‹ Qu'est-ce que la phrénologie?Chapitre 42 sur 56 · PARTIE PRATIQUE DU SYSTEME DE GALL · texte numérisé non relu

PARTIE PRATIQUE DU SYSTEME DE GALL

qu'il n'offre pas un germe très-idéveloppé et très-évidenf dans l'existence dune dos facultés

primordiales, ou dans la réunion et l'action simultanée de plusieurs d'entre elles.

La phrénologie , comme le remarque Gall , est donc bien éloignée de regarder toute édueation comme inutile, et d'abandonner à la fatalité du hasard le développement des qualités bienfaisantes ou des talens, non plus que la répression de celles des aptitudes que rend vicieuses leur nature , suivant Gall , leur excès seulement, suivant Spurzheim. La phrénologie enseigne , au contraire, toute la puissance des agens extérieurs, comme cause de développement des facultés , et comme mobiles instantanés de leur action. Si, comme je le disais toutà-l'heure, certains talens , certaines aptitudes extraordinaires se développent quelquefois sans le concours , ou malgré le concours des cireonstances extérieures , les facultés médiocres ont besoin de ce concours, et à plus forte raison les organisations faibles et égales qui forment la masse des professions , et où le travail et la culture ont quelquefois donné des résultats qu'on n'eût jamais obtenus de la nature abandonnée à elle-même.

La restriction considérable que les principes

de la phrénologie établissent dans le libre-arbitre et dans la volonté , entraîne , de toute nécessité , une grande indulgence dans les relations réciproques des hommes; aussi Gall el Spurzheim n'ont-ils pas manqué de faire de cette indulgeince mutuelle , un précepte moral découlant de leur système. Rien , en effet , de plus vrai que ce précepte , et si , dans certains cas , la sévérité doit prendre la place de l'indulgence, c'est beaucoup moins comme punition méritée par un agent bien peu libre, que comme un avertissement capable de le réprimer pour l'avenir.

L'appréciation des délits et des crimes , et l'application et la graduation des peines, basées sur les mêmes données psychologiques, devront être soumises aux mêmes règles. Une philosophie qui proclamait, ou à peu de chose près , cpie, lorsqu'on avait failli, c'est qu'on avait voulu faillir, et qui n'allait pas plus loin , devait demander aux lois des punitions et des vengeances. Une doctrine qui démontre que , par l'effet d'innombrables causes intérieures et extérieures de détermination , une faute n'est presque jamais qu'une erreur, le résultat d'un entraînement souvent invincible, doit laisser là ces mots de punition et de vengeance qui , sur-

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