, après quoi, il envoya «chercher Davoust auquel il dit, lorsqu'il représenta ;« J'ai perdu une bataille et j'ai « besoin de trois ùenls mille hommes , et en « outre d'argent pour garantir ta France « d «ne invasion-. •» Davoust répliqua qu'il n'aurait ni l'un\ ni l'autre, et lui communiqua Kutention des chambres que la nouvelle de sa défaite avait rendues bien moins traitables. Napoléon entendit ces paroles sans témoigner h moindre colère. Peu de temps après» il lui fut annoncé qu'il devait abdiquer en faveur de son fils.

Mécontent du refusqu'on avait fait des mesures qu'il avait proposées depuis son arrivée à Paris; persuadé qu'il était trahi par <?eu£ qu'il était forcé d'employer ; et auxquels il avait dit : « Vous croyez vous débarrasser de «moi, et 'raie survivre; mais souvenez- vous * que si je péris, j'entraînerai vous et la « France clans ma ruine. » Et délirant ardemment assurer le trône à sa dynastie, il se retira à la Malmaison , où il passa son temp* avec les membres de «sa famille, et dtfns le cercle d'un- petit nombre de personne.

- Toutefois ? il : n'était - pas indifférent 4 1*

crise militaire et potoicjue rffHidpvÇWit ,: 4 chaque heure plus imminente; Qpand il su* que le reste des ariqéçs alliées , qui suaient battues à Waterloo» approchait de la capU taie sans attendre d'autres renforts , il fît dire au gouvernement provisoire qu'il offrait de; se mettre à la tête, des, forces <}ue l'on ay^it alors levées ou recueillies pour la défense def Paris, qu'il profiterait du faux mouvement d& l'ennemi pour remporter une victoire dont il était assuré , et donner. ainsi le temps d'alten-! dre l'issue des négociations avec les souverains alliés. « Il ajouta » qu'il agirait seules ment comme général, et qu'il, promettait de se démettre du commandement à la première réquisition du gouvernement provisoire.

♦ ; Cependant la crainte qu'il ne ressaisît l'autopité impériale en cas de succès,, contribua à. faire rejeter, sa proposition par quelques-uns ,. tandis que les eng^gemens déjà contractés paç, d'autres, avec upe partie des alliés, tendait à écarter entièrement et sur-le-champ toutes ses offres de service. .

. Napoléon instruit que lesarmées alliées approchaient , ef que l'on répétait fréquemment, que/l'on désirait qu'il s'gn allât; prit eq fin le

( ii*') parti <te fttir, et alors les Prussiens s'étateftt si iort&Vfencés, que l'on jugea nécessaire debrùlér le pont de la Malmaison. ; v>

Napoléon partit avec le comte Bertrand à : trois heures de l'apres-midi , le 29 juin ; il parut quitter avec beaucoup de regrets, là Mal* maison ,<ro il avah toujours pféeenteàson esprit l'image de Joséphine.

Sa svite prit différentes routes ; te rendezvous fut à Niort. Le secret de Isa fuite fut si bien gardé que les maîtres de poste , et même les poslillonstjui l'avaient conduit , reftiSërent de dire le chemin qu'il avait pris ; et un de -ses premiers officiers ne ' put te rejoindre que ctaqc jours après son arrivée à Rodbéfért: Cependant , comme les armes de s% voilure Vivaient été que légèrement effafcëés, le soleil et la poussière les firent reparaîtra , de sorte qu'il fnt réconnu sur une partie de 4a route* ;

Des hussards et des chasseurs à cheval accompagnèrent les voitures depuis Niort , et l'on redoubla de précautions en raison de la' proximité de la Vendée. - ' Arrivé à Rocbefort , Buonaparte délibéra pour savoir s'il tenterait , avec quelques frétai' tes, de se frayer tin passage à travers HeScadre

bpi«H)i<fMf ^tWwnifc Je perV ipltfiêm* c^ptaM"?* l'ffi«*»«mirt * prendra c& parti)) ou bien devait-il s'emb^rqttSR dandpstiDfrtfefifc: p^uç r^éfiqu^?, Un Yïmew ttoiiAépxwt pcfai^i^ wcwoir (sfc e*,$(Jet €8itttitAu<iU vqjIs^s «te? ^Q?Çurj)k»0tt httnatfifi >;devaitt t iljÊ* l£»ftttr$ «u> poHi^fi de k nation an»n glaise? .-, • ,*•-..*. ! ., ..i.-ii'l

