‹ Puits funéraires gallo-romains du Bernard, VendéeChapitre 10 sur 45 · Partie inférieure du puits · texte numérisé non relu

Partie inférieure du puits

La position de cette fosse, placée au sommet du plateau, là où la terre végétale et la terre plastique ont une épaisseur de 2'"70, força le puisatier gallo-romain à l'ouvrir dans la forme d'une large cuvette.

Cuvette ou dessus du puits.

— Elle fut <:omblée avec environ 2 mètres cubes de moellons calcaires , disposés en dix-sept ou dix-huit assises irrégulières, reliées entre elles par de la terre glaise. Ces assises avaient, à n'en pas

douter, pour couronnement, une calotte que le soc de la charrue avait fini par détruire peu à peu. Le fait nous a été affirmé par M. Charles Durand, fermier et propriétaire aux Grandes-Baillières , qui cultive ce champ depuis près de cinquante ans.

Aux pierres calcaires se joignaient, dans la cuvette, quelques blocs de cailloux, un casse-tête quartzeux pyriforme et poli comme les galets roulés, des tuiles à rebords, un culot pointu d'amphore, les débris d'un vase sigillé et de six autres en terre commune , dont trois à pâte rougeâtre , deux à couverte noire et un à teinte gris de fer.

Partie supérieure du puits. — Il n'y avait, dans les deux premiers mètres, que de la terre végétale rapportée. Des débris de tuiles à rebords et d'une amphore, l'anse d'un vase, un bois de cerf, une tête de renard, une tête de chèvre avec ses deux humérus, ses deux fémurs, deux des vertèbres cervicales et la moitié du coxal, s'étaient donné rendez-vous dans les deux mètres suivants.

Pavé, — Il se composait de pierres brutes généralement calcaires. Elles étaient disposées de manière à former au milieu une sorte de niche qui renfermait les fragments d'un humérus, du frontal et du pariétal d'un bœuf.

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