CUT) TER
Cette conception, nous le disons tout de suite, est exactement celle à laquelle nous sommes arrivés nous aussi et dont nous allons chercher à établir la justesse. Nous rendons à M. Bard ce qui appartient à M. Bard et nous proclamons qu’il a eu cette conception bien avant nous, mais peut être les arguments sur lesquels il se basait n’étaient-ils pas assez nombreux, peutêtre n'a-t-on pas compris ce qu'il voulait dire, tou-. Jours est-il que cette conception est loin d’être adoptée puisque nous venons de montrer comment tout récemment encore MM. Coyne et Quénu exposent à leurs lecteurs la question des névromes.
Nous terminerons cette revue historique en citant la thèse. de doctorat de Grall (Lyon 1896-1897). C’est le travail le plus récent où l'on trouve une étude anatomopathologique complète des tumeurs nerveuses. Grall admet trois grandes variétés de névromes : 1° myxome de nerfs ; 2° névrome plexiforme ; 3° névrome malin. Cette dernière forme qu'il appeile encore sarcome des nerfs est caractérisée histologiquement par de petites cellules rondes et fusiformes. On ne la trouve pas décrite dans les traités classiques. Le névrome plexiforme, d'après Grall, n’est pas comparable aux anévrysmes cirsoïdes ni à l’éléphantiasis: QIl peut, dit}, se présenter comme tumeur nerveuse à l’état absolument pur et indépendant. »
Le myxome des nerfs serait également un vrai névrome, et devrait être histologiquement identifié au névrome plexiiorme. Dans tous les cas, quelle que soit la variété considérée, le docteur Grall, d’accord avec son maître, M. R. Tripier, envisage les névromes
Gautier. à
comme des «tumeurs cellulaires dues à la prolifération des cellules constitutives de la gaine de Schwann à l’exclusion des autres éléments du nerf», dans aucun cas il n’y aurait hyperproduction des cylindres d’axe. C’est là une donnée qui a déjà été formulée par M. Bard et qui est bien différente de celles qu’on possédait jusqu'alors sur l’origine des tumeurs nerveuses ; elle est destinée, .croyons-nous, à jeter un peu de lumière sur les idées si confuses qu’on s’en était faites jusqu’alors.
Nous ne sommes pas entièrement d'accord avec M. Grall sur tous les points, et nous pensons que la classification de cet auteur doit être encore simplifiée pour pouvoir être comprise et admise par tout le monde; mais ce ne sont plus que des nuances qui nous séparent et il n’y a pas entre le travail de Grall et le nôtre cet abime qui nous sépare des Virchow, des Cornil et des Fôürster, etc.
Mais n’anticipons pas; pour le moment il ne s’agit pas de savoir ayec qui nous sommes d’accord et avec qui nous ne le sommes pas ; nous avons voulu montrer au lecteur combien est différente, suivant les auteurs, la conception des névromes et combien il est difficile à l’heure actuelle de savoir ce qu’il faut appeler un névrome.
Résumons rapidement les idées qui ont le plus généralement cours aujourd’hui.
On divise les névromes en deux varietés: névromes médullaires et névromes fasciculés.
Les névromes médullaires sont ceux qui se développent dans les centres nerveux (encéphale et moëlle);
ceux qui prennent naissance sur les nerfs sont les névromes fasciculés. Cornil et Ranvier précisent encore en disant que les premiers sont les névromes des cellules nerveuses et que les autres sont les névromes des tubes nerveux: ils déterminent ainsi leurs origines respectives. La plupart de ceux qui admettent l'existence des névromes fasciculés les font dériver d’une néo-formation de fibres nerveuses pour être conséquents avec eux-même, mais par crainte de se tromper, ils choisissent comme type de ces tumeurs les névromes des moignons qui sont un type toujours semblable à lui-même, mais qui n’ont qu'un tort, c’est de ne pas être des tumeurs. Les tubercules sous-cutanés douloureux, sont aussi considérés par certains auteurs comme de véritables névromes, Monod ayant démontré la présence de fibres nerveuses à leur intérieur ; d’autres ne veulent v voir autre chose que des productions fibreuses. Le névrome plexiforme est également rangé dans les névromes vrais parce qu’il contient des fibres nerveuses ; mais Cornil et Ranvier demandent si dans cette variété décrite par Verneuil il ya formation nouvelle de fibres de Remak : « Si ces tumeurs ne sont pas accompagnées d’une véritable néo-formation d'éléments nerveux, elles né sauraient constituer des névromes. »
Coyne admet que les névromes proviennent de cellules conjonctives qui se trouvent dans les nerfs, et Quénu comprenant que cette conception est insoutenable prefére révoquer en doute l'existence des névromes.
Ce sont bien là encore actuellement les idées clas-
dire | * So j "à LE ah # à Ÿ \ ï AP \ + va M an 4 Let Jet] rs CRD nt Mat wi + 5 Fr à ( \ ARR CEE.
; \ FA e # on du 1 1% Li C L'OM er , ; à 12 «*
Siques. Et si M. Bard et M. Grall se sont déjà Contre ces conceptions ils n’ont pas encor
leur manière de voir un grand à nombre d’an DE | pathologistes. ; RE Se
Te L T2 h — x k + 7 1 41 Ê a l ” | … 4 “4 » : à « 1: f Il s! > o , A nn À rer. w (4 — u … — t Vide .
. ” * Û CE mm LS LL nd 4 ï er LI t ù N } “ Lot À Î r = SU 2 x é nt ’ € ‘ , Es À à { Dr $ sert 5 $ 2 j * j es | f. a À , LA ÿ. coul à LA tot L L rat 4 * « È 1 T Re 2 4 LA “ S s à “ k i D Î { no nu.
in - » # ï S ï pa | , 7 a at ‘ »
NA LÉ pi \ re :
\ F4 , nn 2) è CII d = > | EL 5 1 k Ste e ; EL Ca : . D 5 R" 1 rs .
n f à u l'A) * 5 | Pret y \ ï [ L !
» PLUS # > L 2 4 ; SL À Ï = “ \ « l (! ï \ M + à Lee ‘ ol La : ue F D = | ‘ s g “