EP. 35.) VII
ROTTICELLI: LE PRINTEMPS(FRAG- MENT) XV° SIÈCLE. (ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS DE FLORENCE.)
La renaissance, comme le moyen âge, affubla Salomé de ridicules atours, sous
prétexte de donner plus de lustre à la Danse. (P. 170.)
SALOMÉ DANSANT DE HÉRODE. RETABLE DU SIÈCLE. (ÉGLISE D'’HEI VEERDEGHEM.)
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ant à un troisième, puis à un autre encore, surtout. si | ef
fectue sans cesse, sur le parquet d’un salon, sur les planches d’un théâtre ou sur le gazon d’une pelouse, sur la glace d'un skating, les mille parcours de la danse, des jeux ou du patinage, avec leurs allées et venues, leurs combinaisons, leurs hésitations, leurs reculs, tous ces trajets compliqués, bien que ne laissant pas derrière eux de traces, semblent dessiner cependant, sur le sol, des figures, qui, elles aussi, relèvent directement de la géométrie.
Dans le premier cas, lorsqu'il ne s’agit que des atti- tudes segmentaires d'un individu remuant sur place, l'intervention systématique de la géométrie n’a guère sa raison d’être. Une danseuse-amateur imagina, voici quelques années, de créer des danses géométriques en décrivant, debout ou couchée sur un tapis, avec ses bras, ses jambes et sa tête, des carrés, des triangles, des croix et des losanges. Elle n’aboutit qu'à des tortillements ridicules et le public se moqua d'elle.
À vrai dire, le seul service que la géométrie puisse
rendre au danseur isolé, considéré, non pas quant à ses trajets, mais quant à ses attitudes, c’est de lui permettre un classement et pour ainsi dire un numérotage raisonné des diverses positions de ses bras dans l’espace.
Quand nos mains se tendent dans tous les sens, autour de nous, elles paraissent tâtonner l’intérieur d'une sphère creuse, dont notre poitrine occupe le centre. En divisant cette sphère imaginaire au moyen
OR nt où EST-CE que LA DANSE |
de iuelques méridiens et de quelques parallèles, nous s déterminons facilement, d’une façon précise, toutes nu
les directions de nos bras, par un procédé analogue au « point » des navigateurs et nous pouvons ainsi
perfectionner, méthodiquement et dans un ordre
logique, toutes De attitudes de nos membres supérieurs.
La géométrie prend, pour les danseurs, une bien
autre importance, quand il s’agit de leurs trajets. Ses « figures » leur fournissent le schéma essentiel de tous les chemins possibles, en fixant rigoureusement les angles suivant lesquels ils doivent changer de direction, en déterminant la nature des courbes dont ils ont à suivre les inflexions, tandis que la connaissance mathématique des proportions entre les divers éléments de ces mêmes figures les aide à déterminer exactement l'amplitude de leurs pas.
C’est surtout dans la danse collective que ce jeu des figures géométriques prend une importance capitale.
Pour tout groupe de danseurs, la géométrie est un. facteur d'ordre et d'organisation essentiel et merveil-
leux ; elle fixe et impose le nombre des partenaires, qui doivent participer à la tâche commune, précise les points respectifs qu'ils occuperont dans l’espace, détermine le lieu de leur parcours, avec une sûreté infaillible, régit à la fois la direction des mouvements (et
par là leur nombre et leur durée) et leur amplitude
(et par là leur intensité). Elle établit, entre les exécu-
tants, une solidarité de toutes les secondes, qui décuple
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