LES MALADIES DE LA DANSE
à bare, qui, avec toutes les tares possibles : ama- teurisme prétentieux ou virtuosité débordarte, mièvrerie adipeuse ou « raideur hiératique », surtout impudicité royale, chantent, ballent ou miment le personnage obsédant, pauvre bique émissaire, chargée de tous les péchés de Terpsichore ! Leurs gosiers, leurs bras, leurs jambes ont l'accent de Marseille, de Pantin ou de Nijni-Novgorod. Et la Danse-des-septvoiles succède à la Danse-des-sept-voiles ; on les tire,
on les remet, on les retire, on s'y emberlificote sans répit. Et voilà, du même coup, la Danse et la Volupté ridiculisées à jamais, si le bon sens populaire ne s’en mêle, si l’on ne finit par siffler de telles extravagances, par balayer une bonne fois cet art sophistiqué !