Élimination des fonctions gouvernementales. Cultes
« L'ancienne Révolution , dit M. Proudhon , n'a point frappé <c le culte : eUe s'est contentée de le menacer» Double faute, qui « a été renouvelée de nos jours, et qui s'explique, à l'unp et à « Fautre époque, par une arrière-pensée de réconciliation entre ^ les deut puissances, temporelle et spiritueMe.
c( L'ennemi est là, cependant. Dieu et le Roi, l'Église et l'Ét- K'tet»^ telle est^ en corps et eu âme, l'éternelie contre-révolution. »
Oui : et aussi la Révolution. Ce qui prouve que le tout repose sôf des logomachies, c'est-à-dire sur righôrauçe.
'Quand on a un Dieu et un Roi qui ne peuvent soutenir l'examëni ce Diéii et ce Roi sont : la Révolution pour ceux qui veulent eka&iùer ; et la contre-f évolution pour ceux qui veulent empêcher l'examen. Mais , quand Dieu et Roi peuvent braver Téxaniiéfiït'
Dieu et Roi ne sont ni Révolution m contre-révolution; ils sent leur anéantissement; ils îlont Tovdire.
• ^ Le trionaphe de la liberté au moyen âgefut, ^ntinue « M. Proudhon, de les séparer, et, ce qiii moTJire rîmbéciUiié a des deux pouvoirs V de leur faire accepter comme un dogme c< leur propre scission. Maintenant nous pouvons Tâvouer sans a péril : devant la philosophie , cette dibtinôtioii est inadibis-
« Sible. » ; . . . . ':
Je suis charmé, monsieur, de voir que vous en conveniez/ et j'en prends acte. ■ '
« Qui nie son Roi, <îontinue M. Proudhon, nie son Dieu; ei <c vice versa. ».
C'est vrai, monsieur. Mais il y a Dieu par la force et Dieu pai; la raison ; Roi par la force et Roi par la raison. Qui nie je Dieu et le Roi par la force, affirme le Dieu et le Roi par la raison..
Le Dieu par la raison est l'autorité que vous, reconnaissea^y monsieur, Tétenielle raison; le Roi par la raison est le Roi qa^ vous reconnaissez, monsieur, l'homme véritablement libre, l'homme qui règne sur ses passions. Qui nie le Dieu par la forcç et le Dieu par la raison, le Roi par la force et le.Roi par la raison, est un insensé qui veut exister entre l'être et le. néant,
(( Il n'y a guère, ajoute M. Proudhon, que les répiiblicains de « la veille qui refusent de le compreuijfe,.» .
Erreur, monsieur. Je suis républicain de la veillç, et .vou§ voyez que je le comprends. .,^ ; ^ .
c( Mais, continue M. Proudhon, rendons hommage àjpos enuer « mis, les jésuites le savent. » . , , .
. Les jésuites, monsieur, ne sont pas des sois. Jls savent que Tautorité est aussi nécessaire au moral que Vatjnosplière au pj|iysique. Et, ne p.ou,vaot encore fair^ accepter U^utorit^ par la rai^^ son, ils veulent continuer à la faire accepter par la fSrçe : mémj^ en voyant que cela est devenu i^poss^)lç• ils veulent faire vivr^ la société autant que possible, espérant que si la raison, est. nér cessaire, elle paraîtra. Quand l'autorité par la raison se placera sur l'autel, et que le trône de la vérité sèfâ au seîritîé' 'chaque individu, les jésuites seront les premiers à abandoniiér rantoirité
par la force et la royauté du measoDge, Je désire que les prétendus philosophes ne soient pas plus récalcitrants qu'eux. .J'ai été l'élève d'un des jésuites les plus instruits de i'Esrope, uQ.des honunes les plus^ probes que j'aie connus. Sa prière de tous lea joursi en feisani sa théologie, était celle-<û : « S'il existe une «ireligion meilleure que la chrétienne , inspirez-la-moi, mon « Dieul et j'irai l'embrasser. » S'il avait vécu jusqu'à présent, il aurait dit : « S'il existe un Dieu impersonnel, révélé par la raiff son et désiré par Fénel^n, qu'il paraisse à mon intelligence» et (c j'abandonnerai Tidole personnelle. » Ce qu'il aurait énoncé, je le prononce en son nom : car je lui dois ce que je suis.
