CONGRÈS DE LÀ PAIX
La ctoyancç en t'àbsurdité^ paix PEbPÉtUELLE ENT^dÈJ LE8 NATIONALITÉS, Bst-ellê le Complément de la cHyawàéê en l'absurdité équilibre européen?
« Soutenir qu'une foule d'ÉglisM indépeo- « dantes forment une Église une et UNirair SELLE^ c'est soutenir^ en d'autres termes, qae « tous les gouvernements politiques de l'Ea- « rope ne forment qu'un seul gouyerDemeol^ « I7N et UNIVERSEL. Gos doux Idées sont ideotf tiques^ il n'y a pas moyen de chicaner. » De m aistu.
cr Et c'est vers cette folie que gravitent ki « membres du congrès de la paix. »
Colins^ Commentain,
Au traité de Westphalie, Tunité sociale, basée sur une FOI, se trouva anéantie au sein de la société chrétienne. Les chefe de pouvoir temporel, les rois, les premiers des révolulionnaires, s'affranchirent du pouvoir spirituel, personnifié dans le souverain pontife. Alors, toute justice, autre que la force, étant implicitement niée, les rois, les forts, voulant rester rois, voulant rester forts, cherchèrent à faire en sorte : qu'on seul d'entre eux ne pût devenir assez fort, pour avaler te autres forls. Ce nouveau moyen d'ordre fut nommé équilibre EUROPÉEN.
CK ihdyeil îi'â pas empêché une foule de fbrts ii^élre avalés. Mali, à mesure que des petits brochets sont engloutis par les gros, ceilx-ci s'efforcent ensuite, et avec autant de succès, i^établii* tin noiivel équilibre. C'est la mer à boire.
Jusqu'eil 1789, les peuples furent considérés comme oAosés, coimme chair à canon ou comme chair à échange, ou 3onime chair à compensation, comme réjouissance^ pour parler l'argot des bouchers. Mais, depuis 89, les forts oiit 5U â s'inquiéter : non-seulement de l'équilibre au sein des naioiié; inais aussi de l'équilibre au sein de chaque nation, où les nasses se refusaient à être chose. L'obstacle à vaincre, pour 'éclliilibrfe européen, était donc l'ambition; et l'obstaclb à ^dint^rë, pat* chaque équilibre national, était là rétolution,
La révolution menaçait chaque État.
La politique de chaque État consista donc : à se garantir de ràmbitîon extérieure ; et, de la révolution intérieure. C'étail Une complication diabolique.
Si, en 93, les forts s'étaient entendus pour étouffer la révolution en France, l'anarchie révolutionnaire eût été ajournée à cent ans. Mais, l'équilibre européen vint s'opposer à cette entente cordiale, et la révolution fut sauvée. ' feti 1814, les fbrts s'unirent en faveur de l'équilibre européen détruit par le plus grand homme du siècle, lequel aurriilpii établir Pi«Wî7^ sociale, s'il avait été sur la bonne voie. Polit' Vaiiiere le grand homme, les forts appelèrent la révolutioii 9 leur aide. Le grand homme hit vaincu; mais la révolaiidâ triompha.
Jusqu'en 1830, la féodalité nobiliaire avait suffi, tant bien qiie mal, pour venir en aide à l'équilibre européen. A cette époque, l'équilibre européen s'aperçut qu'il était trop faible polir s'opposer en même temps : et aux ambitions extérieures; et aux révolutions intérieures. L'équilibre européen appela à soH àldc la féodaîilc flnaricière/ C'était appeler les corbeaux à (Jârtâger la curée. Los corbeaux répondirent sur toule la rd3è des vents. Et le congrès de la paix fut fondé.
Il s'agissait : dé sacrifier l'équilibre européen, à la conser-
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vation de chaque équilibre national ; de former une assurance mutuelle entre les forts^ pour maintenir universellement Texploitation des masses, au proAt de la féodalité financière.
M. Auguste Comte est celui qui a le mieux exposé comment la féodalité financière devait être constituée pour réussir. Hélas! les ingrats ne l'ont pas compris. Et le congrès de la paix, ne Ta même pas nommé une seule fois.
Il faut avouer aussi : que, la*malheureuse féodalité flnan-» cière a de bien grandes difficultés à vaincre, poui^rriver à Tft-^ brutissement des masses, qui seul peut assurer son triomphe» Si, cependant, les masses étaient seules un obstacle, peut» être, avec sa paix des morts, parviendrait-elle à les tromper. Mais, il faut aussi : qu'elle trompe les gouvernants; qu'elle» leur fasse croire que des vessies sont des lanternes ; et c'est moins facile que de tromper les masses.
