ET À
et } À court que le propode; les griffes A À auxiliaires font totalement défaut. Le
deuxième article coxal est à peu près
LFET
aussi long que les deux autres articles
coxaux ; il présente dorsalement une
Fig. #7. — Nymphon proceroides Bouv., ©. — La Fig. 48, — Nymphon proceroides ©. — Les trois 2 patte droite. Gr. 6 1/2. articles terminaux de la 2° patte droite. Gr. 16.
saillie subdistale sur laquelle je n'ai pu voir des orifices glandulaires. Cet article se dilate un peu de la base au sommet chez le mâle, très fort, et de manière à devenir piriforme chez la femelle (fig. 52), où d’ailleurs le fémur est beaucoup plus renflé que chez le mâle. I a un orifice sexuel sur toutes les pattes dans la femelle, et l'on voit, chez certains mâles, une rangée de saillies à pores cémentaires sur le bord ventral du fémur.
Le corps est dépourvu de pubescence, mais très finement granuleux ;
les pattes sont ciliées de quelques soies fort courtes.
Affinités. — Cette espèce se rapproche surtout du V.hamatum Hoek, qui s’en distingue d'ailleurs par ses yeux obsolètes, ses pinces beaucoup plus longues, plus arquées et plus fortes, ses pattes plus allongées et plus
grèles, ses palpes où l’article 2 est
\ À f il f À / À ï " ï y | ï / } Le = - Se ES Fig. 49. — Nymphon proceroides, Q. — La 2° patte Fig. 50. — Nymphon proceroides, Q. — Les 2° ct gauche à partir du 2 article coxal. Gr. 6 1/2. 3° articles coxaux avec l'orifice génital. Gr. 18 1/2.
beaucoup plus long que l’article 3; il rappelle le W. procerum Hoek par la dilatation (chez la femelle) du second article coxal; mais tous ses autres caractères l’éloignent de cette espèce. Le N. Aamatum en une espèce subantarctique trouvée parle « Challenger» dans les parages desiles Crozet, par 1 375-1 600 brasses. Le W. procerum fut également capturé par le
« Challenger » ; c’est une espèce abyssale trouvée à l’ouest de Valparaiso.
Genre Chætonymphon G. O0. Sars.
Le genre Chætonymphon se rattache étroitement aux Wymphon, dont ilse distingue par le corps trapu, la pilosité abondante et la brièveté relative des pinces des chélicères. Les 13 espèces qu'il renferme sont toutes localisées au voisinage des pôles et descendent rarement à des profondeurs un peu grandes; 8 d’entre elles sont antarctiques et caractérisées par leur tarse plus long que la moitié du propode; les 5 autres habitent les mers arctiques etse distinguent par leur tarse court, qui atteint au plus la moitié du propode.
Une espèce du premier groupe, le CA. brevicaudatun, a été recueillie par
les naturalistes du « Pourquoi Pas? ».
Chætonymphon brevicaudatum Miers.
1875. Nymphon brevicaudatum E.-J. Miers (1875"), p. 117.
1879, Wynphon brevicaudatum E.-J. Miers (1879), p. 200-214, PI. XE, fig. 8.
1879. Nymphon horridum R. Bühm (1879), p. 179, Taf EL fig. 3-3.
1881. Nymphon brevicaudatum P. P. CG. Hoek (18842), p.49, PL IV, fig. 12-13, et PI. V, fig. 1-5. (W. hispidum dans les planches).
1888. Nymphon brevicaudatum G. Pfelfer (1888), p. 41, 1889.
1902. Chætonymphon brevicaudatum K. Môbius (4902), p. 181, Taf. XX VI, fig. 1-6.
1908. Chaætonymphon brevicaudatum TV. V. Hodgson (1908), p. 172.
1910. Chætonymphon brevicaudatum E.-L. Bouvier (1940"), p. 178.
1911. Chætonymphon brevicaudatum E.-L. Bouvier (1944), p. 1138 (4944), p. 414.
Dragage n°0 IE : 26 décembre 1908 ; chenal de Roosen, au nord de l’île Casabianca; latitude sud 649 487, longitude ouest Paris 650 517; chalut IE, 129 mètres ; température de Peau sur le fond + 00,55 ; cailloux, roche, vase, grès verdätre. Deux exemplaires « brun pâle », lun mâle avec des œufs qui mesurent un peu plus d'un demi-millimètre (Omm,7), le second femelle (No 20).
Un exemplaire mâle (N°34), où je n'ai pu apercevoir les orifices sexuels.
Cette espèce est à la fois antaretique et subantarctique, d’ailleurs largement répandue, puisqu'on la connaît dans la province de Kerguelen (à Kerguelen d'après Miers, Bôhm, Hoek, Môbius, Bouvier) et dans la province de Magellan! Nouvelle-Géorgie (d'après Pfeffer, Bouvier), Orcades du Sud (d'après Hodgson)et ile Casabianca {d'après les recherches du « Pour-
À D ] I quoi Pas? »)|. Elle parait surtout commune à Kerguelen, où on la trouve sur le rivage et jusqu'à une profondeur de 450 mètres (Môbius); on Pa prise à 15 brasses aux Orcades du Sud.
Les trois exemplaires ci-dessus sont très normaux, avec leur céphalothorax concentré (long de 3mm,5), leurs pédoncules optiques columnaires et les longues soies raides qui s'élèvent sur les diverses parties de leur corps, notamment sur les pattes. Dans la femelle du N° 20, il ya
une épine denticulée de plus sur divers articles des ovigères.
Deuxième Famille, — PALLENIDÆ P. P. C. Hoëk.
Les Pallénidés sont voisins des Nymphonidés, ainsi que l'ont reconnu la plupart des auteurs, entre autres M. Loman (1998, 40), quis’estappliqué,
non sans succès, à bien mettre en évidence les caractères distinctifs des
deux genres principaux de cette famille : les Pallene Johnston et les Parapellene Carp. Les palpes font presque toujours défaut chez les Pallénidés, mais on en trouve encore des rudiments dans quelques espèces de Parapallene (longiceps Bühm, languida Woek) et de Pallene (dimorpha Hoek, valida Hassweall), de même que chez les mâles du genre Veopallene Dohrn. Ces rudiments se réduisent à un court bourgeon, sauf dans la Parapallene longiceps, où ils sont aussi longs que la trompe èt comptent deux articles, ainsi que j'ai pu le constater sur un exemplaire des collections du Muséum (19442, 11536). Les ovigères sont également un peu variables : d'ordinaire, ils ont une structure primitive et se composent de dix articles, avec épines différenciées et griffe terminale ; pourtant la griffe manque à tous les Pallene, sauf dimorpha Hoek, et à deux espèces de Parapallene Hongiceps? et lançguida) ; 1 n°4 a pas d’épines spéciales aux ovigères des Parapallene capra Loman et Grubei Hoek.