JLç&.PAg<ociatÎPM %'wt4ttteent fi?quna l'en s^t, BMQ#ap*jta s^^n^pitaaipquvûir du mtn p^ap])^l»9dy qwf^U&utin» ail sentiment dçqe? dfivoûi* , le ban too eA le *woicMwceu .

f ÇugRafwta, :api?ès 9011 abdioaUo», stogfean t à J^tet-fe* aOwn* dfceq v^ , nesaurai t épso*** v^oe>l^ :^ç^«i||ité iAdérmttrebqui arooppar gn* jGbftffcfc 4&p§ te «loftie* ni cei altaûbe- 'W* IIW:'?*' WWtite** qui porta Dfodtétiftoi •/ rfi^pw^ s^foi^P*, de M&wien^**»!

disant : « Si >q |^vai%*fW|lwe&l lui «outrer * «l/çs ç^W cjpç>îe, pî^ctfai, 4e we» propres ii jnajq* , il oç m*, prêterait plu* de, rencwçe*

Les souverains alliés p payait a* Jç frfàp$ci. et ^q*pfy^<te ^ nftù^ rogl^scu Qçtte cgolMaçç ajait paraisse lj^faufses op&atipp* r et jwépar»ït au tetopr de la fonittta *égi*uue,

.,$>*& €Qunri«rf Upenï dpnqejpédiéa pon$> Itfter l'approche d«s générale alliés, PavOifct consentit à y ne coQvenjiçfi en ve^y 4# laquelle IVtflée française évacua Pari*.

c.Pn^eiidait^Vii'iDQipeiii^ravlnj 1<0«h l^i^r, Ale*aqdre, Cto w P**<ttt pa» wt movyM, Q» , ipoptala gafife *»x Toileries «t au Çf lais <lu»3éqat /dont Je$ pprles élaiept cepenn <J«pt fermée*. Qqand « Alnan^M taira,, il tsfHnfft Su IVJt I^aqisXVHI eo possession de son royaume. Cependant Alexandre n'était plus* t^| qu'en i&i4~ J^ lançais voyaient bien qq'il $ çppçsai* zufâwew brement de la France, qui} p approuvai t pas 99 •<* dé&tmît h Louvre, qiicty eabvAt ces ç^e^tHO^ app^riejuf,ns à la ci-d&vmt rèpuhliqm 4* Venise} oo vit bien epfifi qu'il s'élevait contre quelques agcès des Prqssjens-, et qu'il prenait 1«S intérêt* du pepple.

On a *m^ parlé et éfint sur le traité de Paris, que je le passerai sous silence. ..

Aleyapdresut sç foire ajimr dupfrfcple français. Ses armées çQfteqwaieot une discipline exacte; il fit circuler des- proclamations dans lesquelles il renonçait auje contributions, et faisait dçs largesses aux babitans qui avaient' le plus souffert du passage des troupes alliées;

( no ) * ; «on opposition ouverte aux desseins de PÀu* triche, de la Prusse et de la Hollande, sur le démembrement de la France, lui gagnèrent beaucoup de partisans* Mais la Dation française ,1e jouet de tant de revers dé fortune,-* avait besoin d'une sécurité constitutionnelle et d'un système de gouvernement qui rétablît et conservât l'action des. lois, d'accord avec lar liberté publique. Tous les droits représentatifs furent bientôt reconnus par le roi lui-même dans son ordonnance royale.

Alexandre ayant mis à exécution tous ses desseins, et gardé une supériorité que les autres puissances n'osaient lui disputer, quitta la France pour passer en revue ses armées, visita la Prusse, reçut les hommages de la Pologne , et retourna à sa capitale, afin d'y appaiser le mécontentement qu'occasionnait son absence, ainsi que les maux qu'il avait causés aux intérêts particuliers et aux diverses branches du service public.

• Les nobles pensaient qu'il devenait ëtran* , ger, et demandaient lerfr monarque russe j mais celle mauvaise humeur ne dura que quelques jours; la gloire acquise au nom russe, et le pouvoir immense qu'il avait ajouté à son sceptre , lui assurèrent les hommages et la- fidélité

d'une classe amoureuse de Ifautocratie, fier» de sa gloire et désireuse d'agrandissement national.

