RAPPORTS DES DEUX COTES DE TV PENSEE
lecl qui juge et se détermine, opinion qu'il ne faisait que renouveler, clisa.il.-il , du stoïcien Épiclète, et du peripatéticien Shnplicius (i). 1 1 est bien évident , en elTet , qu'en nous les manifestations intellectuelles et morales ne sont jamais séparées, que c'est le sentiment qui en est la base et le commencement, que les idées ne viennent qu'après, qui l'analysent, et qu'il n'y a pas de pensée qui soit réellement et complètement indifférente à l'action. C'est là ce que Reid avait bien senti, ainsi que j'ai déjà eu occasion de le dire plusieurs fois , et il a commencé à exprimer cette union intime de l'entendement et de la volonté, en montrant que non seulement le dessein et la délibération, mais encore l'attention , qu'on rapportait d'ordinaire à l'entendement , ne sont que des degrés des facultés actives. Ces rapports intimes de l'entendement et de la volonté , et la dépendance où le premier est de la dernière , et qu'un système doit nécessairement représenter ,
(4) Descartes, De Mente hunwna , edente Louis Delaforge. — Épictète, Enchîridion, art. i, p. 43 du t. i de la traduction de Dacier , 2 vol. in-42, 4776. — Simplicius , Commentaire sur cet article , et Dissertation sur la Liberté , page 240 du tome n de la traduction de Dacier.
ces rapports , dis-je , ont été bien mieux sentis et bien mieux exprimés encore par Gall , et c'est là un desprincipaux mérites de son système, ainsi que je le dirai bientôt en en faisant l'examen critique.