MO
« Ce que le magnigiiontge est à la gym- « Dastiqae, la sophistique Test à la partie lé- « gislaiîTe. j» Platoii.
« La raison est le dieu da genre homaiD, la « philosophie, la lomière de toutes les lu- « mières> Tautorité det autorités. Tunique avec torité. » M. Gomtni.
« Et, où se trouve le crikérium rationDelle- « ment incontestable, pour distinguer : la rai- « son réelle de la raison lUutobe; la philono- « phie réelle, de la philosophie illusoire; « Tautorité réelle, de Tautorité Illusoire? » GoLOfs, Comtmemtaire.
« L'école éclectique, pour l'appeler par son (I nom, est aujourd'hui maîtresse et maltreMe « absolue des générations nouTelles; nui
« OCCCFB TOOTBS LIS CHAUI8 DE L'OfâKIffin-
« HENT, elll en a fermé la carriers à toutes les « écoles rîTales, elle s'est fait lapart du lion; « elle a tout pris pour elle, ce qui est astea « FOLiTiQCB, mais ce qui est un peu moint « philosophique. Le public a donc le droit de a demander compte à cette école du poufoir o absolu qu*elle a pris, et que nous ne lui coo- «f testons pas d'ailleurs : elle a beaucoup fkit « pour elle, nous le saToos ; mais qu*a-t-elle « fait pour le siècle? où sont sits aravres. ses M monuments, les Tertus qa*elle a semées, les « grands caractères qu'elle a formés, les « institutions qu'elle anime de son souffle? il « est malheureusement plus facile de s*adret- « ser ces questions que d'y répondre.
« Qu'est-ce que Dieu! qu'est-ce que Tàme?
« qu'est-ce que l'ouiTers? Pourquoi y a-l-il u quelque chose? Le monde est-il étemel et a inGni,sans borne dans le temps ni dans Tes- « paee? L'âme est-elle matérielle ou immatè- « rielle ? Est-elle libre ou soumise à la néce»- « site? Sor%'it-eile à la dissolution du corps ou « périt-elle avec lui? Voilà des problèmes sur (c lesquels on propose à Thumanité de se ns-
« SIGNES A L*lGKOaA!ICE, A L'iHIHP^tlEXCE « ETEIKELLE. »
Journal des Débati, 6 notembre 184t.
« S'il existait une monarchie de granit, U « suffirait des idéalités des économistes ponr «c la réduire en poudre. »
L'Ehpeeeue, à Sainte-Hélène.
Ainsi la philosophie et l'éronomie sont à
n naître. La polUi«|iityMiuf |»biloto|iliie u cco- * nomie, e»t tui \«aiM«-aii an teio de la lempHe H et det eoMilf , prive de booMole et de 9MH « Ternail. » Cousi, Comfmêmtmirê,
Le jnmèrt partie du travail de M. Vidal, est intitulée : LxrotinoN de peincipes.
Le preaier chapitre a pour sommaire :
• DtMlhUêt kutnaines. — La scieuce sociale comprend : « r la FkHasopkie ; V V Économie ; y la Pdilique. — Rap- « ports qoi unissent étroitement ces trois branches d'une • Btee science. »
« — L*bomme , dit M. Vidal , en commençant ce dia- « pitre, a une destinée quelconque à accomplir.
« Cesl là, poursuit-il, une vérité d'inUiilion, une vérité « évidente par elle-même; elle n'a pas besoin d*étre démon- « Irée; car, sérieusement, on ne saurait la contester. »
«* id encore, saint Augustin donnerait joliment sur les doigts i M. Vidal. Une destinée i accomplir, présuppose la liberté de Tbomme, le libre arbitre. Or, le libre arbitre est abaoloaMOt incompatible, soit avec rantropomorphûtme, aoit avec le ptntbéisme. Et tous les deux embrassent encore ilm- ■aaité tout entière. Que parall-il à M. Vidal, de la vérité ^ •*• pas besoin d*étre démontrée? Quand, dés la pre» wère page de Touvrage, on veut établir une hypothèse eo vcrilè, que penser de Tensemble?
a ^Quelle est donc cette destinée? s*écrte M. Vidal. Voilà « ce qu*il importe de savoir, car, de la destinée déeoiile la « Borale, ou la science du bien et du mal, du droit el di « devoir. »
— Très-bien ! Mais y a-t-il des destinées? La morale, le bieo et le mal, le droit et le devoir eiistent-ils en réalité, ou ne soBt-ito que des illusions ? M. Vidal veut-il : que, même as mm ë« Matérialisme, il y ait des destinées? Mais, c'csl
là une opinion ; et une bien sin^liëre opinion. Alors, il y a aimi la destinée des eailloui. Sous Tantropomorphisnie, dans lequel M. Vidal parait être confit, il n'y en a pas davantage ; et,àcet égard, M. Vidal peut s'en rapportera saint Augustin, qui était aussi bon antropomorphiste que lui-même. A moins que la pierre, en tombant, n'ait aussi la prôlentioii d'sëeomplir iine destinée.
