PAIX ARMÉE
■ « — La France, dit M. de Girardin, doit avoir assez de « la paix armée et de la liberté restreinte ; l'une et l'autre c lui ont coûté assez cher. L'épreuve est complète. L'expé- « rience a souverainement prononcé. »
{Idem, n®' vu, viii, p. 240.)
— Pas encore. Monsieur. Il faut que la France subisse kien des malheurs encore, avant de savoir : que, nécessairement, les armées durent autant que les nationalités; et les nationalités : autant que l'ignorance sociale sur la réalité du droit.
. «— Armée et liberté sont deux mots, dit M. de Girardin, « dont l'accouplement est un contre-sens prouvé par l'his- « toire. » (/dem, p. 271.)
— C'est dire, avec raison, que, jamais encore, la liberté n'a existé; car, il n'y a jamais eu de nationalité sans armée.
Du reste, si armée et liberté sont incompatibles; absence d'armée et esclavage sous le joug d'une autre nation, ou bien anarchie, sont inséparables : tant qu'il y a des nationalités.
c — 4 la place de ces mQ^ : làpaix armée, bàtons-nous,
« hàlons-nou», dit M. de Girardin, de mettre ceux^-d : la « paix organisée. » {Les 52, n** ix, p. 4 71 .)
— La paix, organisée au sein jde nationalités, dont le seul juge est la guerre ! que dire à cela?