‹ Pyélonéphrite et AnnexitesChapitre 21 sur 25 · LL) SEE · texte numérisé non relu

LL) SEE

Traitement chirurgical.

Il comprend :

a) Le cathétérisme des uretères et les lavages du bassinet;

b) Le cathétérisme urétéral à demeure;

e) La néphrostomie.

a) CATHÉTÉRISME DES URETÈRES ET LAVAGES DU BASSINET, — Lorsque le traitement médical a échoué, ce qui arrive dans certains cas de pyélonéphrites rebelles, on doit recourir à ce mode de traitement, ainsi que l’a bien «montré Desnos, en 1897 (6). Le cathétérisme des uretères et les lavages du bassinet agissent de trois manières principales : 1° Ils ont une action antiseptique nette, soit que l’on emploie les simples lavages en solution boratée où au sérum, soit que l’on ait recours aux différentes instillations diluées ou concentrées. L’acide borique, le borate de soude, en solutions diverses, sont surtout efficaces dans les cas bénins.

Dans la grande majorité des cas, on emploie le nitrate d’ar. gent en solution à 4 p. 1.000 ou 1 p. 500.

Heitz-Boyer et Kapsommer semblent partisans des instillations d'emblée en solutions très concentrées à 2, 4, 5 p. 100,

2° À ceci s'ajoute une action mécanique de calibrage, favorisant ainsi le drainage de l’urine infectée; cette action est particulièrement nette quand il existe un rétrécissement urétéral.

Pour ce faire, il faut employer les plus grosses sondes possible, à bout coupé, taillées en bec de flûte, selon l’avis de Périneau (1), car elles draînent beaucoup mieux, évitent l’échappement du liquide entre elles et l’uretère et l’action dilatatrice de calibrage est d'autant plus efficace que la sonde s’accole mieux AUX parois.

(6) Desnos, Indication du cathétérisme des uretères (Presse médicale, 1897,

p#41): j (7) Périneau, in thèse Paris, 1910-1911.

Page 1