‹ Pyélonéphrite et AnnexitesChapitre 19 sur 25 · LAS SE · texte numérisé non relu

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« Le collargol, dit-il, m'a donné des résultats au moins aussi bons que ceux que l’on obtient par urotropine, et, dans quelques cas, bien meilleurs. » |

. Le collargol est administré, en général, à la dose de 60 cen- F3 tüigrammes par jour, 2 cuillerées à soupe d’une solution à 2 p. 100. Mais il peut être administré à doses bien plus élevées jusqu’à 3 grammes par vingt-quatre heures. Les résultats sont rapides : le lendemain ou le surlendemain, le malade se sent mieux : les douleurs lombaires spontanées et provoquées dimi-

nuent, la pyurie diminue et la fièvre tombe.

Outre la voie buccale, depuis les travaux de Loeper et Grosdidier 6), en 1918, on utilise surtout l’urotropine en injections intraveineuses. On a recours, pour cela, à une solution aqueuse : de 0 gr. 25 par centicube. Gette solution est préparée à froid avec de l’eau stérilisée, puis tyndallisée, car elle supporte mal la stérilisation à 120 degrés. On injecte très lentement # centicubes, 6 centicubes, 8 centicubes au maximum de cette solution, soit 4 à 2 grammes d’urotropine en une seule piqûre quotidienne. MM. Loeper et Grosdidier avaient utilisé cette méthode, et en avaient obtenu de très bons résultats dans le traitement des états typhoïdes, des broncho-pneumonies, des infections hépatiques, et même de certains cas de tuberculose.

Suivant leur exemple, nombre de cliniciens l’ont appliquée au traitement des pyélonéphrites. À Bordeaux, dans la réunion de la Société anatomo-clinique du 25 mai 1920, M. le professeur Carles et le docteur Boisserie-Lacroix ® citaient une observation, dans Jaquelle la malade fut guérie par les injections intraveineuses d’urotropine (13 injections). Dès la deuxième injection, la quantité de pus avait diminué de moitié, et, à la neuvième injection, il n’y avait plus de pus dans le fond du bocal et l’état général était devenu excellent.

Dans le Journal de médecine de Bordeaux, de 1921, MM. Car-

(3) Loëper et Grosdidier, Les injections intraveineuses d’urotropine dans quelques infections (Progrès médical, 31 août 1918). (4) Carles-Boisserie-Lacroix, in Journal de médecine de Bordeaux; 25 mai 1920.

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