‹ Qu'est-ce que la musique?Chapitre 9 sur 48 · SA - ER 27 A TS · texte numérisé non relu

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quoique s’éloignant déjà de la déclamation, demeurent encore soumis assez étroitement aux exigences du texte. Il s’y établit en quelque sorte un compromis entre la musique qui commence à s'organiser suivant ses modes personnels et le poème qui conserve néanmoins une autorité directrice. Il va sans dire que cette forme mélodique peut trouver place même dans la musique purement instrumentale, mais elle n'est, en ce cas, qu'une sorte de réminiscence des mélodies vocales de même catégorie.

Dans les Mélodies du troisième type, celles que l'on nomme des Aÿrs, la liberté du compositeur disparaît devant le parti pris d'obtenir des courbes et des rythmes symétriques, indépendants des paroles chantées et des nuances particulières du sentiment ou de la pensée. L'air, à raison même de son organisation très complexe mais très fixe, ne peut représenter qu'un état d'âme général. Plus conventionnel en soi que le Récitatif et que la Mélodie du deuxième type, et plus éloigné qu'eux de la déclamation poétique, l’air favorise beaucoup moins la finesse de l'expression, mais il possède l’avantage d’une puissance lyrique plus grande, d'un « dynamisme » plus intense, dynamisme que les Italiens ont malheureusement affaibli en soumettant leurs ariosos à une réglementation étroite et dogmatique.

Mais il faut bien se garder, — et c’est là ce que les musiciens ont rarement la sagesse de faire, — il faut se garder d'établir entre ces divers types mélodiques

Cest bien sous les espèces d’une monodie P que la musique exerce sur nous, sinon les

plus complexes, du moins les plus suaves LOUIS LE NAIN. de ses enchantements. (Chav. Ill.) III LE JOUEUR DE CHALUMEAU

Sur le trottoir de la grande ville, la guitare de Ja rhapsode ou le violon du camelot serinent aux badauds attroupés le dernier motif à la mode. (Chap. LIL.)

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