‹ Qu'est-ce que la science sociale? (volume 4)Chapitre 50 sur 120 · SOLIDARITÉ · texte numérisé non relu

SOLIDARITÉ

« -— La paix, dit M. de Girardin, qui no repose pas sur

« la solidarité des inlérêts, qui seule fait la solidarité des al- « liances, est une paix précaire et dispendieuse; ce n'est pas « la paix, c'est une trêve. Malheur- au pays qui s'endort sur 0 la foi de. cette erreur de noms! » {Les 52, n® i, p. 11 3.)

— Mais, Monsieur, la paix ne peut reposer sur la solidarité des intérêts, entre des nationalités dont les intérêts sont essentiellement différents. Il n'y a même, en l'absence de religion , et par conséquent de droit, de solidarité possible qu'entre des forts pour opprimer des faibles. Et, en présence de l'incompressibilité de l'examen, cette solidarité est complètement éphémère. Il n'y a de solidarité possible : que devant un droit hypothétique et socialement accepté comme réel; ou que, devant le droit réel scientifiquement démontré, et socialement vulgarisé.

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