‹ Puissance politique et militaire de la Russie en 1817;Chapitre 31 sur 65 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Les Passions qui suivaient les intérêts sauveraient la France, si Von ne détournait leur action.

Ainsi' les intérêts nouveaux , qui semblaient être le plus en opposition avec notre système de gouvernement, nesauraientavoirdeplus solides garanties que la légitimité, et les anciens intérêts d'autre sauve-garde que la Charte ; ainsi l'immense pluralité des intérêts partiels , est évidemment conforme à l'intérêt général ; ainsi» les passions qui, comme je l'ai déjà dit, ont leur source dans l'intérêt, loin de diviser les Français , devraient cimenter leur union et, contribuer par leur action puissaj^e à la délivrance de la patrie*

Quels obstacles s'opposent à cet heureux résultat? Quelle main invisible et perfide élève, entre les partis , un mur d'airain ? Quelle bouche empoisonnée souffle au cœur des Français la défiance et la discorde? C'est ce que je me propose d'examiner.

L'amour seul de la patrie pourra me soutenir dans cette pénible tâche , persuadé que je suis qu'il est impossible de proclamer la vérité la plus indifférente , de chercher à faire le moindre bien sans s'exposer à la haine , oh à la vengeance.

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