EXPOSITION
Nous flous pifoposonsî de tmiter de la sciewce sociale; et, de la rendre évidente au point : que, toutes les propositions qui la constituent puissent atoir, pour chaque individu, le même degré de certitude et d'incmttstàbU^ t que, lk SGNTiMEirr de sa propre existence.
Ces conditions de certitude et dUnconteiiabilité Sont nécessaires : pour que la soignée sociale soit une science réellement et non ÛlusoiremerU.
En effet, la réalilé théorique d'une Science -est relative à la certitude.
rinconleslabUité du raisonnement qui Teipose. Et^ pour qu& le rai* sonncment soit réellement incontestable^ il doit être un continuel encbainement d'identités et non d'analogies : puisque, toute chaîne de raisonnement où il entre une seule analogie, considérée comme identité, est contestable par essence.
Maintenant : le point de départ d'un raisonnement , même entièrement composé d'identités, doit être lui-même, et par lui-même, certain, incontestable pour chaque individu ; ou sinon^ le point de départ pourra lui-même être contesté; et, par conséquent, le raisonnement, c'est-à-dire la science, ayant un pareil point de départ, sera également contestable.
Et, ce point de départ doit être unique ; et tous les raisonnements doivent pouvoir s'y trouver rapportés : sous peu^e d'être privés de certitude.
Quel est ce point de départ ?
Le seul sentiment qui, primitivement, ait en lui-même son évidence, le seul qui, chez un individu, soit toujours le même que chez un autre individu; le seul, par conséquent, qui se trouve au dessus des analogies ; et, le seul qui, comme tel, puisse servir de critérium commun , de point de départ pour toute synthèse et de but pour toute analyse; est : le sentiment de sa propre existence.
Ainsi : tout raisonnement, même composé d'identités et non d'analogies, qui n'a pas, pour principe ou pour terme, le sentiment de l'existence, est essentiellement contestable, et ne peut être l'exposition d'une science réelle; et la science sociale, ne peut être une science réelle, qu'en acquérant le caractère d'incontestabilité relatif au sentiment de Texislence.
La science mathématique, par exemple, n'est elle-même une science réelle, quoique science d'abstraction, que parce que l'unité qui lui sert de base, est l' abstraction du sentiment de l'existence.
Dès l'abord, nous pouvons donc énoncer :
Qu'il n'y a d'incontestable, de non illusoire, de réel, de vrai : que ce qui, par enchaînement d'identités, peut être ramené, par affirmation ou par négation, au sentiment de Vexistence. Et encore : pour autant que le sentiment de l'existence sera démontré n'être point lui-même : une illusion, une apparence, un phénomène, une résultante de l'orgor nisme, une résultante de la matière.
En outre de la démonstration de la science sociale, ou plutôt comme ))ase de la science sociale, notre but est de démontrer que les sentiments d'existence, les sknsibilités , plus généralement nommée^ AMES, ne sont point des illusions, des apparences, des phénomènes, de9 résultantes d'oi^unisme, des résultantes de la matière; mais bien, dei^ réalités, des vérités, les seules vérités.
Et afin que, dès à présent, nos lecteurs puissent juger de ce qu'ils ont à attendre de notre travail, nous allons tracer la marche que nou^ ilûus proposons de suivre pour atteindre notre but.
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