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Elles se plaignent de mictions fréquentes, et leurs urines sonl troubles. On ajoute au diagnostic des lésions utéro-annexielles l'étiquette de cystite subaiguë. Or, chez la plupart de ces femmes, |’ infection à déjà franchi les canaux supérieurs, les voies d’excrétion du rein : il y a pyélonéphrite proprement dite.
La pyélite s’installe donc le plus souvent sans bruit, elle demande à être recherchée, et c’est par un examen sérieux des signes physiques, une étude analytique des symptômes fonctionnels que l’on pourra dépister ces infections et leur opposer une thérapeutique utile. < ee |
Les signes classiques sont : la douleur spontanée, une sensation de pesanteur, des élancements dans les reins, irradiations douloureuses rappelant plus ou moins la colique néphrétique: la douleur à la pression dans l’angle costo-musculaire, la douleur à la DRopar on bimanuelle avec ou sans HR rénale.
Or, ces signes sont ont. car il peut exister de la pyélonéphrite sans qu'ils existent, ou, s'ils ont existé, ils peuvent avoir disparu avec elle.
Il est done important d'en conriaître d’ autres :
a) SIGNES FONCTIONNELS. — Parmi ceux-ci :
1° La pollakiurie; Souvent la douleur terminale à la miction; 3° Quelquelois une légère hématurie terminale.
Tels sont les trois signes que donnait Bazy dans un article paru dans la Presse médicale (. Les deux derniers indiquent qu'il y a cystite; c’est pourquoi on laisse si souvent passer la pyélonéphrite sans s’en apercevoir :
« On ne voit que la cystite; or, celle-ci peut coexister quelquefois avec la pyélonéphrite, mais, dans d’autres circonstances, elle n'existe pas, de telle sorte qu’on peut prendre pour de la cystite simple soit une cystite compliquée de pyélite ou
(1) Bazy, in Presse médicale, décembre 19083.