La famille comprend cinq genres : Parapallene Carp, Cordylochele G. 0. Sars, Pseudopallene Wilson, PalleneJohnstonet Veopallene Dohrn. Lestrois premiers se distinguent par l'absence de griffes auxiliaires, tandis que les deux autres en sont pourvus. Dans le genre Parapallene, les doigts des chélicères sont finement et régulièrement denticulés, comme dans Îles Nymphonidés, alors que les épines sont remplacées par de grosses dents souvent absentes chez les Cordylochele et Pseudopallene, les espèces de ce dernier genre ayant sur le corps, ordinairement aussi sur le scape des chélicèreset sur les pattes, une armature épineuse qui manqueaux genres précédents. Quant aux Pallene, elles se distinguent des Veopallene par leurs ovigères, qui sont presque toujours dépourvus de griffes et dont Îles épines spéciales sont obtuses au lieu d’être aiguës.
Ainsi comprise, la famille compte actuellement 31 espèces, dont 5 seulement sont antarctiques, la Pallene dimorphaWoek, et # espèces du genre Pseudo pallene. Le nombre desespèces aretiques est de 9.
Les trois espèces recueillies par le « Pourquoi Pas? » appartiennent toutes au genre Pseudopallene; deux d’entre elles n'étaient pas connues
jusqu'alors.
Genre Pseudopallene Wilson.
Ce genre est propre aux régions polaires ; des 6 espèces qui le représentent, 2 habitent les mers aretiques (P. spinipes Fab. et P. circularis Goodsir), les 4 autres sont antaretiques. A l'exception de la ?. australis Hodgson, ces dernières font partie des récoltes du « Pourquoi Pas ? ».
Les Pseudopallene sont très voisines des Cordylochele, qui comptent 3 espèces toutes arctiques. J'ai indiqué plus haut(p.96)les caractères essentiels qui différencient les deux genres ; il y aurait aussi, chez les Pseudopallene, des soies menues autour de la bouche, mais il ne m'a pas été possible d'observer ces formations spéciales.
Pseudopallene cornigera Môbius.
1902. Pseudopallene cornigera K. Môbius (1902), p. 18S6, Taf. XX VID, fig. 14-20. 1905. Cordylochele Turqueti E.-L. Bouvier (1905), p. 297. 1906. Cordylochele Turqueti E.-L. Bouvier (1906*), p. 18. 1906. Cordylochele Turqueti E.-L. Bouvier (1906), p. 35-39, fig. 7-1 1907. Pseudopallene cornigera T. V. Hodgson (1907*), p. 7, PI. L, fig. 3. 1911. Pseudopallene cornigera E.-L. Bouvier (1911?), p. 1138.
ei
Dragage n° XVII: 26 décembre 1909 ; Shetlands du Sud, ile du Roi-George, baie de l’'Amirauté ; latitude sud 620 12’, longitude ouest Paris 600 55”: chalut 1, 420 mètres; température de l’eau sur le fond + 00,3; vase, cailloux.
Un exemplaire « brun » sur le vivant (n° 734), aujourd’hui tout à fait décoloré. C'est un mâle parfaitement adulte, encore qu'il ne m'ait pas été possible d'y apercevoir les orifices sexuels, Vers le bout distal du long article desovigères (le cinquième), se trouve encore le manchon cémentaire qui réunissait les œufs, et des larves sont encore agrippées au manchon. Ces larves n’ont que deux paires de pattes bien développées, la troisième étant réduite encore à des bourgeons; les chélicères y sont puissantes; la trompe est réduite.
Cet exemplaire ressemble tout à fait à celui que j'ai désigné antérieurement sous le nom de Cordylochele Turqueli, notamment par sa trompe quiestcylhindrique dans la moitié basilaireetensuite franchementconique, par ses protubérances céphaliques peu divergentes, par son abdomen fran-
chement horizontal et par les saillies à peine indiquées de ses prolon-
Expédition Charcot. — Bouvier. — Pycnogonides du « Pourquoi Pas ? ». 13
gements coxaux ; la seule différence, c’est que les ovigères ne se terminent point par une petite griffe, mais par une épine denticulée. Il semble done bien que les deux exemplaires dus à M. Charcot se distinguent de l'espèce de M. Môbius. Pourtant ils ont avec elle les ressemblances les plus étroites, et je pense qu'il est sage de se rallier à l'opinion de M. Hodgson qui tend à identifier les deux formes. Toutefois, comme on vient de le voir, il s’en faut que cette identité soit absolue ; l'espèce ayantété capturée dans la province de Kerguelen (aux îles Bouvet, par 450 mètres, d’après M. Mübius), dans la province australasienne (entre 125 et #1 brasses d’après M. Hodgson), puis par les deux expéditions Charcot dans la province de Magellan (Port-Charcot et Shetlands du Sud), on peut croire qu'elle présente des variations assez importantes et que les exemplaires de la province magellanique sont notablement différents des autres.
En tout cas, je crois que cette espèce établit un passage très net entre les Pseudopallene et les Cordylochele et qu'il ne convient pas de distinguer les deux genres par la présence des soies buccales, car je n'ai pu
observer ces dernières dans les deux spécimens rapportés par M. Charcot.
Pseudopallene brachyura E.-L. Bouvier.
1911. Pseudopallene brachyura E.-L. Bouvier (19141?), p. 1138.
Dragage n° VI : 15 janvier 1909, entrée de la baie Marguerite, entre l’île Jenny et la terre Adélaïde ; chalut 1, 254 mètres ; température de l’eau sur le fond + 10,18 ; roche, gravier.
Un exemplaire femelle «Jaune päle » (N° 136).
Voici les dimensions de cet exemplaire :
Millim.
Longueur:de lastrompes Re CRC er eee 1,8 Diamètre maximum de la trompe (au milieu)................ 0,47 Bonsueur duACéPhAlOn PP TEE RE RP PRE 1527 Largeur du céphalon dans sa partie antérieure la plus large... 1,50 — AU COUT raie eme een ed ee Ce Me 0,44 Diameire duitubercule oculaire CR EEE 0,42 Éongueurtotale du/céphalothoram Pr Me eee 4,00
Largeur du céphalothorax dans la partie la plus étroite du
22 SESMENT ES Sole molette se miseie see cel e sec eme 0,97
Largeur du céphalothorax avec ses prolongements (2° seg- MENT): FN NOR ONE D ete ee ee ne 2,60
Longueur des coxæ de la 2e patte droite......... — du 22 art. coxal one — fémur Are — tibia = Nine — tibia? M PR ee
— tarse (fort court) avec le propode.......
