‹ Pyélonéphrite et AnnexitesChapitre 20 sur 25 · LITE · texte numérisé non relu

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les, Creyx et Leuret citent encore une observation très concluante de pyélonéphrite traitée et rapidement guérie par l’urotropine intraveineuse en solution de 10 centigrammes par centicube, dont on injecte progressivement de 2 à 10 centicubes.

En 1922, M. le professeur Guyot et le professeur agrégé Jean-

neney (5) reprirent la question, et voici ce qu'ils concluaient :

« … à la suite des observations de MM. J. Carles, Boisserie- Lacroix, Creyx et Leuret, rapportées dans la thèse de Caubet

1920-1921, nous avons essayé cette intéressante méthode, et en avons obtenu de remarquables résultats dans les formes graves de pyélonéphrites. Deux cas de pyélonéphrites ascendantes, trois cas de pyélonéphrites septicémiques, ont guéri. Une pyélonéphrite gravidique n’à pas été modifiée. » Ils firent une série d'injections : la première, de 5 centicubes d’une solution au 1/10°, les autres, de 4 gramme d’uroformine. «Ces injections ne déterminent aucune réaction générale, si ce n’est une tendance à l’augmentation de l’indice oscillomé-

trique. Bien que n'ayant jamais eu d'accidents, nous commen-

çons par des doses faibles (2 à 4 centicubes de la solution au 1/10°), et nous montons très vite (Jusqu'à 2 grammes d’uroformine), si aucune réaction ne s’est manifestée. Il semble que ce

traitement soit particulièrement indiqué dans les affections des

voies urinaires : l'élimination de l’uroformine par le rein, sa désintégration partielle dans le rein le prouvent a priori. Pourtant, il n'empêche pas le rein opposé d’être ‘envahi (4 cas du professeur Guyot). Il ne contrarie pas, de même, le passage à

l’état chronique, et semble sans grande action sur les formes

chroniques, si rebelles, même à Ja vaccinothérapie. Le médicament semble agir surtout par sa puissance antiseptique générale. Il réussit particulièrement dans les formes aiguës. Partout ailleurs, il représente un utile adjuvant du traitement local. »

De par ces conclusions, le rôle important que joue l’urotropine dans les pyélonéphrites était bien démontré.

(6) MM. Guyot et Jeanneney, in Journal de médecine de Bordeaux, août 1922.

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