‹ Qu'est-ce que la musique?Chapitre 44 sur 48 · EN · texte numérisé non relu

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à des faits d'ordre immatériel et psychologique, constitue la base de ce qu'on nomme la métaphore. On peut donc, à ce titre, qualifier la Musique d'art essentiellement mélaphorique, ce qui me paraît plus précis que d'en faire un art symbolique. »

On ne saurait mieux dire.

Étrange chose en vérité qu'un langage privé de substantifs ! Mais après nos considérations sur le fonetionnement si particulier de l'inspiration, qui bouleverse la notion du successif, et sur les causes profondes, négatrices de l’espace, auxquelles tient le pouvoir émotif de la musique, nous pouvons accorder sans peine cette essence quasi métaphysique à un art auquel manque, en effet, tout signe caractéristique des substances et qui peut, néanmoins, représenter les modes les plus insaisissables de l’action, depuis linfinie lenteur jusqu'à la vitesse infinie, et les variations singulièrement subtiles, les effets étonnamment divers de cette prodigieuse « motricité ».

Mais si la théorie de M. Griveau nous aïde à préciser ce que nous entendons par l’immatérialité de la musique, à notre tour nous pouvons spécifier, à la suite de nos longues réflexions, combien les verbes et les adjectifs du sublime langage doivent jaillir par « illumination » dans l'entité créatrice, j'allais dire révélatrice, du compositeur, qui les organise en phrases, s'il ne veut pas faillir à ses énergies naturelles, à la vertu

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