‹ Pycnogonides du "Pourquoi pas?Chapitre 11 sur 17 · PR · texte numérisé non relu

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/ \ | ET LL "4 / PE D — | SX —< / | h il RE [ AA / - S |'EtRr TO K / Ya, \ | | S È LS (| = JL . + QU ne Fig. 73. — Pallenopsis macronyr, — Patte d'un très jeune exemplaire. Gr. 36.

185, Taf. XXVIL, fig. 7-13), par ses propodes dépourvus de griffes auxiliaires et par ses griffes principales très longues ; mais elle en diffère par tous les autres caractères, notamment par son corps bien plus condensé, ses pattes bien plus courtes, son large céphalothorax, et les soies spiniformes ou raides des diverses parties de son corps. La ?. brevidigitata fut prise par la « Valdivia » dans la mer des Indes, par

450 mètres, au large de. Dar-es-Salam (Afrique orientale allemande).

Quatrième famille, — PHOXICHILIDÆ.

Les Phoxichilidés font naturellement suite aux Phoxichilidiidés, dont

ils se distinguent par l'atrophie des chélicères. Ils se rapprochent surtout des Phorichlidium, c'est-à-dire des Phoxichilidiidés chez lesquels le cou est assez bref etoù les tubercules oculaires s’éloignent notablement du bord frontal; mais s'ils sont, comme eux, dépourvus d'ovigères chez la femelle, les ovigères du mâle sont plus primitifs et comptent 7 articles au leu de »; d'ailleurs, le céphalon est bien plus réduit.

Dans le système de M. Sars (1894), que j'ai suivi partiellement dans mon étude sur les Pyenogonides du « Français » (4906), les Phoxichilidés sont disjoints des Phoxichilidiidés et réunis aux Pycnogonidés dans le groupe des Achélates. Cette faute fut d’abord commise (488142, 35), mais vite corrigée par M. Hoek (14881P, 49%) : elle aété relevée comme il convient par M. Carpenter (4894, 198) et par Loman (1908, 19) :siles Phoxichilidés ressemblent aux Pvenogonidés par la disparition des chélicères, ils s'en distinguent par toute leur morphologie, par la structure différente des ovigères et par leurs orifices sexuels beaucoup plus nombreux. Ce sont bien des Nymphonomorphes du tvpe des Phoxichilidiidés

La famille se réduit au seul genre Phorichilus Latr.

Genre Phoxichilus Latr.

Le genre Phorichilus estrépandu dans toutes les mers du globe où ses représentants habitent les zones littorale et sublittorale. Il comprend 7 espèces, dont une arctique {spirosus Mont.) et une antarctique (australis

IFodgson). Cette dernière a été recueillie par le « Pourquoi Pas ? ».

Phoxichilus australis T. V. Hodgson.

1907. Phorichilus australis T. V. Hodgson (1907*), p. 5, PL. HE fig. 1. 1911. Phorichilus australis E.-L. Bouvier (4941", p. eS

Dragage n° V : 29 décembre 1908: chenal Peltier, entre Pilot Gætschy et l'ile Doumer; chalut 11,92 mètres ; température de l’eau sur le fond — 00,1; vase grise, gravier.

Une femelle adulte (N° 41), « jaune brunatre ».

Dragage n° VII: 20 janvier 1909 : baie Marguerite ; chalut |, 200 mètres: température de Peau sur le fond 10,18 ; roche, gravier, vase.

Un mâle adulte (N°9 187), « brun pâle ».

PYCNOGONIDES DU « POURQUOI PAS ?». IIÙ

Les exemplaires précédents répondent tout à fait à la description de l'espèce telle que l’a donnéeM. Hodgson. Ce dernier auteur n'ayant pu étudier ni les ovigères, ni les glandes cémentaires du mâle, ilne sera pas inutile de combler cette lacune.