« Ce fut Robespierre, continue M. Proudhon, qui le premier, « en 1794, donna le signal du retour de la société à Dieu. Ce i< misérable rhéteui^, en qui Vaine de Calvin semblait revivre, ce et dont la vertu nous a fait pins de mal que tous les vices des « Mirabeau, des Danton, dés Dtimouriez, des Barras, n'ent toute i sa vie qu*utie pensée : la restauration du pouvoir et du culle. « îi se préparait tout doucement à Celte grande œuvre, tantôt « en envoyant de pauvres athées, d'innocents anarchistes, à la <c ^tHotine; tantôt ëtl doitnarït des sérénades à l'Être suprême, « et enseignant au peuple le catéchisme de l'autorité. Il mérita « que Tempereur, q'iii s'y connaissait , dit de lui : Cet homme « avait plus de suite qu'on ne croit. La suite de Robespierre, ic c'était tout simplement de rétablir l'autorité par la religion, « et la religion par l'autorité. Huit ans avant le premier consul, « ftbbespicrre, célébrant des àuto-da-fé à la gloire du grand Arc( chitecte de V univers, rouvrait les églises et posait les bases ï^'Au éoncordlat. Bonaparte ne fit que reprendre la politique du «^"pèdtife dé prairial. Mais, comme le vaiiiqueur d'Arcole avait ï^ett de foï k réflficacité des dog;mes maçonniques, que, d'aîl- Wleiirs, il ie se i^htait pas dé fôrce à fonder, à l'exemple de ii'M&hoitfét, une Hotfvelle religion, it^e borna à rétabhr l'ancien «f 'ttite?, et èonchit, pour cet objet, un traité arec le pape. »
l»»'"'-- -; II--. •
...JP^p]|ra«aoS; ce passage^
, Je-we félicite pas M. Proudlion sur son mépris de U vertu e(
,mn «drmratlMi CK)m|^atl¥6 4/^ vices. La verte aM tcH^ours respectable et le vice méprisable. ... ,.,., .;
Si Robespierre a ttdiilu rétablir te Qiea personnel ente fÎBîSsanl descendre du trône de la foi^ pour Tasgeo^r dur le irtifiê du ma- Ument, Vest : qu'il se sentait incapable 'deTéierer sur VwêMI du raisonnement; etquMl savait que Dieu, ou Tautinité^^eal néonsaire à Texistence de Fhumanité. Ce que Je viens: de dire^ }• vais le démontrer : ; ir-
■ «'Ce n'est pas ûttè falMe preuve défe'f^rôgr^H 4e la ïàfeôtt hu- « maine, dit Robespierre, que l'embarras que j'éprouve ai tf^iter « cèlfe' question, etTespèce dé nécessité où' Je crois irié'tf(Jàver
« de faire une profession de foi, qiit, d^ns d autrè'^ tétn|ys (m'dans « tfatitr^fè lii^ux, tfâufait pas été impiifilè. Mon Dfeu,' c'est 'delui «Wùlcréatoù^ honàmes pour i*égalil^'et le^b6tihetti*;"i?èit * " * qui protège les opprim'és et ^rfi èxteflftlnè les fyrailis ; riiôb , c'est celui dé ïâ justice et'die ÏTÎlitoanJté !' ïe 'tf aîtee
«câùi <x culte
et jlâs l[)lùs qu*un àutfe ïe pouvoir dés ptétres 5 c'eÉt uneèbaine « idte jptuî donnée' ï VbtitUanHé ; mai^ c^éM'tfrie éluline invIMèle, « attachée aux esprits ; et la raison seule peut là fim^^ei^ Le m^U^têlûieur peut aiderlaraiêoh; maiêil nepeutda f^ippUer ; «Il îl ne doit jaÉais rester e» arrière^ î| doit /ettcùm moins la «( devancer trop vite. » » ,.. ■iv.;> ri . .u.:
' Éfcontéàs nisintcinatrt : ' " "* ' •"
,„i^Çdtti, dit jp^obiç^efte, . qui piçitf rempUcer Jji ïl^y^çyixÉ (le ff iOieu pej;spu?iel} idansli» s^^tèpae ,dç la vie. sippi^|çjj^^,"^à i»e3 « veux un prodige de génie ; celui qui, sans l'avoir remplajçée> n^ « songe qu'à la bannir de l'esprit des hommes, me paraît un pro-
€ dige de stupidité ou de perversité. »
IS.Florésd an ii.
Voyons, monsieur Proudhon, répondez ! Avez-vous remplacé la Divinité dans le système de la vie sociale ? Est-ce parce que Robespierre vous a condamné à l'avance, que vous voulez le faire jeter aux gémonies?
SoiSfàte â été mànypisé par des prâtt^s qoi YOttlâfiètat ii^userVèr le despotisme. '« ' -' -•• ^ ' • ' ' * .'
.' R()beisftteilre.a été B^rtyrisé par de pi^tendus philosophes vou bat s'emparer du despotisnie des prêtres. - i ,:; »:: . !>
!i' 'Quant à la» mort de Robespierre, elle est biêm.au^efissuB'dela
-BlOrt'de Spitrate."' • :■■' .>;••'• .-î- ■■ ■. - i: '- . ;'i :U\'yi\^. ;.''•:•:.:
Socrate a i*eftisé de fuir. !" > ;.: .i l; . }>j
Robespierre a refusé de vaincre. .m-, •
.jjSpçrajlç e^t Bttort au sejn, de jça. gloire et J)|iij;n|^ ^eSjPNrs de ses amis. . . , m ..
, |E^Cjl;)espierre est mort dans l'opprobre, et|Cpuvçrt,du.mépris de ^eux pour lasguqli^ il se sacrifiait.
; Du reste, j'aime à voir M. Proudhon comparer 1 Empereur à ,{io|)esp^èrre. Tous le^ deux ojit, pu se troopper. Mais ils ont été ^jff^ cœurs tes pl,us^onné(es de la Réyptution; et, comme, également vertueux, ils devaient iêtre également méprisés^. . .
: « On.pjt; sait plus, aiùaurd'buif continue M* Pff)ud|)oi),!,ljesq|i|eJl^ m»i\e plus de pouypjr.en France , des 'jésuHç$.jpfl ^^ rej^^- •^ sepiaiat$? » wv , •■•■.,•. •» v.,.. ■-.•^ : ; -.(iv, /■;»,', 'j-",n'.'';.i'j. »
< Ët^ à ^ui là âinte^ à'ilTous plaitf. sinon 1 «eux qpi \v€%iteilVbdiiikiria Divinité deFéspritde&homioes avant dei'ajyoitïempUtcée dans le système de la vie sociale? «jo»; !* :-. ■ .»
S'il liy avait dé^ choix qu'entre Taiiarchie ou l'absence d'autorité, et le despotisme ou une fausse a\49f]i^^J^^i)^iÇ|j^tfiBrais à genoux devant le plus vil des fétiches. L'anarchie, quand elle ÙW 'poiii^ àinsidéilde ddnitt^é ii^ssai^^ tèàx'pùl^nt^ giiérff', ranà^chfeV dls-jë; c'é^t' Wtàj^ dé 1-htt-
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