— dela griffe
Millim.
2 0 00 PROD 5,40
La frompe (fig. 51)est un peu plus courte que le tronc; insérée oblique-
ment et ventralement en arrière du bord antérieur de la partie céphalique, elle s’étrangle notablement au niveau de son premier tiers, puis se dilate un peu et se rétrécit en cône terminal. Sa pointe buccale, très légèrement dilatée, porte quelques menues saillies mais ne semble pas ornée de soies.
Le céphalon (fig. 51, 52) est médiocrement allongé; il se dilate un peu au niveau du tubercule optique, afin de donner naissance aux ovi-
gères, puis vient un cou fort étroit et une région céphaliquetrès large qui se prolonge en dessus, de chaque côté, en une pointe dirigée obliquement en dehors. Le tubercule optique est, à sa
base, aussi large que le cou, peu élevé et large-
Fig. 51. — Pseudopallene brachyura Bouv., ©.— L'animal vu de dos avec les chélicères, les ovigères et la base des pattes.
Gr. 8.
ment obtus ; il porte quatre veux d'un noir rougeâtre bien séparés et
assez petits, les deux antérieurs étant d'ailleurs plusgrands que les autres.
Les segments du #ronc (fig.51,52) sont peu larges, nettementarticulés et
Fig. 52. — Pseudopallene brachyura, Q. — L'exemplaire de la figure précédente vu du côté gauche, avec les chélicères et la base des pattes. Gr. 16.
rétrécis en avant; leurs prolongements coxaux sont assez longs et séparés
par de grands intervalles; rétrécis à la base, ils se dilatent ensuite légère-
ment et se terminent par deux pointes, l’une située en avant, l’autre en arrière.
L'abdomen se réduit à une légère saillie subconique, d’où le nom de brachyura que j'attribue à l'espèce; il est à peu près vertical.
Le scape des chélicères (Mig. 51,52) n’atteint pas l'extrémité de la trompe ; ilse recourbe en dedans etse dilate assez fortement de la base au sommet. Les pinces sont relativement réduites, un peu plus courtes que le scape, et un peu moins larges que les parties terminales de ce dernier. À peu près droites, c'est-à-dire sans inflexion, elles se distinguent par leurs doigts qui sont dépourvus de dents et à peu près de la longueur de la portion palmaire. Le doigt mobile est grêle, peu arqué et porte une griffe aiguë ; le doigt fixe est beaucoup pluslarge, bien droit, et se termine sans griffe par un bout largement obtus.
Les ovigères (fig. 51,53) sont forts et assez courts; l’article 2 est plus
Pie long que le premier, et le troisième à peu près
f \ > de même longueur que les deux précédents réu-
hi | es nis ; l’article 4 dépasse d'environ un tiers la lon-
| | l | gueur du troisième et égale le suivant, mais
\ . il est arqué; les autres articles sont subégaux
\ LU € de et se réduisent de plus en plus en largeur. On
| \ < observe une saillie sur le bord de Particle 5.
À Les épines différenciées des quatre derniers n° à | articles portent des denticules nombreux, mais at 4 | peu saillants, qui prennent une forme linéaire
… | RE cn ,,. dans la partie terminale. L'état des ovigères ne
chyura, ®.— Ovigère gauche vu m'a pas permis de fixer le nombre des épines,
du côté ventral (Gr. 29) et deux ce épines plus grossies (153 qui paraissent assez nombreuses. Celle qui occupe le bout du dernier article ressemble à une grifle dentée.
Les pattes (fig. 54) sont remarquables par les deux fortes pointes distales deleur premier article coxal, par la forme et la dimension de l’article 2 qui se dilate régulièrement de la base au sommet, et qui égale presque en longueur la moitié du fémur. Ce dernier est très dilaté dans notre type qui
est une femelle, à peine plus long que le tibia 1, mais beaucoup plus
PYCNOGONIDES DU « POURQUOI PAS ?». IOI
court que le tibia 2.11 y a de fortes soies spiniformes sur le bord interne du tarse, qui est très court, et du propode, qui est normalement arqué: la griffe est presque aussi longue 7
que ce dernier article. Le deuxième article coxal (fig. bb) présente quelques faibles saillies coniques terminées parune courte soie raide ; des saillies plus réduites mais plus nombreuses et longitudinalement situées se trouvent sur les deux tibias, où elles se terminent aussi par de courtes soies; les
soies fémorales sont rares, plus
réduites et sans saillie basi-
Fig. 54. — Pseudopallene brachyura, ®. — La 2e
laire. palte gauche (on n’a pas figuré les soies du tarse et du propode). Gr. 6 1/2.
Les orifices sexuels, grands et ovalaires, se trouvent sur la face ventrale et presque à l'extrémité distale de tous les deuxièmes articles coxaux.
Affinités. — Cette espèce est voisine de la P. australis Hodgson (19072, 10, PI.T, fig. 2), capturée par la «Discovery » au large de la Barrière, latitude sud 78025", longitude est Greenwich 1850 39”, à 300 brasses de profondeur. Les caractères qui distinguent cette dernière espèce de la nôtre sont les suivants : 1° la trompe ne présente pas de rétrécissement dans sa moitié basilaire ; 20 la partie antérieure du céphalon est relativement beaucoup plus large: 30 l'abdomen est assez long. fusiforme et obliquement relevé; 49 les saillies terminales aiguës des prolongements coxaux et du premier article coxal sont beaucoup plus réduites; 50 la pince des chélicères est beaucoup plus large que le scape, et son doigt fixe se termine en pointe; 60 l’article 5 des ovigères est beaucoup plus long que le précédent, et les épines différenciées des quatre articles terminaux ne sont denticulées que dans leur moitié distale ; 70 l'article tibial 2 des pattes n’est pas plus long que le précédent. Les saillies sétifères des pattes sont
à peu près distribuées de même dans les deux espèces.
Pseudopallene cristata E.-L. Bouvier.
1911. Pseudopallene cristata E.-L. Bouvier (1914°), p. 1138.
Dragage n° V : 29 décembre 1908; chenal Peltier, entre l’ilot Goetschy et l'ile Doumer ; chalut If, 92 mètres ; température de l’eau sur le fond —00, 1:
: vase grise, gravier.
Un exemplaire mâle « brunâtre » (N9 45) ; un autre mâle « jaune foncé » avec des œufs (No 47).