* Cependant Alexandre ne comptait pas sur la, force seule pour effectuer ses. projets et maintenir sa puissance. 11 savait que les alliances de familles , eu opposition avec la polir tique nationale, ne permettraient jamais de couserver une influence permanente; mais il sentait aussi que, lorsqu'on les fait d'accord avec cette politique, elles ajoutent à la sécurité et servent de sauve-garde.

Le mariage qui aurait uni l'Angleterre et kr Hollande fut toujours envisagé, parles hommes d'état du continent, comme moyen d'envelopper FEurope dans, des guerres opposées à ses intérêts naturels; et, dès l'origine, ces négociations inspirèrent une vive jalousie que l'oa ne savait pas dissimuler.

L'alliance présumée ne fut pas plutôt rompue, que la Russie dirigea son attention sur les avantages qu'elle pouvait retirer d'une relation de famille, en plaçant une princesse russe sur le trône de Hollande.

Ses flottes, renfermées par les- glaces, la moi* lié de l'année, dans la Baltique, n'étaient , surtout depuis la destruction des flottes suédoise»

*t danoises, que dw snpef fitfitâ feôtiteùfcefc plutôt qùfc des étafolisseoretos titites^ fcafrtbie&

% d'ajouter à sa puissance ou de servir aeiiiitéï&s/Leè eau* duTèrféi et dé ïlEsteaut dévêtent ^aëutfiftp des moyens réets de àâVigàfioft •* en -feùftâsMilt totfa le» élérièifc itonSëdib» ^tifté tùai-Srié ; fet*û contribuant au succfès de jtfèfefs iarltérieu*5. • * •- < ... ,::*

••' Là Héfflandê, fcbmrtie ëtât ttiaiîtitaë, n'a Triéft fctetàitidtc! id'uà all*Hiai*è nterhiatè 'dont :îëllé gardé les flottes ; et l'afllianeê avec la IVussie lui assure une protection 'mititifote dt>rit elle a %èàôîri pbur là èônseHâftibû de sëi pàtiseSsions ^dHthtèdtalès. # ''■■ ' •■■:'î,;

- f 4»btfr k Ro&ife , la Hôlfofcdte ^é*âîe ttnfe têtfe **& 'pôfrt bti tin ôçv£âge àtfa&éé ; qtii ëh linpo-

■ 'fmï à feFrafrée, et àidaMëftipefretf r & éotrtfetiir

*!k Ëta&ft Pcttt la HcMaiidè, l'alliance èè la

Russie était une puissante protection coûtreîa

} ~ï¥àhèe et là fVùSsé/e* bue êpëé atrot-qd'un %d ublîe* contre flingléf er*ë.' : ' " ' - ' : !- *' Ces aVaritag'es réciproques, fttmt Pittïpbrtence était Si péri équivoque , étaient atossi ëvideris aux yeux des deux parties Jritërë&ées; et 1^£frhhdë dticbesse Anne, qui, à ce que Von <*Mt,ëtit ''paàbfctfeiftri'te trôné de Ériance, ^Wâtfcé^të la prb£&&iôii éutoe ■ ttt&bû îavec

(MfS)

.le prmce d'OrtNigt, est destinée à la sucoessiete

tait pas d'une égale importance; cepeaftfoatte Jlossietpcwrait Jéwer , pafr tinte ^tfiafccfc, avec ;oe royaume ^d'éleftdreMwi itsftoeiK* en.Mkifiiagne où «le idwmnyii ifcjà, & W^teâtf , 4 Be^e et à OèAeftbocttg, ; tfïa jntie pwm* k, dèM i« «fettkfe» M*iitarirw édaeiit *tot* *égèf*éé cttttttré -ti* moindres tfaesé fostiâie ptfbfcqufc, avaft été «marié à me priée*»* dfe ©arvièi*. «Oë tt*#aèiage «éiaitt f e&et de ta fcMtMtffèfr tu sépawrtfon succéda fifu?4e-vhamp è ta «érémttâiè.. On obtiwt tin divorce, tt la grg&dfe «lucfceste <2aAerme r «que boa «kmé , $éa aeitoté , *es-ta- Jens et.soo «taciiettietit à «m pdysturtlâ y tendaient f objet de Faffettio** pabKcpfe , lut appelée à la succession d'un trône dont le ifitouarqoe /qui ifoeeupetf alpi* avwt fait dw à- Bonaparte :• & eéftthofintàfe «tait jsefttetftetift .* cioqwawtfc «atfe tfl&ife, H aie ^werait pfers^ -« de Jfià à Mtoftlre *|u?a*N!*m autre.*

