‹ Qu'est-ce que la science sociale? (volume 2)Chapitre 29 sur 35 · QUI DÉCIDE DU SORT DES PEUPLES · texte numérisé non relu

QUI DÉCIDE DU SORT DES PEUPLES

Si maioteuant il $e trouve quelqu'un qui ait la inoiudc^ velléité de se poser en prophète iiifaillibUe, je vais, lui eu donoer uu a^oyfiQ. bien facile; c'est de dire : ,.

« Avant peu, les iiatioualîtés s^. trouveroutr.jméantios au. «fin « de rbwnanité. »

Après avoûTi ep mystique, aitnaac4 sa p^opMti^| eofpmo' un prestidigitateur annonce son miracle, je vais lever le tapi^^et) montrer comment le prophète sera sûr d& sQAllÛtp *<

Les^ fractions sociales ea commuiiicâtioa^ inévitables, sont toujours devenues une par la forc^. Sous p^iuede vw les 'm^h vidus qui les composaient périr au sein de Vanarcbie, toutes ont perdu h nom fraetioaODirepQur pr^ndrd W^^ npm d'ieiuseml^le. Les ûmilles Bout devieaves uas bord^; les bordes sout deveuuen une tribu; les tribus soot dfiveuue^ uq^ ci^ér ^t ainsi d«; s^u^ft jusqu'à l'état actuel des QMionA)it4a. M <^hf toujours eiu ^i trouvant, par la form, places ^u« un mfu& 4roit;. sou&un^ même sanction.

Maintenant, la même oéce«dité de ^'mir ms^ pou? les na^ tions, comme elle a existé pour IdStleactiPQ^ portait le^ now.^

D'un autre oôté, la forcç, eu {Hrés(»oa^ de riuoomprmibimé! de l'examen, pe peu! plus i\m tf^jAsIorm^en di^oit, ^t la force bruule est incapable de servir de ba9^ dordr^ stable A^i9 à ^ plus pettte fraction aooialo pQSsiMo- ; ; >

U faut donc) . ; < i : .:

Que ka fFactiona sationales pérâseril; ou qua rbumaïutépé?: risse.

£i, ^mme les feactioas mUmiatea nfi penv^NU se fondfdt au setn de rhumanUé, que p^r If tt&tenoee é^w|^ droit oofomun, i'mm safldioii commune; et que, laiipca nAjpmtvaiit plus être iXMBên formée eadcoit, io peut pliia<4lire saufitioR ;fomm«ae;.|liiiil6ii

outrais ...= •«.. .ij:-.- . 'i.-:; ' M •.: 1» . •. • *. = j. ; Jil ;/iw

Que le droit réel, la sanction réelle, slmposant humanilaireivieuc : d'Une* part, par leur nécessité bientôt reconnue ; d'une autre, par leur incontestabilité : apparaissent ; (yi que t'humanité périsse.

'Et, comme le droit réel, là sanction réelle existent; et que leur réalité peut être Ifieontestablement démontrée ; l'humanité ne périra point.

'Bonc, les nationalités seront bientôt anéanties : puisque, jusque-là, il n*y a plus d'ordre stable, plus de stabilité possible. '

C^est infiniment plus clair que Barucb, te prophète chéri de La Fontaine.

Revenons à Taùteur :

r Remplacer, dit^il, entre les nations de l'Europe l-état de « nature par l'état social, telle était donc la pensée de Tem- « pereur..... »

Gela prouve le génie de l'empereur. Mais, pour réaliser cette pensée, il n'y a de possible : que la Monarchie universelle; uuque la République universelle. La Monarchie universelle : c'est le règne universel de la force ; à une époque où la force n'est pas capable de régner, même sur la plus minime des fictions sociales. La République universelle : c'est le règne universel du droit. Mais, vouloir établir le règne universel du droit, avant d'avoir anéanti l'iîgnoTance sociale sur la réalité du 4roit> est un mysticisme ou une utopie : ce qui est la même chose. L*emper«ur, ^eialement parlant; était donc un grand mystique, un grand utopiste : ce qui, je le répète, est là même chose. Maintenant , ce que je viens de dire, Fauteur va le prononcer.

a Toutes ses combinaisons politiques , continue le publiciste ^ « tendaient à cet immense résultat; mais, pour y arriver, il fallait c amener T Angleterre et la Rus^e à seconder franch^nent ses ff vues. »

- Oui, mais comme l'Angleterre^ la Russie ne som ni mystifÊséê iii utopiques j qu'elles savent que la paix, entre les nattdMi n'efet bonne t que ;pour amuser 4es oisifs dans an congrès, el ié!^ ^empêcher de plus mal eaq[>k)yeri leur temps; comme elles savent : que, tant que des nations sont en contact, il n'y a de

paix possible que par la mort de toi^tes moins une ; elles ont tué l'empereur pour n'être point tuées; et elles ont agi fovi sagemeut. Maintenant, la bataille est entrei elles deux : jusqu'à ce que la guerre devienne universelle. C'est seulement alors que les nations s'apercevront : qu'elles ne sont que des imbéciles ; et que c'était par le reconnaître qu*il fallait commencer.