Dragage n° VIT: 16 janvier 1909; près de la Terre Alexandre ; chalut 1, 250 mètres; température de l’eau sur le fond — 10,6 ; roche.
Un exemplaire mâle « jaune sale » avec des larves (N° 158). Voici les
dimensions de ce dernier exemplaire :
Millim.
Longueur def trompe PR TETE RE Deere ee 2,6 Diamètre dela trompe à /SANDASE PTE Re rer 0,7 Longueur du céphalon..... ER SE 000 Stone slt Largeur du céphalon dans sa partie antérieure la plus large.. 1,9 — — AL COUR on D Br Ne ENT ER ea lee 0,9 Diamètre du tubercule "oculaire RE 0,4 Longueur totale du céphalothonax ete rec nr hi Largeur du céphalothorax dans la partie étroile du 2e segment. 1,5 Largeur du céphalothorax avec les prolongements latéraux (2 serment) scssaravererae eee OT OO CCE 32 Longueur. denl'abdomens 2 Re eee te 1,3 — desicoxæ dela 2°/palte droite". 4 — dur2tartclecoxa PESTE CE ER CE cer 2 — dUMÉÉMUL SR AR NE ee ec eo de HE NRICE 5,3 — AUDI AE A ee à a EN PEUR 4,8 AUitiDA 2 PE EE ine ne ctae a ee DU MEL CCR 5,5 — duitarse avectle/propodett. remercie 159 — déflaeniles res ose RAT DCE CEr 173
Latrompe(fig.55)estlongue et atteintle milieudesdoigtsdeschélicères ; elle se rétrécitun peu depuis la base dans son premier tiers, beaucoup plus ensuite et régulièrement pour se terminer en un bord étroit et obtus, de teinte brunâtre, qui m'a semblé dépourvu de soies.
Le céphalon (fig.55, 56) esthbeaucoup plus large que long à cause du grand développementdesa partie antérieure quisecompose,comme d'ordinaire,de deux lobes ; chacun de ces derniers se prolonge en une courte pointe dor-
sale. Le cou est un simple étranglement, d’ailleurs profond ; en arrière, le
céphalon se dilate un peu et porte le tubercule oculaire, qui est un mamelon arrondi au sommet. Les veux sont noirs et assez grands, surtout ceux de la paire antérieure ; des intervalles très nets les séparent.
Les segmentsdu#ronc (fig. 55,56)sontarticulés entre eux etdorsalement saillants, surtout au bord postérieur, où ils s'élèvent en une forte et large pointe inclinée en arrière. Les prolongements coxaux sont presque conligus, étranglés à la base et à peine aussi longs que la largeur de Particle ; sur chacun de leurs angles dorsaux externes s'élèvent une ou deux épines recourbées en dehors et semblables à celles que nous trouverons en abondance sur les pattes.
L'abdomen (g. 5, 56) est assez
long, fusiforme et notablement
relevé.
Fig. 55. — Pseudopallene crislala Bouv. — Un Fig. 56. — Pseudopallene cristala. — Un © vu du exemplaire © vu de dos avec les chélicères et côté gauche, avec la chélicère correspondante. la base des pattes. Gr. 8. Gris
Le scapedeschélicères (ig.55,56)estpeuinfléchi, assezétroit dans sa partiebasilaire,ensuitebien pluslarge et subeylindrique. Lespinces, peu puissantese{sans grande inflexion, présentent à peu près la longueur du scape; assez étroites à la base, elles offrent leur largeur maxima un peu avant la base des doigts; ces derniers ont à peu près la longueur de la portion palmaire; leurs bords internes sont incurvés; leur pointe brune est subaiguë ; le doigtmobile est légèrement arqué, le doigtfixe presque droit. Il y a quelques faibles denticules sur la face dorsale du scape des chéli- CÈres:
Les ovigères(lig. 57) sonttrès remarquables par la longueur et la forme de
leur cinquième article, qui est aussilong que les quatre précédents réunis, gréleetbacilliforme dans toute son étendue, saufà sa partie distale,oùil s’élargit brusquementet porte en outre une sphérule sur sa face externe. Le premier article est très court; le
deuxième notablement moins: le
= << f| \ A ; tr = | [A t 4 ] ES V4 UE | | { ( KE LU.
Fig. 57. — Pseudopallene cristata, ©. — Ovigère Fig. 58. — Pseudopallene cristata, S.— Extrémité du côté droit, vu par la face dorsale. Gr. d'un ovigère (Gr. 34)et trois de ses épines plus
4 1/2. grossies. Gr. 153.
troisième à peu près aussi long que les deux précédents réunis, mais plus court que le quatrième, qui est arqué en sens inverse; les cinq derniers articles sont subégaux (fig. 58). Les épines différenciées ont un bout obtus et portent très peu de denticules ou pas du tout, comme on l'observe notamment sur celles des septième et huitième articles; à l’extrémilé distale obtuse du dixièmearticle j'ai observé une très légère spinule dans le spécimen dont j'ai fait une étude approfondie. Dans cet exemplaire, les épines denticulées des articles 7, 8,9 et 10 étaient au nombre de 13 10 9
Les pattes (fig. 59) sont tout à faitremarquables par leurs épines serrées, fortes et recourbées en dehors: sur le fémur et les deux tibias, ces épines se groupent en quatre rangées longitudinales : deux dorsales, une en avant, l'autre en arrière ; il y a en outre une rangée ventrale d’épines beaucoup pluspetites ; surle fémur, la rangée dorsale antérieure est incomplètement développée. Il y a simplement deux rangées latérales sur les articles
coxaux, etencore ne sont-elles bien développées que sur les deux pre-
PYCNOGONIDES DU « POURQUOI PAS ? ». 105 miers articles, pourtant une faible série ventrale est manifestement diffé renciée sur le deuxième. Il va quelques spinules sur la face dorsale du tarse et du propode, des soies spiniformes sur le bord interne de ces deux articles. La griffe est presque aussi longue que le propode, qui est d’ailleurs assez court. Le fémur et le tibia 2 sont à peu près de même longueur et notablementplus longs que letibiaT.
Le deuxième article coxal est un peu plus long que les deux autresréunis ; sur sa face dorsale plane s'élève, à la naissance du tiers distal, un tubercule obtus probablement glandulaire. Les orifices sexuels, très difficiles à apercevoir, m'ont paru localisés sur les deux paires de pattes postérieures, où ils occupent ventralement le bord distal de l’article. Diamètre des œufs, 300 ».