Des sentimens d'amitié personnelle, gtft&nt «ju* la poUbqoe^foriiièiem t^alliaHtfe *i i**4e- .ment eéiéfcrée à $adotJPétèrtbout^,^^Ète tfc privée*** de Prussfc ; alUanae {dentée Wàvl^

airs qpi^ofteojrresserrer l'union entre lest deux couronnes, si toutefois il est des précautions qui puissent assurer la durée de pareilles wiojuu

, Après avoir ainsi rappelé, dans un récit abrégé, les circonstances et les événeraens qui caractérisent la politique de la Russie, et qui ont contribué à son agrandissement, notice qui intéressera doutant plus qu'on L'examinera davantage > et qu'on en développera avec plus de soin les détails, il faut s'occuper "de ré* soudrç la question proposée , c'est-à dire , jusqu'à quel point une coalitiod de la France, de l'Angleterre et de l'Autriche peut mettre obstacle aux vues politiques de la Russie.

Mais pour fixer dans la mémoire les dates et tes .époques si faciles à perdre de vue, il sera fcqn de les récapituler daqs, l'ordre ebrona*logique. '

Dans les années qui s'écoulèrent entre 1 foi . et 17 m , le czar Pierre lutta , avec des succès variés, , contre les ^Suédois, les Turcs et les Polonais, pour étendre ses frontières. d'Europe, ,

iJw'an 1715, après la conquête de Rigp et defe^vonie , il bâtit la ville de Pétersbourgv y transporta trente mille habitans d'Archar^

( i** ) gel, et invita, les étrangers, patiicufièrement les Anglais , à , s'y établir.

" L'an 1714, il développa les projets maritimes suspendus , mais jamais abandonnés par ses successeurs.

L'an 1721 , il se déclara empereur de toutes lesRussies; et à sa mort, en 1729, le monde joignit et maintint , àson nom, le titre de Grand.

De 1729 à 1762 y quoique la Russie, sous six souverains (dont quelques-uns eurent une fin tragique, après un règne court) , fit des progrès continuels vers la force intérieure, la stabilité, le commerce. Cependant,' sous le règne d'Elisabeth, quoique liée aveô l'Angleterre , et quoiqu'elle eut montré de l'énergie militaire , elle n'avait pas encore pris l'attitude d'une grande puissance européenne.

Lorsque Catherine II monta sur le trône, trente-deux millions d'hommes seulement lui rendirent hommage.

Pendant un règne de trente- trois ans , les renseignemens les plus authentiques, à cette époque , portent à trente six millions le nom- Jbre des habitans de la Russie; ce qui donne ijuatremillions d'augmentation par desacqubi-

•tterfrs'etle progrès riatobél de fa population, (t) Elle se distribuait ainsi -qu'il «uiti sept-mii- 4iens dans fa Rok)gpe , j compris. la Côu rlande, au >moyea «les partages <»nclos depuis ; la confédération de Bar, jusqu'à» la prise de .Prague, .-qo 179&: . ■•« . . .

. Deux ; millions çt demi d'habitafls „ dans Ja nouvelle Servie , $u .aopd.de la Grimpe, entre le Boryslbàneel leOon, au nombre^desquels on compte sur-tout les de&cendans de soixante mille familles serviennes que l'intolérance religieuse avait chassées de la Hongrie , du Banuat et de la Croatie , sous le règne de Marie- Thérèse (2), et à qui Catherine , habile à saisir l'occasion , offrit des, asilçs et des recours eu ' argent. 1

Son accueil hospitalier fut récompensé par .

. (*.) II est généralement reconnu qu'en (Russie , l'accroisse ment delà population s'élève À tflois cent mille âmes pour tout l'empire.

(2) À la tête de cette colonie se montre Milora dovich,Yêlève deSuwarow, le compétiteur êe gloire /te fiâgrattcm. Les autres fttnilfës les plus distinguées, **><*, JeéSMhértch, tes ïeckély, tesfiorwfttk, !es3<y-

lvelick, les Mirascevich. -.- *

la cufttii* de tétras négligées* A bientôt eer contrées prirent ttingparmi tapies florissantes de l'empire russe, sous les nôons degtitatetiie- «bus de Gathttrôi*sla*r4t de Wontsmski; t&kê fedtome^fcsOTva > (avec le* pfovfaees d'où «H* «si sortie , 4to tdiïkm *»a j*tr* nuisibles à la fïuw|tiè> 41 qâ >d^k*V&eaty de jow *m jw&ts $*m\tomtim ^uti'Àtitridie.