C'est peu pdi, direz^vous. C*est posffible. Alors, dites à la raison : qu'elle est une impertinente.

L'auteur maintenant va citer l'empereur :

«« Tant qu'on se battra en Europe, a dit Napoléon^ ceia^ra (c une guerre civile. »»

Et pourquoi en Europe, s'il vous plait? est-ce qu'il y a plus loin de l'Espagne en Afrique, que de l'Espagne en Russie? est-ce qu'il y a plus loin de la Russie à la Chine que de l'Espagne ï la Russie? partout où il y a guerre au sein de l'humanité, au sein de la civilisation, il y a guerre civile. Est-ce que, par hasard, vous voudriez ne comprendre que l'Europe dans la civilisation, et traiter le reste de barbare^, comme les Chinois traitent de barbares tout ce qui n'appartient point au Céleste-Empire? ce se*» rait aussi par trop Chinois!

<(« La Sainte-Alliance, fait dire l'auteur à l'empereur, est une a idée qu'on m'a volée. »» »

J'en suis fâché pour le géuie de Teropereur. Au lieu de s'amuser à une utopie, il eût mieux fait de reconnaître la nécessité du droit réel, et de chercher à l'établir.^ lilais, malheureusement, l'empereur était à hauteur de la prétendue science actuelle; il croyait que le droit réel : ou n'existait pas ; ou que, s'il existait, il ne pouvait être démontré ; il croyait que les masses étaient faites : pour obéir ; pour accepter pour droit, ce qu'il plaisait aux forts de leur présenter conDme tel ; et l'empereur se trompait. Ses intentions étaient bonnes^ comme le sont en général celles des mystiques ou des utopistes. Mais le proverbe est toujours li : L'Enfer est pavé de bonnes intentions.

fit C'est-à-dire , ajoute Tauteur, la Sainte-Alliance des peuples « par les rois, et non celle des rois contre les peuples. »

J'en demande mille par4ons,à Vdul<^ur« mais ceci esâ aussi du

ïï^siStistùè. IM' Voie M* sont f^ a^S^ ^t^ -pour allier tes pea^ pte»; INfi^èkf pMf f^^ter «ètTé1f^iigite;deè> tdtsi M te sera tdiit 4Vfl jr tfUta deè Md/ ft n^ÉI qii'dn règHé qâl uiKiiMr, qd^tin règne <l[à tt^âil point beâoifl de diviser peaf éatisièt et pour persister i (fèit celiii de k vértté.

Mais, disent kîflf rtyitfqnes v il h'^ a pas de térlté. Soit , mes èhfkntst Au lien de Mrti smV la vérité' du pnils, vous annez mieux la nier. Marchez! Qutftfd véài^ Sërei? tëmMs dan^ lepnits^ vous clamerez. Allez et tomMl^'Pïïn'^nt bonlflÉe n'est pas assez pttissaht p<Mir vëtt!(nM)ttre &.WII^ dëS t;amisoh>is A^ force.

«La politique de l'empereur, continue le publiciste, consisif iaft>; . . ^ i • . k faire reposer soii sy^tdme. ..;... sur des inté-

^ Des intérêts généraux satisfaits, compatibles avec l'existence des nàiienalités ! IJtopie ! Mysticisme !

. ' Jte suis fâché de voir Tâuteur adhérer à de pareilles utopies; ^!e génie de Femperéiir répudierait maintenant. Par son mé^ rite, il esl digne de les répudier, comme l'empereur, je le répète, les aurait répudiées, s'il ay«ft vécu jtisqu'k présent.