Par exemple, le congrès de la paix des morts a voulu faire croire à Taulocrale russe, qu'il devait se borner à écraser la Pologne, la Hongrie, le Caucase, etc., etc. Qu'il devait enfin se contenter de recevoir une de ses médailles. L'autocrate s'est dit : J'ai déjà chez moi une douzaine de professeurs d'économie politique. L'empereur Napoléon, que mon père, comme un sot, a aidé à détrôner, affirmait hautement : qu'il suffisait d'une douzaine de professeurs d'économie politique pour renverser une monarchie même de granit. Toute ma noblesse est philosophe. Il se forme chez moi une bourgeoisie, plus dangereuse encore qu'une noblesse philosophe. ' Et, si je ne vais point à Paris détruire la révolution, la révolution, avant un quart de siècle viendra me détruire chex moi. Le congrès de la [paix est un sot. J'aurai pour m*aider, l'Autriche et la Prusse ; et, cela vaut mieux que tous les banquiers de l'Europe. S'ils ont de l'or, avec du fer nous le prendrons.
Ce raisonnement n'était pas mauvais. Mais l'Autriche et la Prusse ont une effroyable peur de la révolution. Elles voudraient bien rester neutres : afin d'aider au czar, s'il a chance de réussite; et d'aider à le dépouiller, s'il est le plus faibla.
CeM dangereux : rAutriche et la Prusse pourraient bien être écrasées entre le czar et la révolution.
Le congrès s'est jeté aux pieds du czar, l'a prié au nom de l'humanité d'épargner le sang, c'esl-à-dire la bourse du congrès. Le czar très-humain, a renvoyé le congrès comblé de
compliments, et le congrès est resté russe jusqu'à la
bourse.
Le congrès, sachant d'après son prince, l'illustre J. B. Say : ^u*it n'y a pas de mauvaise cause, en faveur de laquelle on ne puisse apporter quelque bonne raison (1), a voulu persuader à l'Angleterre : que, son intérêt était de laisser prendre Constanlinople par le czar, et qu'elle devait se borner i\ étouffer toutes les révolutions en Europe, fût-ce même en Pologne.
L'Angleterre a fait la grimace. Elle s'est imaginé : que, Constantinople pris. Madras et Calcutta pourraient être en danger; que Nicolas pourrait se joindre à François, à Guillaume, à tous les saints possibles, pour détruire^ en Angleterre, un système représentatif toujours plus ou moins fécond en germes révolutionnaires. L'Angleterre a même passablement maltraité le congrès, dans la personne de M. Cobden, son illustre représentant; et, peu s'en faut même, qu'elle ne l'ait menacé du supplice que jadis, le National en colère, prédisait à un grand homme d'État.
Le congrès se trouvait expirant, lorsque mon ami M. de Girardin, essaya de le galvaniser avec l'assurance des écus contre les risques de la guerre, conductrice d'une pile antirévolutionnaire.
Là-dessus la Gazette de France s'est fâchée toute rouge. Elle veut bien que la révolution soit écrasée, mais seulement par le droit antropomorphique ; et M. de Girardin veut l'écraser par le droit matérialiste. Ces Messieurs savent parfaitement : que, la révolution ne peut être détruite que par le droit. Mais, chacun d'eux aime mieux voir vivre la révo-
(4) Traité d'Éamomie poUtique-
lution, que de la VQir détruite par tiil droit qlii âë terait p%B le sien. Hélas! ils auront chacun Une écaille; et, la révolution mangera IMiultre.
J'ai déjà eu l'honneur de parler de la quenelle entre M. de Girarditi et la Gazette, c'est-à-dire : entre le congrès de la paix et l'autocrate; ou si vous l'aimez mieux : entre la âbti— veraineté de la bourse et la souveraineté de droit diviii. J^ demande la permission d'en exposer le dénouement.
La Gazette, vous le savez, définit le droit : ta raison d^ DiÊtJ; et M. de Girardih définit le DROIT : là raison dfel'homme. C'est sur ce terrain logomachique que la discUS- — sion s'est engagée. Je vais donner le plaidoyer de M. de Gi- — rardln. Je demande aussi la permission de l'intersemer d^ quelques réflexions.
Voici le titre et l'épigraphe du plaidoyer :