SYSTEMES DE PSYCHOLOGIE
• Ml oui i; DE LA RAISON , DU LIBRE-ARBITRE ET DE LA VOLONTÉ.
Dains ce qui précède , je viens d'examiner les systèmes de psychologie sous le rapport du nombre et de la qualité des faits qu'ils em brassent, et que représentent les différens genres de facultés qu'ils admettent ; sous le rapport du caractère d'innéité et d'activité qu'ils accordent ou refusent aux facultés réellement primitives ; sous le rapport enfin des
relations qu'ils établissent entre les facultés morales et les facultés intellectuelles, et de la prééminence qu'ils donnent aux unes sur les autres. C'est là la partie théorique et inappliquée de ces systèmes. Il me reste , pour en compléter l'examen, à voir rapidement de quelle manière ils ont déduit de leurs principes les doctrines applicables aux divers intérêts de la société. Je veux parler des doctrines de la raison ,- de la liberté et de la volonté ; trois faces d'une même puissance générale de l'intelligence , et qui demandent à être considérées ensemble , si l'on veut éviter , autant que cela est dans la nature de ces matières, les divagations et les erreurs qui abondent dans presque toutes les discussions sur ces points ardus de psychologie. 11 est évident , en effet , que l'homme n'est un être moral et ne jouit d'un certain degré de liberté que grâce à sa raison , que cette raison elle-même est traduite et mesurée par le degré de liberté de ses actions, et que la volonté éclairée , qui lui fait préférer quelquefois le contraire de ce qu'il désire dans la violence de ses passions, n'aurait ni ce caractère, ni cette puissance, sanla raison qui lui donne un peu de liberté. Or, sur cette question de la raison , du libre