' tJtt &MMtàilk>fe é'AHètoM* et tf autres ^migrais* àtrcft q^imfilé ttiiite m aorns pea-

- ïnofe ffîilKbn» <fotfc te* ^mme»É«iift4a ^l**«**fc ,<k fetSibërie (i) , de la >peiitë Salarie, de la Tartarie d& Ifog&is* d« la Cri- «é** «te* , **&. > €*fcr> éom èéwpterle* divers

fpèt^èsnOWJà^ô^i, aujourd'hui, ceœfpafttftt % etftttterfe fcnégulièfe et totftes W armées #»««k, et ^âi eotftrlbfiettt d'une manière si '$ffi£a$ê ft tetrëfcStifecfefc.

- Ortketfiue àseujétk plus ée do&tfô millions d'habitans à la conscription militaire, et l'Eu-

t $ ) &* Sibérie ftrt', pWrt- ta ^r^tofère fei»^ fUMCtie ; f>àr ltoa>ÎI<; «Bserre^CHOràiid étendit* et *e (conquête*

;ëè*6 J|bajr5* i

<«6) ropè a vudenx fois des soldats de tous les pays soumis à l'empire russe, entrer dans la capi^ taie de la France.

Sous ce règne , ^développement des forces navales et militaires, l'agrandissement du territoire et ses résultats politiques firent , de tous côtés , des progrès également rapides-

L'assaut d'Ismaël donna à ses soldats une réputation de courage actif aussi bien méritée que celle d'une intrépidité patiente qu'ils avaient obtenue à la bataille de Cunesdorf. lia victoire navale de Tchesraé les mit à même d'élever avec gloire une colonne rostrale à la vue de Constantinople.

Sa volonté fut l'arbitre de la destinée donations voisines qui luttèrent en vain contre elle, quoiqu'elles combattissent sous les bannières de la liberté. A l'époque de sa mort , les rois et les philosophes semblaient d'intelligence poup entretenir son ambition ., et satisfaire son orgueil, .

Paul augmenta la puissance militaire de la Russie, et les batailles de Novi et de la Trébia procurèrent aux Russes de nouveaux' lauriers ( i). Ib n'en purent conquérir en Hollande ;

(1) Paul, comme on Pa dit, avait des défaut;

( i>9 ) niais , malgré quelques revers , ceux qq'its avaient cuciTiis ne se flélrirent point en Suisse. • Alexandre 9 à son aViéitëment en 1800, régnait sur trente-six millions de sujets. Mais le nombre de ses troupes n'était point en proportion avec fétendue de ses possessions et là force militaire toujours croissante de quelques grands états de l'Europe.

Son système militaire n'était point organisé , et ce défaut d'organisation se faisait sentir dans les autres branches de son gouvernement.

Ses prédécesseurs avaient fait des acquisitions énormes; mais ils n'avaient point encore completté la ligne de frontières qu'exigeaient ces acquisitions, même pour que Ton pût les conserver.

Le canon de la Suède pouvait se foire èn- % tendre à Pétersbourg. Les Polonais du duché de Varsovie étaient des voisins suspects, et les Polonais de la Russie, des amis douteux. Les Turcs , en Asie , étaient toujours disposés à des efforts pour recouvrer la Grimée; ils avaient

mais il avait aussi des vertus ; parmi lesquelles on peut compter la générosité ; il en donna une belle preuve , en relâchant le brave Koscmsko. * '

< i3p ) , d<ft^u>,pjns d>ne lpaJ^lÏYj5v4ww.<te dessein , en Europe j jes, Turq QccppaieoÊ toujours la Bepsarabje ,, et ti^aje^t les,Rus|es w éçJnG»sur le,]$e#err ... .. • : . . i

ji#. fèéftrgie,.<rô i'pp avaitifpwné.quelque* é^bUwejDW? pacti^)? , était Joojpor». t*p»n b^.lygsjpoïi^gne* 4m Çwpw» étaient rptiN plies de peuplades ej} nerçies» et la |>çFqtt,,paç la po^se^o 4v Sh>*an » FFça?«tt*M ma fwn-

guerïf^QejWe. g» e^ce, coûtsil^iq^ année, au* Rqs^,£çaucppp:4'torBiW<f 8* 4V>gWtv ï^e Daneirçajfik et;Ja ^4eayaj^l 4es flyUes ppgt sidérabJss, Ato*d WHWtla. P©te 4e.$pp4*,à Vabr^un^ipsulte tf 4'un* inva^pn, #QP4m««» si le golfe de Bothnie venait à geler ; e( /§Wfî9-<*>

g<»ffif)^Fw^f' 1 ■< ■. ...... , ' . ;

Le* ft?aAÇej étaje/1^ 4fçra#gç«, et lVInynisfr»feRn.àw différés 9m «»<*$ , éJail^ûteuse,s^,&re,prQ4wrtJW.,.

