‹ Qu'est-ce que la phrénologie?Chapitre 24 sur 56 · PARTIE U'IM.Ioi • i ..', C. DE PSYCHOL · texte numérisé non relu

PARTIE U'IM.Ioi • i ..', C. DE PSYCHOL

taîre(i), cl Hume, « ((lie les dclerininations cl les actions humaines sont tout aussi nécessaires (|uc les effets physiques1, que souvent elles ont lien en vertu de causes tellement nombreuses , et peuvent offrir en conséquence des combinaisons tellement diverses, que les lois en sont souvent impossibles à établir dune manière précise , bien que ces lois n'en existent pas moins, et que la nécessité des eîîets n'en soit pas moins assurée (3). »

Que l'on se rappelle, en effet, toutes les causes, et même seulement tous les principes réellement distincts de nos déterminations et de nos actes, et , elTrayé de cette complexité de motifs, parmi lesquels la volonté est souvent obligée de prendre un parti , peu s'en faudra qu'au premier aspect on ne soit tenté de désespérer de la raison et de la liberté humaines. Ces principes d'action ne sont , de fait , autre chose que les divers besoins, appétits, instincts, penchans , les divers sentimens , les diverses affections et passions, les diverses aptitudes plus ou moins intellectuelles qui forment le fonds de notre nature affective et morale, et que

(1) Holthos , De la Nature humaine , ciiap. xn.

(2) Huitième Essai , Sur la Liberté et la Nécessité.

Reid a cherché à ramener à un certain nombre de principes distincts , ainsi que nous verrons plus tard Gall le faire avec non moins de succès. Mais ces appétits , penchans , affections , passions, aptitudes, malgré cette réduction , n'en sont pas moins distincts les uns des autres, soit par le sentiment qui constitue chacun d'eux , soit par les actes auxquels ils nous déterminent ; et de plus ils donnent lieu, en se combinant entre eux , à des sentimens nouveaux , qui ont aussi leur manière propre de nous affecter , et surtout de nous porter à l'action.

Eh bien , qu'on se représente tous ces principes pouvant agir , soit spontanément en vertu de leur nature propre qui s'éveille et se porte en avant d'elle-même , soit par suite de l'influence réciproque des uns sur les autres ; mais le plus souvent excités par l'action des sens , par celle même des viscères dont le jeu, tout organique , n'apporte pourtant à notre moi aucune perception. Qu'on se retrace encore ces appétits ,s ces sentimens , ces passions modifiés par le climat , les institutions politiques, l'éducation ; par ces dispositions générales et chroniques de notre organisation qu'on a nommées tempéramens ; par

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