Affinités. — Par le revêtement épineux
de ses appendices, sa crête dorsale, la
forme du corps et la nature du tubercule Fig. 59. — Pseudopallene cristata, © ‘ — La 2° patte droite. Gr. 6 1/2
optique, cette espèce présente des affinités étroites avec la P. circularis Goodsir, des mers boréales, excellemment décrite et figurée par M. G. O. Sars (14891, 38, PL. IE, fig. 3). Mais elle s'en distingue au premier abord par sa trompe eflilée {et non subeylindrique), les doigts inermes de ses pinces et par ses tubercules dorsaux, qui sont bien plus élevés et d’ailleurs indivises. Les ovigères des mâles
de notre espèce sont en outre très particuliers.
Troisième famille. — PHOXICHILIDIIDÆ.
Les Phoxichilidiidés sont d'ordinaire éloignés des deux familles qui précèdent, et M. Loman (1908, à l'exemple de M. Hoek(Voir plus haut, p.40 les place même dans une série différente. Ils me paraissent présenter
l'allure spéciale et tous les caractères essentiels des Nymphonomorphes,
Expédition Charcot. — Bouvier. — Pyenogonides du « Pourquoi Pas ? ». 1%
mais c'est à tort que je les ai considérés (49104, 31; 1914€, 350) comme issus des Pallénidés, car leurs chélicères ont assez fréquemment un scape de deux articles, et ce caractère ancestral fait défaut à tous les Nymphonidés et Pallénidés actuellement connus. En fait, les Phoxichilididés, avec les Phoxichilidés qui leur font suite, constituent dans les Nvmphonomorphes un rameau parallèle à celui des Nymphonidés-Pallénidés, etils se rattachent à la même forme primitive. La ressemblance avec les Pallénidés est très grande (palpes rudimentaires ou nuls, ovigères sans griffe ni épines comme chez certains Pallénidés), mais elle provient d'une évolution analogue, non d'une filiation entre les deux familles. Au surplus, ilest un caractère structural qui permet de distinguer au premier abord les Phoxichilidiidés, c’est la position du tubereule oculaire qui se trouve en avant du milieu du céphalon au lieu d’être, comme de coutume, situé en arrière; ce caractère est le seul qui permette à coup sûr de distinguer la famille, mais il est le résultat d’une adaptation secondaire et ne peut suflire pour éloigner les Phoxichilidiidés de l'ensemble des autres Nymphonomorphes.
M. Loman (1908, 63-65) à justement insisté sur l'importance et les variations des ovigères dans cette famille, où ils sont d’ailleurs toujours dépourvus d’'épines spéciales et de griffes : ils se composent de dix articles bien distincts dans les Pallenopsis Wilson, genre primitif, où le scape des chélicères comprend deux articles parfois soudés etoù les palpes existent encore à l’état de rudiments:; dansles Æigona Loman, qui sont des Pallenopsis à scape simple et sans palpes, on trouve déjà plusieurs articles concrescents aux ovigères de la femelle; les ovigères manquent chez la femelle dans les trois autres genres, qui constituent le reste de la famille, ceux du mäle comprenant six articles dans les Aroplodactylus Wilson et les ÆZalosoma? Cole, et cinq seulement chez les Phoxichilidiun Edwards, qui nous présentent le terme de l'évolution chez les Phoxichilididés., Il va sans dire que ces trois derniers genres sont dépourvus de palpes et que le scape de leurs chélicères n'est pas articulé.
La famille comprend actuellement 49 espèces, dont 5arctiques et 9antarcetiques. Ces dernières appartiennent aux genres Pallenopsis et Anoplodac-
lylus, dont un seul est représenté dans les récoltes du « Pourquoi Pas ? ».
Genre Pallenopsis Wilson.
Avec leurs chélicères dont le scape a deux articles parfois soudés, avec leurs palpes rudimentaires, leurs ovigères de 10 articles dans les deux sexes et leur corps nettement segmenté, les Pallenopsis se placent à la base de la famille ; elles doivent se rattacher aux formes ancestrales problablement éteintes dont les chélicères avaient un scape biarticulé.
Le genre comprend 20 espèces, les unes sublittorales, les autres répandues à des profondeurs diverses et même abyssales, Deux seulement sontarctiques, tandis qu'on en connait 7 dans les régions avoisinant le pôle austral (/uminensis Kr., pilosa Hodgson, v{losa Hodgson, lanataWodgson, hiemalis Hodgson, patagonica Moek, glabra Môbius, #acronyr Bouvier),
dont trois ont été recueillies par le « Pourquoi Pas? ».
Pallenopsis pilosa Iloek.
ISS1. Phoxichilidium pilosum P. P.C. Hoek. (4884*), p. 90, PI. XIII, fig. 10-13. ISS3. Patllenopsis pilosa P. P. C. Hoek (1883), p. 9.
1907. Pallenopsis pilosa T. V. Hodgson (4907*), p. 15, PI. IL, fig. 2.
1911. Pallenopsis pilosa E.-L. Bouvier (4944), p. 1139.
Dragage n9 VIF: 15 janvier 1909, entrée de la baie Marguerite, entre l'ile Jenny et la Terre Adélaïde; chalut 1, 254 mètres; température de l'eau sur le fond + 10,18: roche, gravier.
Un jeune exemplaire « jaune pâle », dont le céphalothorax atteint à peine 3 millimètres de longueur (N°0 136). Les ovigères n'existent pas encore, même à l’état de bourgeon : le large tubercule oculaire forme une colonne assez haute, qui, au-dessus des veux, s'élève en un puissant cône aigu séparé du sommet de la colonne, à droite et à gauche, par une légère échancrure, L'abdomen est très fortement relevé.
Dragage n° VIT: 16 janvier 1909, près de la Terre Alexandre Ie ; chalut 1, 250 mètres; température de l'eau sur le fond + 10,6; roche.
Une femelle adulte, de couleur brune surle vivant (N° 156); le céphalothorax mesure 6mm,5 et l'abdomen # millimètres, c'est-à-dire un peu plus que le tronc. Le haut tubereule oculaire (fig. 60) s'élève en un cône régulier, sans échancrure aucune, de la base au sommet, qui est nettement
obtus. L'abdomen est dans le prolongement de l'axe du corps.
Dragage n°9 X : 22 Janvier 1909,
lut 1, 297 mètres
pres de Ta
Terre Alexandre I: cha-
;: température de l'eau sur le fond + 09,6: roche, vase
bleue. -
Une femelle de même taille et de même coloration que la précédente, mais le tubercule oculaire, très évasé à Ja base,
devient presque une colonne jusqu'au-dessus
des yeux, après quoi il se continue par une
saillie arrondie qui présente au sommet une
Fig. 60. — Pallenopsis pilosa, Q.— Partie antérieure du céphalon avec les appendices du côté auche et la trompe. Gr. 6 1/2.
avec un léger mucron. L'abdomen No 283).