Jls&dèflMs dftprw W: d#§*wstrat*«r#»ent jusqu'à quel point Alexandre a réussi à ac-> conipïïr tous ses projets, sans oublier les inlététit tcpi'il. é^ait obligé de protéger ., dans ua empirf«ù, Je» «lisoussions de 1* presse libre, n'offrent pas un moyen direct d'affermir , par"

( i30 des docu mens publies, spp opinion wde* *n* jets aussi délicats. Cependant 1$ tranquillité qui règp^4at»& tesppQV/fttf** soumises & «a* dfcnpinatipq ,. l$s progrès éyidçps 46 .tout; 606 *y$^ lême militaire et de l'ordre général dào* tomate* branches, de wp administration, peuvent atotaviser U présotnplicta d'amélioration^ e$Mftpr*dMairas.< .

Les bataillons dé recrues dont autrefois lés ttois eittquÎQQtt Sftpcimfont t(t rbutô , privent maintenant, $au&;*u4r^ pertes que celtes quoo> ca&ionqep V . les aççidefiq ordinaires ; et loin d gtoç obligé de fatiguer le peuple par 4es, réquisitions pour le service militaire, et par j d$s augmentaUwt? d& tases > le patriotisme a acquis un degré d?ardeur qui va jusqu'au dévouement; et l'état »'4 pas jugé nécessaire* d'imposer de uouveaqx fardeaux à ses habitant r > ■ ■ ï ■ ■

Ea 1 794 1 le wl sur lequel s'est élevée la ville d'Odessa, ne contenait pas une maison ni un habîtatft. Celte ville compte aujourd'hui mille maisons en pierre ,c%tt au delà, de quarante mille ammiî huit cents vaisseaux font voile tous , les anvde son port ; et on en exporte des' bleds , en si grande quantité que bette partie du monde, promet de4 redevenir bientôt, comme au lepips.

dès Grecs et des Romains, le principal gre* mer de la Méditerranée.

Tcherkaz, près de l'embouchure du Don, dans la mer d'Àzof, n'est pas dans un état moins prospère.

fc Astrakan, aux bouches dû Volga, a obtenu des avantages égaux par le dernier traité avec la Perse , qui assure au pavillon russe la navigation exclusive de la mer Caspienne.

La navigation intérieure de la mer Blanche et de la Baltique, a la mer Caspienne et à la riier Noire , s est étendue au moyen'de canaux ' et de grands ouvrages, dont plusieurs se continuent.

Cirfq millions de roubles par an sont consacrés à 1 embellissement de Pétersbourg. Maintenant les trois quarts des maisons sont des palais de pierre; et la ville, en général, est devenue la plus magnifique du monde par ses édifices, ses quais, ses canaux, et par les eaux limpides de la majestueuse Neva.

Celte grande impulsion ne s'est pas bornée aux provinces d'Europe. La Sibérie même, à laquelle on a attaché une idée si effrayante, à raison de la rigueur insupportable que l'on suppose au climat , et de l'association, à ce nom redQulé , des images de la misère , et dessouf-

frances injustes, est devenue une contrée ferfile et productive , habitée par des colons volontaires , parmi lesquels on compte beaucoup d'étrangers. Non-seulement la ville deTobolsk, enrichie des productions du luxe de l'Europe et de l'Asie , voit s'accroître , tous les jours, les capitaux considérables qui répandent la civilisation autour d'elle ; mais IrkoutsE. aussi, quoiqu'à une distance de 3774. milles de Moscow , et à moins de 4oo milles de la frontière de la Chine, est aujourd'hui le siège d'un gouvernement aussi florissant qu'étendu.

Des communications sont ouvertes dans toutes les directions , même avec le Kamtschatka et le fort Saint-Pierre et Saint-Paul , à la distance ( par Okolsk, sur la mer Pacifique) de 8730 milles de Moscow (1).

On reèoit régulièrement les rapports de chaque gouvernement, et généralement ils ar~

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