« Hollandais, dit-il, Romains, Piémontah, hsd)itaHts de « firême et de Hambourg^ vous tous qui avez été étonnés de vous € trouver Français, vous rentrerez dans l'atmosphère de natio- « Mfité qui convient à vos antéeédents et h votre position. »

G'eat comme si on disait :

a Stemands, Bourguignohs, Bretons, Francs^ Comtois, etc^y vous^ qui êtes étonnés de vou^ trouver unis, vous rentrerez dans raimoaphèa* d« fraction qui convient à vos antéoédents 61 à vot4Pe position. )» L'auteur ^ donc oublié ce qu'il a dit d^s ean^»* tOM.Buiflse^V

<t Pouf cimenter, dit Pauteur, Passoeiatiou européenne, « f empereur,, aaiyaiit ses propres paroles, eût fait ud&ptef un H, iX)de e«f opéen , «ne cour de cafifeation e«f opéemie .... ^ » >

Bien certainement, s'il avait été bruUiement le plus fort. Mbié voulpif ^, en présence 4» l1ueompr<«s6ibiKté de rexamen , hm^v Tordre sur la fproe, bmtailo; c'est du mysticisme \ dePûtopie. Et voul(»r^ en présonœdePigMrafiieescieialti m la réalité du droit

et de tlncompressibilité de Fexatneii, fbtfô àitoptèt socfâlediklnt, sans être le plus fort brutalement, un droit co nventionnet ^qiiefconqne, est encore da mysticisme ou ik l'utopie^. (M àcéttsdf les socialistes d*étre dès mystiquéis, des utbpf^s'. Eii époque d'i^drance sociale $nr la réalité du droit, et eri pféséneëide I%érompressibilité de l'examen, il n'y a, sotiâtement de |lOâ^iMé i que des utopistes, c'est^ii-dife ded ttiy^tî^tteë. Liaf^âe;^^ Aorté^ Aarcher, le puits les attend. ' ' ••

«Le gouvernement de Napoléon, pi»? aue tout autrè| con- <x tinue Tauteur, pouvait siipporter ta lieËRt^, par cette unique « raison que la liberté eût afTèrmi son trône, tandis qu'elle i^en- « verse les trônes qui n'ont pas de base solide. »

Malheureuse logomachie, eypre^isiQi) (J^îjpor^npp, pVsUoi» gouffre qui cpusUtue l'enfer de Thumani^éy

Pour l'amour de l'excellent bon Dieu, dîtçs-qoii,^ ^Ppo cç ûu^ signifie ce mot upEaiÉ socialement appliqvé.

Ce ne peut être : qu'obéjs^Éiqce vplojitgiré à ce q|ij est Qrâçpné ^ soit par la raison ; soit par la folie. Il faut être fou pour aifirmof que la liberté sociale est l'obéissance volontaire à ce qui est ordonné par la folie. La liberté sociale est donc l'obéissance volontaire à ce qui est ordonné par la raison, par le droit.

Mais, en époque d'ignorance sociale sur la réalité du droit , comment voulez-vous obéir à ce que vous ne connaissez pas ? Vous voyez donc qu en époque d'ignorance sociale sur la réalité du droit, parler de liberté ^fiidîeiiient appliquée, c'est être mystique ou utopiste ; c'est vouloir fee précipiter dans le puits, dans l'ubime. Soit! All«z!

(( Sans intérêt ideiitique, sans confiance absolue, dit encori; « l'auteur, aucune autorité n'est possible. »

Cette seule remarqiie prouve que l'autetir est iip^hoflonie i^un mérite distingué. Mais ^lors, ^qu'il om d^noimnoe? 4â08 la roiitfi) qu'il a ouverte l et diw :

« En présence de l'igWMrance sottlule sur Itf réfirHté du droiij « il n'y a de possible que è^ «rtptset deê fafbles. n Tttût qu'il y a des «Mis ef de» feiMe^; sMaleMMt, te* \tLV^

crées des forts ae peuvent être i^eutiques aux intérêts des «faibles. .,

« Eu présence d^ rignorance so^^iale sur la réalité du droit, « il n'y a d'autorité possible que celle de la force.

« Pour que la force puisse être autorité ^ il faut qu'elle puisse « être transformée en droit.

, ff En présence de l'iucompressiliiilité sociale de Texameu, au- « cune force ne peut être transformée en droit, fit Donc :

fit En présence de l'incompressibilité de l'examen et de Tigno- « rance sociale sur la réalité du droit, nulle autorité sociale u*est a possible!

<c Et, comme l'humanité ne peut exister , socialement, sans « autorité, et que l'humanité ne peut exister socialement, il faut : « que l'ignorance sociale sur la réalité du droit disparaisse; ou «que l'humanité périsse. »

Pour ne pas voir que la route, ainsi ouverte par l'auteur, est la seule qui puisse sauver l'humanité , il faut appartenir à un Bedlam quelconque.

tUf

« D'autres aussi le pressaient de saisir la couronne^ ea lui représentant les dangers de l'ahabchib» ce fak~

TÔKE COMPLAISANT QDI SERT TOUJOURS o'eICDSB A LA TYRANNIE.

a Guillaume resta inébranlable, il ne voulut pas usurper. »

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