Les ovigères (fig. 74) dessinent une courbe gracieuse dans laquelle entrent leurs cinq derniers articles ; ils s'atténuent LE assez régulièrement pour se terminer en pointe un peu obtuse. Les articles # et 5 sont les plus longs et subégaux; les deux précédents beaucoup plus courts et également subégaux ; l'article 4 se dilate dans sa partie terminale, où il présente d’ailleurs un léger étranglement. À part quelques rares

soies courtes et raides situées sur le dernier ar-

ticle, les ovigères ne possèdent pas d'autre revète-

oo, ment pileux que celui des pattes, c'est-à-dire de SR

su se : Pre RES Fig. 74 — Phoxichilu:

nombreux et très courts poils insérés sur une légère ans nodecon 2

nur : Ovigère gauche du ©:

rugosité tégumentaire. ti: DDR

Gr. 14 1/2.

Les orifices des glandes à cément sont situés sur

de petites saillies qui forment une rangée longitudinale à la face postérieure des pattes des trois dernières paires. Ces saillies ont au plus un diamètre de 50 %, mais leurs dimensions varient notablement, de même que leur nombre ; on en trouve environ de 30 à 40 sur chaque patte.

Sur la face dorsale de ladeuxième coxade toutes les pattes, on observe, dans les deux sexes, une petite saillie obtuse au sommet de laquelle vient s'ouvrir une glande coxale, La saillie s'élève un peu au delà du milieu de l'article.

Avec le P. procerus Loman, des îles Soulou, et le ?. clypeatus Mübius capturé par la « Valdivia » près du banc Aghulas, cette espèce se distineue de tous les autres Phorichilus (spinosus Mont. des mers du Nord, charabdæus Dohrn de la Méditerranée, nollis Carpenter de Ceylan et meridionalis Bühm de Singapour) par ses téguments totalement dépourvus d'épines ou de soies spiniformes. D'ailleurs, elle n’a point le corps condensé ni les pattes fortes du P. clypeatus, mais elle

n'est pas non plus bacilliforme à la manière exagérée du P. procerus:; ses

pattes sont moins gréles ; ses propodes ne se dilatent pas dans leur partie distale e£ sa trompe subeylindrique n’est point pédiculée comme

dans cette dernière espèce.

TROISIÈME ORDRE. —— ASCORHYNCHOMORPHA R. 1. Pocock.

Cet ordre correspond presque exactement aux Cryptochélates de M. Sars et à la série des Ascorhynchidés établie par M. Hoek dans ses Wouvelles études sur les Pyenogonides. I eomprend deux familles, les Eurycydidés et les Ammothéidés, que M. Loman (1908) sépare tout à fait et place dans deux séries distinctes en se fondant sur la structure des ovigères. J'ai donné plus haut (p. #1) les raisons qui m'ont porté à établir le groupe

et à rester dans la voie indiquée par M. Hoek (4884, 494).

Première famille. — EURYCYDIDÆ.

Les Pyenogonides rangés dans cette famille se rattachent aux formes primitives de l’ordre, car ils ont des ovigères de dix articles avec griffe terminale et parfois (£rrycyde) un seape chélicérien de deux articles. Les quatre genres qui constituent la famille sont représentés par 24 espèces

k arctiques et T antarctique. Cette

pour la plupart sublittorales, dont dernière est l'Oorhynchus Aucklandiæ Hoek, capturée par le « Challenger » dans les parages d'Auckland, par 700 brasses de profondeur, et non

retrouvée depuis.

Deuxième famille. — AMMOTHEIDÆ.

Cette vaste famille présente des variations encore plus grandes que celle des Euryeydidés, dont elle est peut-être issue ; M. Sars (1894, 12%) a depuis longtemps mis en évidence les aflinités des Nymphopsis avec les Æurycyde, et, d'autre part, on trouve dans les Ammothéidés, comme dans les Euryeydidés, un certain nombre de formes à palpes très réduits Discoarachne, cinq articles; ('lotenia, quatre articles) ; si les chélicères de Euryeydidés du genre Oorhynchus se réduisent à un simple bourgeon, celles de certains Ammothéidés (Discourachne, Austrodecus) disparaissent

sans aucune trace.

