EXCENTRICITÉS
Sous ce titre, je placerai quelques prépositions de M. de Girardin, qui ne supportent pss le moindre examen. Et, cependant, comme M. de Girardin est mal attaqué à leur égard, il s'enléie à les soutenir. Quand on es|; dans une mau- Tsise voie et que l'on s'obstine à ne point retourner en arrière, plus on a de force et plus on s'égare.
Ici, je ne ferai que citer; et, je n'ajouterai pas m $eul mot,
« «-- L'unité législative, l'unité d'esprit dans les lois, ne « saurait exister et n'existera que si Ton finit par réunir ^ans « h même main le pouvoir législatif avec le pouvoir exé- « cutif. . (les 52, n* n, p, 82.)
« Où serait, nous demandez^^vous, la sanelion qui répofh f drait de l'applicalion de nos principes? Elle serait dans le • refus de l'impôt réservé cQWkme m droit et prescril
c comme un myoie dans le cas soit d'atteintes portées à . i rinviolabiUté des libertés publiques, soit d'usurpation dé « pouvoir* Jamais aucune sanction plus formelle et plus ef- « flioace e)Usta-t*elle ? > . (Les K2, n^ ii, p. 1 02.)
€ Mfiii dans la combinaison de la PRESSE, tout serait c remis en question tous les ans. N'est-ce donc pas ce qui a € lieu dans tous les pays assujettis aux gouvernements re- « présentatife?» {Idem^ p. 106.)
< Tout le terrain que gagne en Europe le crédit, la guerre
< le perd. » {Idem, n^ m, p. 49.)
« Il n'est pas plus difficile de faire vivre un gouvernement « que de faire vivre un journal. » (/rfem, p. 88.)
c Crédit! c'est le nom du sphinx moderne. « Crédit I c'est le mot de l'énigme sociale. « Crédit! c'est la loi nouvelle du monde nouveau. « Crédit! c'est le lien de solidarité des peuples entre eu9. »
{Idem, n^ iv, p. 43.)
« Avec une bonne organisation administrative, il n'y a pas c de constitution politique qui soit mauvaise ; avec une mau- € valse organisation administrative, il n'y a pas de constitu- « tion politique qui soit bonne. Organisation administrative « simple, bonne, économique, tout est là. »
{Idem, n* v, p. 30.)
c Toute nation qui met la force au-dessus du droit et
< qui détruit une nationalité, s'expose h son tour à ce qu'on « attaque et à ce qu'on détruise la sienne. Il suffit que le « principe soit proclamé solennellement et rappelé avec «autorité en toute circonstance importante pour que « toute crainte de conquête illégitime prenne rang au nombre i des improbabilités politiques^ »
(Idem^ n** vu, viii, p. 245.) « Vienne et Berlin ont maintenant une tribune et plus de « censure. Aucune victoire remportée sur un cbamp de ba- « taille^ aucune citadelle militairement occupée ne vaudraient c ce double triomphe. • {Idm^ p. 247.)
« Il y a longtemps que nous avons imprimé qu*il arrivô- « rail un jour où il serait aussi difficile de se faire admettre « dans un régiment comme soldat, qu'il est difficile aujour- « d'hui d'entrer comme surnuméraire dans Tadministration « des douanes, des forêts ou des contributions indirectes. »
{Les 52, n^ ix, p. 24.)
« Comme il y a dix ans, je pense que le désarmement eu- « ropéen serait une grande mesure que réclament l'intérêt « delouslesgouvernemenls, celui de tous les peuples, celui « de la civilisation, de l'ordre et de la paix, celui même de « la conservation du principe monarchique. » {Idem^ p. 33.)
« Une guerre générale ne saurait donc être mise au rang a des probabilités. » {Idem, p. 90.)
a II n'y a pas besoin d'une armée considérable pour faire a justice d'une conspiration d'ambitieux ou d'une émeute «c sans causes légitimes. Cette tâche n'est pas au-dessus de « la sévérité de l'opinion publique et de la presse périodique. »
{Idem^ip. 111.)
« La liberté de la presse faisant le tour de l'Europe, c'est « la fraternité des peuples rendant impossible la coalition des « souverains.
« Or, qui dit avec sincérité fraternité des peuples, a porte écrit au fond de sa pensée ces mots : respect des
« NATIONALITÉS. » {Idcm^ p. 113.)
— Assez. Fraternité et nationalités sont deux expressions qui hurlent de se trouver accolées.