LIT
— 81 rtalntetiant VôMs n'étéS pas t^és-ta8t^^HtS sttf YMè (atit des matérialistes que des spirlldaltste^, te n'est p&s nia faute. Si vous voulez savoir ce que j'entends pat» le mot ifHB, le voici :
iNDlVlDVALltÉ RÉELLE, IMMATËIIIELLÈ^ ÉlERNELLE.
Les âttles existent-elles?
Question à résoudre.
— Vf —
liBERTË.
« Pour C6 Qui est du libre arbitre^ je con- « fesse^ qu'en oe pensant qu'à nous-mêmes, « nous ne pouvons ne le pas estimer iudé- « pendaDti Mais lorsque nous pensons à la « puissance Infinie de dieu , nous ne pouvons « ne pas croire que toutes choses dépendent (( de lui et, par conséquent, que notre libre « arbitre n*en est pas exempt. »
Descartes.
« Celui qui a fait les lois est bien yéritable- « ment l'auteur de tous les eâ^ets qu'elles pro- « duisent. -^ « « DieU| dit Descartes, est tellea ment la cause udiyerselle de tous, qu'il en « est de la même nlÂUiM la oauëè totAib. i
Bonald.
i le M p\k\ê obéir A ttn autni homlnô^ ou <c même à Dieu, qu'autant qu'il me fait vou- « LOIR moi-mâme. »
Bonald.
«( !1 h^y à t}u*tin fiién« t)têti QUi ôp^t tftui « «a Tovf . »
Saint Ï*aul, aux Corinthiens^
« Nous ne pouvons rien par nous-^èlliêl| « ni en bien ni en mal ; nous ne sommes que
« les INSTRUMENTS AVEUGLES DE LA NATURE. »
Voltaire.
€( Il est évident, pour ceux qui ne sont point « aveugles, que, sous l'antropomorphisme tu eôtflihb soliti lé panthéisme , le mot liberté « est ime expression non-seulement vide'dè « eetis^ naû «aeere absurde. »
doLiiïs, torh,mehtaire, (k La libeHA Vérttilblë> eéllë tiui lëtile est « digne d'envie^ réside dans le droit et le (( pôtVotR d^etel'cer bo6 facultés tteiott fee que « la raison nous conseille. »
M. Michel Chevalier, Lettre iut tof^mitaHéH dtl mvtHii AvrU « Et quel est le crl^rium pour distinguer, (c sôèiàletneitt et itidIviduellQtâeâi, dé qué là « raison sage conseille de ce qui est conseillé « pai-la faisôùfoUôt >)
« Je rappellerai que TouTrage où la notioBT a la plus juste de la liberté a été donnée , est (( le beau yolume que M. Charles Donoyer a « publié tous ce titre : Vindusirie et la mo- « raie 'dans leurs rapports avec la liberté, a Ce yolume a été refondu dans TouTrage (( plus récent du même auteur : La liberté du <( travail, dont en ce moment surtout je re- « commande la lecture. »
M. Michel Gheyalieb, idem.
« Quand M. Michel Gheyalier le désirera^ je « lui prouverai : que l'ouvrage intitulé : La . « liberté du travail, devrait avoir pour titre Y a L'esclayage du travail; et, que cet once yrage est non-seulement la négation de la « liberté sociale, mais aussi de la liberté de « Thomme. C'est un pur hommage au matétf rialisme. »
Colins, Commentaire,
Le mot LIBERTÉ renferme :
1* Le libre arbitre, liberté de chaque individu, abstraction faite de la société.
2^ La liberté sociale, liberté des individus au sein de la société.
Il est évident que si le libre arbitre n'existe pas, la liberté sociale est une chimère. Gela se comprend sans donner la migraine.
Libre arbitre.