Il me parait bien difficile, dans l’état actuel de nos connaissances, de relier entre eux les divers genres de la famille; à exemple de M. Loman (4908), je les répartis en deux sous-familles : les Nymphopsinés et les Ammothéinés, dont les caractères ont été relevés plus haut (p. 42). Avec leurs chélicères dont le scape a fréquemment deux articles et avec leurs palpes de neuf articles, les Nymphopsinés se rapprochent beaucoup des formes primitives de l’ordre (£urycyde), mais les Ammothéinés du genre Rhynchothorar et les Hannonias'en rapprochent aussi par leurs ovigères, qui sont, par exception unique, armés d’une griffe terminale. Ilne saurait d’ailleurs être question de faire dériver les Ammothéinés des #hynchothorax, mais ce genre nous montre que la sous-famille provient, elle aussi, de formes primitives, voisines des Euryeydidés ou des Euryeydidés euxmêmes.

La sous-famille des Vymphopsinés n’est pas connue en dehors du Paeifique, où ses représentants habitent les eaux chaudes sublittorales; les 5 genres qui la constituent renferment en tout 10 espèces.

La sous-famille des Armothéinés est beaucoup plus riche, car elle compte {1 genres et 54 espèces toutes littorales ou sublittorales, dont 7 arctiques et [8 antarctiques ; ces dernières se répartissent entre les genres AÆAynchothorax, Ammothea (Leionymphon), Ammothella, Achelia (Ammothea des auteurs), Austrodecus, Austroraptus, Tanystylum et Clotenia. Les caractères essentiels et la place de ces genres sont indiqués

dans le tableau suivant, qui s'applique à toute la sous-famille :

Expédilion Charcot. — Bouvier. — Pycnogonides du « Pourquoi Pas ? ». 16

A grille Orifices sexuels mâles sur toutes les pattes, terminale; | chélicères réduites, pas de palpes.......... Hannonia Hoek | corps } Oritices sexuels sur une paire de pattes, ché- ) Rhynchothorax articulé. \WWAlicèmesnulles, desipalpes er re 2Pretr Pere | Costa.

Palpes de 9 (10?) articles, { Chélicèresàscape de2articles,pin- ) Ammothella

tronc articulé, pas de ce rudimentaire chez l'adulte. À Cole. saillie cémentaire fémo-)Chélicères à scape simple, pince Ammothea RATE 2 CU EEE rudimentaire chez l'adulte... Leach.

Palpes de 8 articles ; articulations du tronc peu ou pas distinctes; chélicères réduites à leur scape, quiest simple ; saillies cémentaires fémorales; orifice mâle sur un tubércule reset ne antenne Achelia Hodge.

Corps non discoïde à prolongements laté-}) Austroraptus

raux assez écartés; palpes de G articles... $ Hodgson. Les palpes

Ovigères de 10 articles.

Sans griffe terminale.

ont au plus | . | Palpes de 7-6 articles ; :

7 articles ; Corps É | tubercule oculaire et | Tanystylum articulations iscode 85 abdomen peu rap-| Miers. du tronc par o = Prochés.-e:. s.) nettes contiguité |= - | Palpes de 4 articles, ou nulles ; des 5 È | tubercule oculaire et | Clotenia | pas de tuber- prolonge- © abdomen très rap- | Dohrn. | cules sexuels TE L DROCHÉSESE EEE TELE | FRERE latéraux. | Chélicères nulles, palpes de) Discoarachne | DRarticles eee rer \ Hoek.

Ovigères Palpes de 7 articles; chélicères réduites ; tuber- ) Trygaeus de 6 ou 7 articles; | cule oculaire normal....................... Ÿ Dorhn. articulations du} Palpes de 6 articles ; chélicères nulles; tubercule } Austrodecus tronc fort nettes. oCUlaIreMprolon ét eN AVANT ee rec { Hodgson.

Les Ammothéinés connus dans les mers antarctiques appartiennent aux genres Ahynchothorar (2 espèces dont une antarctique), Ammothea (10 espèces toutes antarctiques, sauf une seule), Arrmothella (6 espèces. dont une antarctique, A. Æoeki Pfeffer), Achelia (21 espèces dont 6 arctiques et 3 antarctiques), Austroraplus (1 espèce qui est antarctique), Z'anystylum (T espèces dont 3 antarctiques, parmi lesquelles le T'anystylum Dohrni Pfeffer, que l’auteur rangeait parmi les Clotenia) et Austrodecus (1 espèce qui est antarctique).

Les espèces recueillies par le « Pourquoi Pas? » appartiennent aux

genres Arwnothea, Achelia et Austrodecus.

