QUINET
Frère intellectuel de Miclielet, avec qui il écrit un livre contre les Jésuites (1843), Edgar Quinet (1803-1875) donne au Collège do France, entre 1841 et 1848 un enseignement d'histoire plein de passion nationale et libérale à la fois, qui devait exercer la plus profonde action sur la jeunesse française.
Après 1852, il est l'un des grands exilés volontaires qui continuent de protester contre le coup d'État.
Persuadé que l'ultramontanisme, collaborateur de l'absolutisme, engendre la décadence politique et est même contraire à la véritable vie de l'âme, Quinet est de ceux qui souhaitent que la France se libère du joug « théocratique », mais en retrouvant et en rénovant le sentiment religieux. (V. Génie des religions, le Chrislianisme el la Révolution, la Révolution religieuse au xix^ siècle.)
Il veut aussi que la France, médiatrice naturelle par sa position et son génie, travaille au rapprochement des peuples, mais sans chercher à effacer le sentiment de nationalité, qui lui paraît aller de pair avec l'amour de la liberté. (V. Unité morale des peuples modernes; Allemagne el Italie; r Enseignement du peuple.)