« — Nous croyons toujours, dit une femme célèbre, qu'il « dépend de nous de faire ceci ou cela ; ne faisant point ce « qu'on ne fait pas, on croit cependant qu'on raurait pu « faire
« Vous lisez donc saint Paul et saint Augustin ? voilà « les bons ouvriers pour établir la souveraine volonté de <K Dieu; ils ne marchandent point à dire : que Dieu dispose a de ses créatures comme le potier de son argile; il en € choisit, il en rejette. Ils ne sont point en peine de faire
— LVH —
« des compliments pour sauver sa justice; car, il n'y a
« POINT D'AUTRE JUSTICE QUE SA VOLONTÉ. C'cst la JUS-
« tice même. C'est la règle, et après tout, que doit-il aux ( hommes ? Rien du tout ; il leur fait donc justice quand il « les laisse à cause du péché originel qui est le fondement de c tout; et il fait miséricorde au petit nombre de ceux qu'il t sauve par son fils. N'est-ce pas Dieu qui nous fait vou- « LOIR? N'est-ce pas Dieu qui nous délivre de l'empire du c DÉMON? N'est-ce pas Dieu qui nous donne la vue et le « désir d'être à lui? C'est cela qui est couronné; c'est Dieu c qui couronne ses dons ; si c'est cela que vous appelez le « libre arbitre, ah ! je le veux bien. »
(M"® DE Sévigné, citée par De Maistre.)
— C'est aussi clair, et aussi raisonnable que possible : une fois que l'antropomorphisme est admis.
Encore une citation de De Maistre. Seulement, je vous préviens, gare à la migraine !
« — Nous appelons agents libres ceux qui agissent avec « délibération ; mais, la délibération n'exclut point la néces- < site, €AR, le choix était nécessaire comme la délibération.»
(Th. Hobbes.)
« — On lui opposait, dit De Maistre, l'argument si connu : € que, si on ôte la liberté, il n'y a plus de crime, ni paroonc séquent de punition légitime. Hobbes répliquait : »
— Voyons cette réplique? ce sera d'autant plus curieux que c'est aussi celle des matérialistes. Mais^ et je le répète : gare la migraine ! je m'en lave les mains.
« — Je nie, répliquait Hobbes, la conséquence. La nature « du crime consiste en ce qu'il procède de notre volonté et « qu'il viole la loi. »
— Vous concevez ! une volonté nécessaire, c'est joli ! ce que j'en dis, c'est pour vous éviter la migraine. Si vous l'avez, mettez-vous un peu de carbonate, d'ammoniaque sous le nez. Les Anglais disent que c'est un remède souveraittw
— LTHI —
c — Le sage qui punit, continue Hobbes^ ne ]>oit pas « s'élever à une cause plus haute que la volonté du oou- « pable* »
«^ Ne doit pas, à quiconque ne peut rien, éSt encore trés- Jolif tiouvelledoâe d'&mmôniâque.
« — Quand je dis donc, continue Hobbes, qu'une action « est nécessaire, je n'entends pas qu'elle est faite en dépit • de la volonté, mais parce que l'acte de la volonté ou la vo- « lltion qui la produit était volontaire. »
'^ N'est-ce pas que c'est joli! Parmi nous, il n'y a que M. Proudhon pour établir des propositions aussi claifêS) H vous dirait : la t)olonté n'est volonté qU*à condition de ne poÊ^étre volonté. Eh bien! vous avez là le meilleur des arguments matérialistes en faveur de la liberté.
Ici De Maistre se met en colère*
« — Que signifie, dit-il, un aotë mlontaire de la libt^tét « Cette tautologie parfaite vient de ce qu'on n'a pas voulu « comprendre ou avouer que^ la liberté n*est et ne peut étr^ « que la volonté non empêchée. »
-^ Il êSt excelleht, M. De Maistre! il ne sait donc pas .: qu'il n'y a pires sourds, que œux qui m veulent pas entendre I
De Ifaistre continue de citer Hobbesa
« -» Elle peut donc, dit Hobbes en parlant de la voloBté, « 6\te volontaire et par conséquent crime quoique nét$$iair$^ « Di£U, en vertu de ta ioute^puissûnce, a droit de pumr