LE PALAIS DE LONGCHAMP A MARSEILLE
Des pêcheuses, accroupies près de la première marche, attendent, en causant, de pouvoir offrir des poissons, que deux enfants admirent avec étonnement, pour leur vivacité et leurs étincelantes couleurs. De la mer montent, vers les habitations, des esclaves qui portent les jarres d'huile et les amphores pleines de vin.
« Marseille, Porte de l'Orient » : Ce sera un navire, venant de Smyrne, de Stamboul, d'Alexandrie ou de Rhodes, qui se dirige vers le port. Le pont est garni de voyageurs de toutes nationalités et de tous rangs.
Une famille de riches Persans occupe le premier plan de la scène ; deux jeunes femmes de grande beauté sont accroupies sur des tapis d'Orient ; les enfants et une gazelle jouent ensemble.
Les hommes regardent les matelots qui amènent le pavillon ottoman, que va remplacer le pavillon fiançais.
Ailleurs, on prépare le débarquement des marchandises. Sur la dunette, des passagers contemplent curieusement le spectacle de l'animation de la rade, et cherchent, avec des longues-vues, à reconnaître les monuments, les phares et les fortifications, qui profilent leurs masses lointaines dans l'embrasement du soleil couchant. La genèse de cette composition présente de l'intérêt au point de vue de la psychologie artistique. Le peintre ayant adopté, entre