Comme on vient de le voir, les
cicatrice est très légèrement relevé (N variations des tubercules oculaires et de l'abdomen sont assez grandes dans ces exemplaires, qui, d'ailleurs, par tous leurs autres caractères, se rapportent manifestement à espèce de M. Hoek. Il y a sûrement d'autres variations, car, d'après M. Hodgson, le fémur et le tibia [ sont de longueur égale dans les spécimens de la « Discovery », alors que le second de ces articles est
notablement plus court que
Né) l'autre dans nos exemplaires USA) ) : à RECU :
- VA {is SEUT 4 (fig. 61). D'après le même ZILIE Ki / / 25; 9 PES LE ee" [ PE | auteur, le scape des chélicères LE D,” e CF | . 5 .
A LPS SAS est long et formé d'un seul es — FF æ À ; lt à Thé vi article, mais il présente du RS S— { st H bu Lu ‘ôté dorsal slaroisse I À côté dorsal un eélargissemen PT È ‘3 submédian qui indique la fu- Æ À #7 sion possible de deux ar- / FR À) ) y LT 2 S/ le Ir 111, PAL f . 4 Re A 1e .
1 <XT “ re RÉ ticles ; IHoek n'a point HT signalé cette fusion et, dans Fig. 61. — Pallenopsis pilosa, Q. — La % patte gauche. [Je texte comme dans les
ne figures, signale deux articles indépendants; nos exemplaires (fig. 60) tiennent le milieu entre ceux qui précèdent, les deux articles y sont encore distincts, mais leur ankylose esttotale, encore que la ligne de suture apparaisse fort nette, sur-
montée dorsalement par la saillie qu ‘avait décrite M. IHodgson.
PYCNOGONIDES DU « POURQUOI PAS? ». 109 Cette espèce avait été capturée par le «Challenger » dansles profondeurs subantaretiques, en province australasienne, sur fond de 1600 brasses, en province africaine par 1 950 brasses. C'est également dans cette dernière province, mais dans la merde Ross,en pleine zone antaretique, que la «Discovery » l'a retrouvée par 300 brasses de profondeur. Le « Pourquoi Pas?» ayant réussi à la prendre dans les eaux antarctiques de la province de Magellan, on peut conclure que l'espèce est pour le moins partout répandue dans les océans du Sud.
La P. pilosa est évidemment très voisine d'une autre espèce de la « Discovery », la P. villosa Hodgson (19072, 13, PL. IL, fig. 91), qui s'en distingue d'ailleurs par ses pinces, dont les doigts ne sont pas courts el contigus, mais longs, courbes et largement écartés, par son tubereule oculaire en colonne inclinée en avant, par ses ovigères dont Particle 6 est plus court que l'article 5 au lieu d'être moins allongé. Dans la P. lose,
les deux articles du scape des chélicères sont bien distincts.
Pallenopsis glabra Môbius.
1902. Pallenopsis glabra K. Môübius (1902), p. 184, Taf. XXVIL, fig. 1-6. 1907. Pallenopsis glabra T. V. Hodgson (1907*), p. 11. 1911. Pallenopsis glabra E.-L. Bouvier (4944), p. 1139.
Dragage n° VIL: 16 janvier 1909; près de la Terre Alexandre-fer; chalutt, 250 mètres ; température de l’eau sur le fond + 19,6; roche.
Un exemplaire (N° 157) « jaune sale », dont le céphalothorax mesure à peu près 6 millimètres de longueur. Les ovigères y sont incomplètement développés, et je n'ai pu apercevoir les orifices sexuels. Cest presque certainement un mâle.
Dragage n9 VII : 20 janvier 1909; baie Marguerite: chalut 1, 200 mètres ; température de l'eau sur le fond + 10,18; roche, gravier, vase.
Quatre exemplaires (Nos 182 et 183) « jaune brunätre » : une femelle dont le céphalothorax mesure 12mm 5 ef {rois mâles immatures où la même région du corps atteint environ 8 millimètres ; Pabdomen en massue n'est pas toujours nettement relevé, mais toujours s'incurve vers le bas:
dans le grand exemplaire, la pointe du cône supra-oculaire est obtuse.
Dragage n° X : 25 janvier 1909, près de la Terre Alexandre-[er; chalut 1, 297 mètres; température de l'eau sur le fond + 00,6; roche, vase bleue.
Un mâle «brun » (N° 282), dont le céphalothorax mesure 9 millimètres. Le cône supra-oculaire estsurbaissé etun peu obtus ; les orifices sexuels sont absents et les ovigères incomplètement développés.
Je rapporte les exemplaires précédents à l'espèce décrite par M. Vies car ils en présentent à peu près tousles caractères, entre autres : mèmes dimensions relalives dans les diverses parties du corps, égalité du fémur et du tibia 2 chez la femelle, longueur un peu plus grande de ce dernier article dans le mâle, forme de l'abdomen qui est en massue et recourbé vers le bas, structure fort typique du doigt mobile des pinces qui se prolonge en une saillie externe à la base de sa griffe, petites protubérances éparses sur les téguments (notamment sur les pattes) et qui servent de base à des soiesinégalestoujourspeuallongées,ete. Pourtant jedois signaler
deux différences importantes, Pune relative au scape des chélicères el
= l'autre à la structure des ovigères. M. Mô-
F À ‘ 3 bius décrit et figure les deux articles du
À j | scape comme bien distincts, alors qu'ils
Ÿ où CS sont complète -
$ | j A) { ment fusionnés
l À : ; S danslesexemplai-
\ | res précédents,
' : où le seul reste
% j de leur articula-
Fig. 62. — Pallenopsis glabra. — Fig. 63. — Pallenopsis glabra. — On primitive est Chélicéres et tubercule oculaire Chélicère gauche et tubercule ocu- Te
d'un immature, face dorsale. laire vus de côté dans unimme- Un coude légère-
Gr10: ture. Gr: 6.
ment renflé, Île plus souvent sans trace de suture (fig. 62, 65). Quant aux ovigères, ils
ne sont bien développés que chez la femelle (fig. 64), où leurs articles
présentent à peu près les longueurs relatives suivantes: 1025 99 —3—9%5— 9 11 1 = 11 es articles et 8" étant coalescents
el séparés par un simple sillon, alors qu'ils sont représentés libres dans la figure 3 de M. Môbius. Je ne crois pas que ces différences
soient suflisantes pour caractériser une espèce ; elles me paraissent
individuelles et peut-être dues à Pâge différent des spécimens. En effet,
la P. glabra est certainement une espèce d'assez grande lulle, car, mal-
oré leur dimension respectable, tous les CN, : DEV Te : ES | exemplaires que je tiens pour des mâles se À . ue = XL sont immatures, sans orilices sexuels ap- A | ? j j f ; | 4 LE ——" À À NN 7 #7 if F de ES YA | VE 7 RC ZA Éd Fr Fi % l Ÿ VE , \ 1 SÆ \ Æ Ÿ À { | Jar mn A | < Î ( ( SR { ne “d es Es DE | UT # LE — Er Fig. 64. — Pallenopsis glabra, ©. — Ovigère droit. Gr. 11 1/2. Fis. 65. -- Pallenopsis glabra. — Ovigère d'un iminature. Gr. 15.
parents et avec des ovigères courts où tous les articles sont soudés à partir du sixième (fig. 65).
