‹ Qu'est-ce que la danse?Chapitre 6 sur 52 · PM TE · texte numérisé non relu

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DRASS ii Vo (LE DANSEUR Ro ee mi ed ne de ue Encore ne faut- TE pas se | méprendre sur la valeur du jeu lui-même, se contenter de tableaux vivants, plus ou moins bien posés par de séduisants modèles et confondre le trouble sensuel qui À s'en dégage avec l’ardent plaisir de l'esprit que doivent + procurer des évolutions ingénieuses, avec la profonde émotion que provoquent en nous les mouvements expressifs exécutés par un danseur artiste et inspiré. Et puis, la beauté nécessaire à la Danse est extrè- mement variable et particulière. Pour composer un orchestre, il ne suffit pas d'instruments ayant tous une égale magnificence de sonorité : le timbre grêle mais mordant du hautbois, les grondements emphysé- « mateux du basson, les stridulations de la petite flûte apportent, dans une symphonie, des qualités qu'on demanderait en vain à quelque ensemble de violons ou de violoncelles. Si la Danse accroît en prestige, en finesse, en majesté les beautés naturelles, qui lui ni que roisent leur précieux appoint, elle peut A créer, . chez ceux qui se consacrent à elle avec amour, une sorte de grâce, de séduction même, qu'ils ne possèdent aucunement à l’état de repos. Certains êtres, très doués - pour le mouvement et médiocrement gâtés par la … nature sous le rapport du physique, deviennent charmants à voir, dès qu'ils s’abandonnent à leur démon intérieur, tant l’ardeur et la vivacité de leurs bonds, tant l’aisance de leurs gestes font oublier que leur plastique n'est pas irréprochable, que leurs traits sont médiocres ou même franchement laids.

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