PYCNOGONIDES DU « POURQUOI PAS pp». 12

Genre Ammothea Leach (Leionymphon Môübius).

Malgré le nom que leur a donné Môbius (4902, 183) et la place qu'illeur attribuait dans la famille des Nymphonidés, les espèces du genre Arno thea sont des Ammothéides sans conteste, ainsi que Pa reconnu M. Hodgson, le savant historiographe de ces curieux Pyenogonides (49072,39). J'ai exposé antérieurement (14906P, 54) les raisons qui justifient ce classement ; il ne me reste aujourd'hui qu'à relever, en le modifiant un peu et en le complétant, le tableau où M. Hodgson a mis en relief les caractères essentiels des diverses espèces antarctiques du genre :

| Trompe ineurvée et) A. striata

| Le 48 article des palpes

evlindro-conique.. ÿ Môbius.

| aussi long ou un peu:,, : 5 .

ES lrompe droite et pi-) A. glacialis plus-Iong que le 25%." ne N | COMME ee. \ Hodgson,.

! Un bourrelet dorsal au bout des prolongements coxaux; soies { A. grandis

Le 4 article | SL SE des pattes très nombreuses et | Pfeffer.

des palpes

presqu PÉUAOUNPASNSÉTIEES. re.

‘esque

Deux tubérosités dorsales au bout |

Trompe au moins

aussi longue que le tronc;

des prolongements coxaux;

6, 7, 8 des palpes étroits, s et par suite non serratiformes.

long que A. gibbosa

espèces de grande taille.

2 fois aussi |

Re os | nn. Eee RSHES ou us | Mbius.

D 3 oreuses et longitudinalement | e = SéTIées nach ee ee 8e | n & | Trompe n'ayant pas la moitié de la longueur du trone; la | pra 538 | partie médiane des bourrelets dorsaux est une pointe ; eu 3 | prolongements coxaux à éperons courbes............ CPE

Les pattes sont larges et égalent 7 fois Je le céphalothorax; la 2° coxa plus courte quela somme des deux autres.

Les pattes sont grèles et égalent 8 fois

Les articles 6, 7, 8 des . minor palpes forment une scie par suite de leur dilatation ventrale; trompe longue et pi-

| riforme, petite taille.

Hodgson.

Les trois segments antérieurs du tronc munis en arrière d'un bourrelet qui s'élève au milieu en pyramide ou en épine.

le céphalothorax ; la 2° coxa plus 2 gracilipes longue que la somme des deux | Bouvier.

RERO Lac Date DIS FOSC lE

Un bourrelet bas et sans

a : Abdomen subvertical, atteint par le bord) A, Clausi haute saillie médiane sur

ve postérieur du 3 segment........... \ Pfefrer. es segments du tronc; À tr ; ee ns u en Abdomen oblique éloigné du bord pos-} A. australis rompe piriforme ; petite As Et d

2 BE F LéTIeUTA AU OS SOMMENL ee eee. ÿ Hodgson.

En dehors de ces espèces, le genre Azmothea n'en comprend qu'une

seule, l'A. carolinensis, qui habite la Caroline du Sud aux Etat-Unis et pour

laquelle fut établie par Leach, en 1814, le genre Armmothea. On à vu plus haut (p. #5) comment M. Loman et M. Hodgson, à des titres divers, ont contribué à établir l'identification de cette espèce avec les Leionymphon de Môbius, ce qui a conduit à remplacer ce dernier nom par celui de Leach. L’'A. carolinensis est la seule espèce non antaretique du genre ; par sa taille, la structure de ses palpes, la forme de sa trompe, la saillie de ses bourrelets dorsaux, elle prend place à côté des A. grandis et

qibbosa.

Ammothea striata Môbius.

1902. Leionymphon striatum K. Môbius (1902), p. 183, Taf. XXVE, fig. 6-12. 1911. Leionymphon striatum E.-L. Bouvier (1944°), p. 1140.

Dragage n°0 XVIIT : 27 janvier 1909, Shetlands du Sud, anse ouest de la baie de l'Amirauté, dans l'ile du Roi-George; chalut 1, 75 mètres: température de l’eau sur le fond + 00,2; vase grise, cailloux.