Les deux exemplaires de la « Discovery » que M. Hodgson rapporte à cette espèce me paraissent bien plus différents des types de Môbius, surtout à cause de la structure de leurs pattes, dont le fémur est beaucoup plus court que le tibia: mais il est presque certain que les mesures de M. Hodgson ont été prises sur un mâle.
La P. glabra fut capturée par la «€ Valdivia » dans la province de Magellan, à l’ouestdesiles Bouvet, par 4#50mètres de profondeur. Les exemplaires de la « Discovery » sont au contraire de la province australasienne (Winter Quarters) et se trouvaient par 5-20 brasses de profondeur. Ceux du « Pourquoi Pas? » appartiennent, comme les premiers, à la provincede Magellan. L'espèce paraît essentiellemeut antarctique : il y a lieu de croire qu'elle existe aussi dans la province de Kerguelen.
Comme l'a fait remarquer M. Môbius, la ?. glabra est voisine de la P. fluminensis Kr.etde la P. forficifer Wilson, mais elle me parait se rapprocher surtout de la ?. Tritoni Hoek (1885), qui est, avec la P. plumipes Mein., la seule Pallenopsis des régions boréales de Atlantique. D'ailleurs,
la P. Trioni a le corps très robuste, des yeux fort réduits et semble
dépourvue de saillie sur le doigt mobile des pinces.
Pallenopsis macronyx E.-L. Bouvier.
[911 Pallenopsis macronyr E.-L. Bouvier (4944"), p. 1139.
Dragage n0XVIT:26 décembre 1909; Shetlands du Sud,île du Roi-George, milieu de la baie de l'Amirauté ; latitude sud 62012’, longitude ouest Paris 609 557; chalut 1, 420 mètres, température de l’eau sur le fond + 00,3: vase, cailloux.
Deux très Jeunes exemplaires (N9 724) trouvés sous la face ventrale du Nymphon stylops (Voir plus haut, p. 73).
Trois mâles (N9 729) d'un « brun sale » et chargés de jeunes munis presque tous de leurs huit pattes.
Treize exemplaires (N0 750), la plupart des femelles, tous d’un « brun Jaunâtre »: certains mâles avec des œufs. Une vingtaine de jeunes, les uns quelque peu plus grands que ceux portés par les males du N0729, les autres, plus nombreux, avant déjà des bourgeons ovigères et un céphalothorax de # à » millimètres. Tous ces exemplaires étaient d'un «<blane jaunâtre » (N9731). Des Cirrhipèdeset des Mollusques gastéropodes sont fixés sur beaucoup d'exemplaires; en outre un jeune trouvé par M. Kœbhler sur un Lophaster nov. sp. étiqueté 716.
On trouvera plus loin (p. 113) les dimensions de deux exemplaires adultes : une grande femelle et un mâle ovigère.
Cette espèce à des téguments coriaces très flexibles et presque partout recouverts d'une infinité de poils très courts, à peine perceptibles, qui retiennent facilement la vase. Elle a en outre des soies caractéristiques, que nous étudierons plus loin.
La /rompe (ig. 66, 67) est insérée sous la partie antérieure du céphalon et se dirige un peu obliquement en avant, cachée presque tout à fait par le scape des chélicères. Elle est à peu près de la longueur du céphalon, eylindrique jusqu'au delà du milieu, ensuite un peu plus étroite; son bout est arrondi.
Le céphalon ig. 66, 67, 68) présente sa partie la plus étroite à l'attache des prolongements coxaux antérieurs, qui sont presque appliqués contre ses bords: il se dilate ensuile assez régulièrement et atteint en
avant sa largeur la plus grande, qui est à peu près égale à sa longueur, | =) D ë
Diamètre.
Longueur de rte Largeur du céphalon dans sa partie antérieure la plus
ee iotals du ne AE DE Largeur du céphalothorax dans la partie étroite du 2e segment Largeur du céphalothorax avec les prolongements laté- TAUX MS SMEND) eee eee ce EU Longueur de l'abdomen du scape des chélicères..........
un peu en arrière de son bord antérieur arrondi le tubercule optique qui est
vertical, se dilate un peu dans la
Fig. 66. — Pallenopsis macronyx Bouv., 9. — Fig. 67. — Pallenopsis macronyr, ©, immature, — Exemplaire vu du côté dorsal avee les chéli- Exemplaire vu du côté dorsal avec les chélicères cères et la base des pattes. Gr. 4 1/2. et la base des pattes. Gr. 6 1/2.
région des yeux, puis se termine par un petit dôme mucroné, IPest plus haut que large. Les veux sont bien séparés, et les antérieurs un peu
Expédition Charcot. — Bouvier. — Pycnogonides du « Pourquoi Pas ? ». 15
plus grands que les postérieurs. Il y a quelques soies raides près du bord antérieur du céphalon.
Le tronc (fig. 66, 67, 68) est robuste et nettement articulé; ses trois segments antérieurs s’élargissent un peu en arrière, où ils présentent une paire de saillies larges, mais peu hautes, qui portent un faisceau de soies raides; le segment postérieur est plus étroit ; il porte en avant de l'abdomen deux groupes de deux ou trois soies. Les prolongements coxaux sont aussi longs, où un peu plus, que la largeur de leur propre segment; ils se dilatent notablement de la base au sommet, où ils présentent une bordure de soiïes raides; les deux prolongements moyens sont latéraux ; le prolongement antérieur est presque contigu au céphalon, et le prolongement postérieur s'applique contre l'abdomen. Les prolonsements sont un peu séparés les uns des autres.
L'abdomen est à peu près de la longueur du tronc, un peu recourbé et infléchi vers le bas: il se dilate régulièrement jusqu'à la naissance de son tiers terminal, après quoi il se rétrécit un peu pour
se terminer en un bout
arrondi ou faiblement
Fig. 68. — l'allenopsis macronyr, @. — Animal vu du côté gauche avee la chélicère, le rudiment de palpe et l'ovigère correspondants. Gr. 5 1/2.
