II
« foftCE qui est nécessaire aux États pour adsurer le respect c de leur droit et le triomphe de ce qui est juste, y
{Les 52, n^' vif, vm, p. 70.)
-^ Et comment ajoute-t-on à la force, etc.? Parle gain d*une ou de cent batailles. Toujours pétition de principe.
M. de Girardin veut le triomphe de ce qui est Juste; et il nie le juste et Tinjuste I
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Lvm.
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« — L'ordre, dit M. de Girardin^ qui n'est fondé que sur « rinlimidallon légale et la force armée, qst un ordre flraglle et qui n'existe qu'en arpparence ; ce n'est pas l'ordre, c'est la compression; au bout de la compression est l'ex» * ploslon. Malheur au gouvernement qui confie exclusive-
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ment son avenir à la fldélilé de son armée, à la vigilance « de sa gendarmerie, à la rigueur de ses lois I »
(Ze^ôî, n^i,p. 114.)
— C'est vrai. Cet ordre est le despotisme. Mais, en époque d'ignorance et d'incompressibilité de l'examen, la prétendue liberté opposée à cette espèce d'ordre, n'est que l'anarchie. Et, tant que le despotisme n'est point insupportable, les peuples le préfèrent à l'anarchie.
« — L'ordre matériel, dit M. de Girardin, a vaincu l'é- « meute dans les rues, mais l'ordre moral n'a pas dissipé « l'anarchie dans les esprits. » {Idem, p. 123.)
— L'ordre moral, Monsieur! vous le niez, en niant le bien et le mal, le droit et le devoir, le juste et l'injuste. Il y a pins : l'ordre moral ne peut rien dissiper avant que sa réalité ne soit : démontrée scientifiquement; et vulgarisée sociale* ment.
« -^Jamais, ajoute M. de Girardin, ne furent plus vraies « ces paroles empruntées à un écrit de M. Guizot : *
« « La société offre l'image de ce chaos si bien défini par « ces paroles : Chaque chose n'y est point à sa place, et il c n'y a pas une place pour clfaque chose. » {Idem, p. 124.)
-— Hélas I Monsieur. C'est inévitable, quand il n'y a plus
intellectuellement : ni bien ni mal> ni juste ni injuste, m droit ni devoir.
Maintenant, et je vous en supplie, donnez toute votre attention à ce qui va être proclamé par M. de Girardin :
« — Comment, dit-il, Tordre moral existerait-il au sein de « notre société, lorsque noire jeunesse est tirée en sens con- « traire par deux enseignements : renseignement religieux « qui s'empare de ses premières impressions, l'enseignement « philosophique qui les efface. » {Les 52, n^ i, p. 126.)
— Je prends acte : que, selon M. de Girardin, renseignement philosophique actuel détruit l'enseignement religieux actuel; et que, dans cet état, Vordre moraine peut exister. Il faut donc un enseignement religieux, que l'enseignement philosophique ne puisâe détruire; c'est-à-dire : un enseignement religieux basé sur la science. Mais, dans cet enseignement consistent précisément les distinctions du juste et de l'injuste, du bien et du mal, du droit et du devoir, sans lesquelles l'ordre moral, selon M. de Girardin lui-même, ne peut exister. Alors, pourquoi donc M. de Girardin nie-t-il le bien et le mal, le juste et l'injuste, le droit et le devoir? M. de Girardin prétend-il exister socialement sans ordre moral : ou réel ; ou socialement accepté comme tel ? ^