Quatre beaux exemplaires (N9 740), femelles adultes d’un « brun sale » dont le céphalothorax mesure environ 12 millimètres de longueur.

Un mâle adulte (N°9 758), à peu près de même taille et d'unbrun jaunâtre.

Ces exemplaires répondent tout à fait à la description et aux figures données par M. Môbius, les seules différences provenant de légères variations individuelles. Ainsi l'article 3 des palpes est souvent presque igal à Particle 2, etle dernier un peu plus long que les articles qui le précèdent; l'abdomen est plutôt ovoide que cylindrique, avec un sommet largement obtus.

Les caractères les plus frappants de l'espèce sontles suivants : le céphalon(fig. 75 )n'estpasrétrécien arrière, mais s'y déprime latéralement comme pour indiquer le cou; il'est occupé en son centre par le tubercule oculaire, qui estun large tronc de cône vertical terminé par un cône bas; — les saillies postéro-dorsalesmédianesdestrois segmentsantérieurs du tronc sont légèrement inclinéesen arrière, et largementobtuses au sommet, qui porte de nombreuses spinules; — les prolongements coxaux présentent à leur extrémité deux larges protubérances dorsales contiguës et peu élevées, qui portent des spinules semblables aux précédentes,

mais plus réduites; la longueur des prolongements est telle que la largeur

La PYCNOGONIDES DU « POURQUOI PAS ?». 125 du tronc, au deuxième segment, est presque égale à la longueur du cépha-

lothorax ; — l'abdomen est aussi long que le céphalon et s'infléchit vers le

RE

: À et nr Fig. 75. — Ammothea striala Môbius, ©. — Le corps Fig. 76. — Ammothea striala, ©. — La 3° vu du côté gauche, avec les appendices antérieurs patte droite. Gr. 1 3/4.

correspondants. Gr. 1 3/#.

haut, à 45° pour le moins ; — les chélicères sont bien développées; — les articles ? et4 des palpes sont subégaux, de même queles cinq suivants, qui ne se dilatent pas notablement à leur angle antéro-inférieur; — le fémur (fig. 76) est presque aussi long que le tibia 2 et beaucoup plus long que le tibia 1; la griffe égale au plus la moitié du propode, qui est très peu

arqué et sans fortes soies spiniformes

sur son bord interne ; les griffes auxi- 34 ) liaires qui l'accompagnent égalent au ; Fr 2 van Ê

plus sa moitié, enfin les spinules

des pattes se groupent en séries nettementséparées par des espaces nus, les

séries latérales se composant presque

d'uneseulerangée despinules. J'ajoute Fix TT. — ne '.— Ovigère que la trompe est légèrement plus à

longue que le tronc ; M. Môbius la décrit et la figure cylindrique avec rétrécissementbasilaire, tandis qu'elle se rétréeit quelque peu el très réqulièrement de la base au sommet (sur sa face supérieure) dans tous Îles exemplaires du « Pourquoi Pas? » ; au surplus, elle est nettement arquée etinfléchie vers le bas, comme dans les types de M. Môbius, de sorte que j'attribue les différences précédentes à un examen superficiel et à

une faute du dessinateur de la « Valdivia ».

L'A. striata fut trouvée par 567 mètres de profondeur, à l'ile Bouvet, c’est-à-dire dans la province africaine subantaretique ; les découvertes du « Pourquoi Pas » ? montrent que c’est également une espèce de la provinee

magellanique et des eaux antarctiques.

Ammothea grandis Pfeller.

ISS9. Ammothea grandis G. Pfelfer (1889), p. 43. 1905. Colossendeis (?) Charcoti E.-L. Bouvier (4905), p. 296. 1906. Colossendeis |?) Charcoti E.-L. Bouvier (1906*, p. 19. 1907. Leionymphon grande T. V. Hodgson (1907'), p. 41, PI. VE, fig. 1. 1907. Leionymphon grande E.-L. Bouvier (4906), p. 60, PI. IL, fig. 6 et fig. 36-44 du texte.