échancré : il est orné de quelques soies raides.
Le scape des chélicères (ig. 66, 67, 68) est subeylindrique, garni dorsalement de soies raides assez nombreuses et formé de deux articles séparés par une ligne suturale; le second article est légèrement plus court que le premier et s'incline en peu plus vers le bas. Les pinces se dirigent en bas el un peu en arrière ; elles sont à peu près aussi longues que le dernier article du scape, mais un peu moins larges. Leur portion ovoide se termine par des doigts sensiblement plus longs, grêles, aigus, fort arqués et écartés, d'ailleurs complètement inermes ; il y a quelques pelites soies raides sur la portion palmaire, à la base du doigt mobile.
Les palpes Hg. 68) sont représentés par un bourgeon inarticulé assez fort, mais plus long que large.
PYCNOGONTDES DUr« POURQUOI PAS 2». I15 Les ovigères de la femelle (fig. 69) s'atténuent assez régulièrement de la base au sommet, les quatre derniers articles étant fort étroits: la
longueur respective de leurs dix articles peut être approximativement
représentée du premier au dixième par les nombres : 2 453 6 T—2 — 2 —11/2—11j2;il y a .
quelques menues soies raides sur le | LS ri SE } Dre } Se —— | | (re | F jy ; de \ = CH N À \ à | à 1} 1 Ÿ / 1 À t à \ \ 14 / | \ / =, ns / j > X N æ / | | mi 4 \ ) { | | Ne \ \ | } | À N | \ V \ \ F \ 1] V \ — ( 4 Ne | À \ ] Le = À + à 7 net D Fig. 69. — Pallenopsis macronyx, Q. — Ovigère Fig. 70. — Pallenopsis macronyr, S. — Ovigère gauche. Gr. 11 1/2. droit. Gr. 41 472.
dernier article. — Les ovigères du male (fig. 70) sont assez différents,
d'abord par les dimensions respectives de leurs articles : 11/2 — 4 —
31/2 —6 — 7 3—3— 3— 2— | 1/2, ensuite par la forme de ces derniers; les trois premiers articles se développent en une courbe et les deux suivants en une courbe opposée:les autres sont moins grêles que dans la femelle : le dixième est lancéolé, muni d'une petite pointe, et, sur son bord interne, de quelques soies raides; il y a aussi quelques soies sur les articles précédents.
Les patles (fig. 71) sont relativement courtes et fortes; leurs articles coxaux se dilatent de la base au sommet, le deuxième étant un peu plus long que le troisième et presque deux fois plus que le premier. Des trois articles suivants, le fémur est le plus long et aussi le plus fort, surtout chez la femelle; le tibia Test plus court, le tibia 2 l’est davantage. Ce dernier article est muni dorsalement de fortes soies spiniformes qui constituent trois rangées longitudinales contiguës et peu régulières: il + a de chaque côté, et aussi sur la face ventrale, une rangée de soies semblables
et, entre ces rangées, quelques autres soies plus petites et éparses. Le
tibia | présente une disposition semblable, mais la rangée ventrale est remplacée par trois séries peu régulières de soies plus réduites. Sur le
fémur, les soies sont petites et moins
/, . . . * LA LE régulièrement distribuées. Il + a une EE RSS. : Re W PAPAS K bordure de fortes soies spiniformes | 4 1é 4 \ \ “— LR 0 W 1 NS sur le bord antérieur de cet article et W Lo \ des suivants. Au tarse très court fait \ / à V2 ( 1 Me me Nes s Loi \ y LS suite un assez grand propode légère- \ Nas \ r k = NE \. + ment arqué, beaucoup plus étroit au Ÿ 4 N Ÿ , NUS ST Où, sommet qu'à la base et comprimé sur = D +. : :
SN les flancs. Ces derniers sont nus, Va % mais le côté dorsal est garni d’un : J 4 R . . . CERN, 2 revétement de petites soies raides, le Pi: £ < ne es Lee É bord ventral d'une dizaine d'épines Fig. 71. — Pallenopsis macronyr, ©. semblables aux soies spiniformes des
La 3° patte droite. Gr. 1.
pattes, mais plus fortes; il y a un
groupe des mêmes épines sur la face interne du tarse. La griffe terminale est aussi longue que les deux articles précédents réunis, d'où le nom de #acronyr donné à l'animal; elle est assez étroite et un peu arquée.
Les orifices sexuels du mâle sont ronds et situés sur une légère saillie ventrale, à une faible distance de l'extrémité distale de la deuxième coxa des pattes des deux paires postérieures; une saillie et un orifice analogues se trouvent ventralement au milieu du fémur de toutes les pattes (fig. 71). Ces formations fémorales n'existent pas dans la femelle, qui présente d’ailleurs, comme le mâle, une légère protubérance sur le milieu du dos de la deuxième coxa de toutes les pattes. Les grands orifices sexuels de la femelle se trouvent à peu près à la même place que ceux du mâle, mais sur toutes les pattes. Les œufs ont un diamätre de 600 ».
Attachés aux ovigères de certains mâles, on trouve des jeunes à divers stades. Les plus avancés (fig. 72) ont une trompe presque verticale, légèrement rétrécie au milieu et ventralement située; les pinces sont déjà normales, avec le doigtmobile un peu plus large que l’autre ; l'abdomen est
largement ovoide: le tronc estarticulé, disciforme, avec des prolongements
coxaux contigus ; le céphalon est très large avec un lubercule optique
dépourvu d'yeux. Les pattes (fig. 73) sont particulièrementremarquables,
avec leurs coxæ courtes et subégales, leur fémur un 7
peu plus court que la totalité des coxæ, leurs deux FETE A arlicles ibiaux de longueur un peu moindre et leur A à propode courbé, qui est aussi long que ces deux der- jo. | niers articles réunis; la griffe, très arquée, est plus PNEU courte que le propode, sans griffes auxiliaires. Les A 2 soies spiniformes sont très peu développées. La ta longueur totale, depuis le bord antérieur du céphalon
jusqu'à l'extrémité de l'abdomen, est de 1mm,7, DATES Hd
jeune exemplaire avec
ses chélicères. Gr, 23.
Les immatures libres du N°0731 sont encore discoïdes avec prolongements coxaux contigus, mais leurs pattes se rapprochent davantage de celles de l'adulte ; certains sont encore aveugles, mais beaucoup ont déjà des veux qui sont grands et en contact.
- Affinités. — Cette espèce ressemble à la P brevidiqitata Môbius (1902,