1908. Leionymphon grande T. V. Hodgson (1908), p. 179. 1911. Leionmyphon grande E.-L. Bouvier (1944), p. 1140.

Dragage n° V : 29 décembre 1908, chenal Peltier, entre l’ilot Gœtschy et l'ile Doumer; chalut 1; 92 mètres, température de leau sur le fond — 09,1 ; vase grise, gravier.

Un mâle « jaune orangé » (N°37), oùles pinces sont encore parfaitement normales, encore que le céphalothorax mesure déjà 11 millimètres; cet exemplaire n’est sans doute pas encore adulte, car je n'ai pu y voir les orifices sexuels, et les ovigères n'ont pas tout à fait leur forme définitive. L'exemplaire est d’ailleurs un peu anormal.

L’A. grandis est voisine de la précédente, mais elle s’en distingue par sa taille plus grande, sa trompe droite et rétrécie à la base, son tubercule oculaire plus étroit, ses saillies beaucoup plus hautes et légèrement infléchies en avant; son abdomen court, à peine oblique, est précédé d'un tubercule en cône ; ses palpes sont remarquables par leur gracilité et par la longueur de l’article #, qui égale presque deux fois celle du deuxième. Les pattes ne sont pas moins caractéristiques : leur tibia 2 est très notablement plus long que le fémur ; leur propode armé de soies spiniformes est plus recourbé que celui de PA, s#riata; les griffes principales sont pour le moins aussi longues que ce dernier article, et les griffes auxiliaires en égalent au moins la moitié ; les téguments présentent un aspect chagriné, grâce à des spinules nombreuses, qui, sur les pattes, ont parfois une légère tendance à la sériation longitudinale.

Cette belle espèce compte parmi les grands Pyenogonides; son corps

peut atteindre 13 millimètres de longueur, abstraction faite de la trompe et del’abdomen. Ellesemble localisée dans les eaux franchementantaretiques, surtout dans la province magellanique, où elle fut signalée par M. Pfeffer (Géorgie du Sud, 12 brasses), et retrouvée par la «Scotia » (Orcades du Sud, 1#brasses), puis par les naturalistes du « Français » (Port-Charcot, 20-25 mètres: ile Booth-Wandel, 30 mètres); on a vu plus haut qu'elle ya été capturée par le « Pourquoi Pas? ». On la rencontre aussi dans la province australasienne, où elle fut prise par la « Discovery » dans les parages de l’île Coulman (8 à 15 brasses).

La coloration sur le vivant varie du jaune-soufre ou orangé au rouge

brun.

Ammothea gibbosa Môbius.

1902. Colossendeis gibbosa K. Môbius (1902), p. 192, Taf. XXX, fig. 1-5. 1906. Ammothea curculio E.-L. Bouvier (1906*), p. 20.

1906. Ammothea curculio E.-L. Bouvier (1906), p. 40, fig. 19-22.

1907. Leionymphon gibbosum T.-V. Hodgson (1907*), p. 40.

1911. Leionymphon gibbosum E.-L. Bouvier (4944°), p. 1140.

Dragage n9 VI : 15 janvier 1909 ; entrée de la baie Marguerite, entre l'île Jenny et la Terre Adélaïde; latitude sud 670 45”, longitude ouest Paris 709 45’; chalut [, 254 mètres; température de l'eau sur le fond + 19 18: roche, gravier.

Un exemplaire «rouge brun » (N° 134), immature comme les types de

M. Môbius et à très peu près de la même taille, le céphalothorax et la

Fig. 78. — Ammothea gibbosa Pfeffer. — fmmature vu du côté gauche avec les chélicères, palpe et saillie ovigérienne du mème côté. Gr, 8.

trompe mesurant chacun près de 6 millimètres ; ovigères réduits à de

courts bourgeons. Cet individu (fig. 78, 79) répond tout à fait à la dia-

enose et aux figures de l'espèce, mais le tubereule oculaire se termine

par un cône mucroné. Les soies spinuliformes des pattes sont assez

nombreuses et disposées en séries, presque comme dans PA. s#riata.

La trompe ressemble à celle de cette dernière

NT espèce, mais elle est fort peu arquée et prék 4 | SN. sente la vague indication d’un étranglement à US A | fi quelque distance de sa base.

|| | | | à Dragage n° VIII 20 janvier 1909, baie | | | |}

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