« — Pourquoi, dit M. Vidal, Dieu nous a^t*U eriés et mis a au monde? C'est la première question du oaiéobismf ; c'est « aussi la première question de pbilosopbiOi la question par « exceileocei qui domine toutes les autres, »
— Pardonnez-moi, Monsieur, il en est uns autre qui la domine : La création n'est^Ue point absurde? Il y a longtemps que l'M nikilo nihil est passé dans la philosophie; et, la philosophie s'scoorde peu avec votrs antropomorphisme.
« — A celle question, continue M. Vidal, un homiuç se* « rieux doit pouvoir répondre. »
— Eh I Monsieur, rien n'est plus facile que ()e répondre ; mais bien répoudre est peut-être plus difficile. Vous ne reftiserez pas à l'Empereur d'avoir été un homme sérieux \ et, à Sainte-Hélène, il disait ; Dire d'oit je viens, ce que je suis, ci je vais, tout cela est au-dessus de mes idées (7 juin 1S1 6).
« — Il faut absolument, dit M. Vidal, adopler une des « solutions connues, ou chercher une solution nouvelle. « Celle question est d'une importance extrême; elle eom- « prend virtuellement le problème social tout entier. *•
— C'est vrai. Si le matérialisme est vérité, nous sommes sans destinée; il n'y a ni droit, ni devoir, ni bien, ni mal. Si l'antropomorphisme est vérité, si M. Vidal a Tbonneur d'avoir été créé, il en est de même : selon saint Aufustin, Mslebranche, etc., etc.
« Quelleest, contiMUe M. Vidal, la destinée de l^honne, k de l'humanité? Répondei, mais peseï et médites Mon vas
« paroles., • car tout dépendra de la répons^ que vous allez
• lUre. •
«*- C'est encore vrai, tout dépend do celte réponse. Mais à q«i M. Vidal Mt-il celte demande? Est-ce à des individus? Cem-ei n'ont onlre eux aucun critérium commun pour être d'accord. Est-ce à la société? celle-ci n'a de représentant que la science; et, celle-ci proclame : que, sous l'aniropomorpbisae comme sous le paulliéisme, l'homme n'a pas de likerlé| par conséquent, pas de destinée à accomplir, et qu'au sein de la science, il n'y a encore qu'an tropomorphisme et panthéisme. M. Vidal, qui se donne comme très-partisan de Tantropomorphisme, a-t-il quelque chose de mieux à nous offrir?
« — Si l'on ne connaît pas la destinée humaine, continue « M. Vidal, ou ne peut connaître ce qui est bien et ce qui « est mal ; ce qui est moyen, ce qui est obstacle, on ne peut « distinguer le vrai du faux, le juste de l'injuste, l'utile du « nuisible; car, pour juger, il faut un critérium, un moyen
• ^Mloonqua d'appréciation ; on ne peut avoir do morale, « M M peut avoir de philosophie. »
— Menl très-bien t pour un individu. Mais il faut plus pêur la aooiélé; et en fiiit d'ordre social, c'est exclusivement i*aile qu'il peut être question. Pour la société, il no s*afit pas d'un critérium quelconque; il faut un critérium mfott, socialement iMPoaè, entendez-vous? soit par une poi basée sur une inquisilion; soit par la science basée sur une démonslraiion rationnellement incontestable. Vous ne voulez plus du premier. — Parfait. — Avez- vous le second? — Non. — Et, cependant, il faut l'un des deux, sous peine de mort sociale.
€ ~ Quiconque, continue M. Vidal , n'a point de notion
• delà dflitinéo humaine, quioonquo ignore où nous allons,
• où nous devons aller, ne peut pas indiquer une routo qu'il
• ne connaît pas, ne peut, dès lors, pn'^tendre conscienciru-
• aaamit fc diriger la société. >
— Très-¥ni! Hmstok, MoDsieDr, avez-vousuDe noUoQ nlioowQeBfiit iBontesUMede la destinée huinaiDe? Alors, fûles-ea put i la socâélé. El, si vous ne l'avez pas, com- Beot osez-TOBS prèleodre i diriger la société? Car, ne l'oubiiez pas, prétendre à enseigner, ^esl prétendre à diriger.
« — QoicoDqne n'a pas de norale, continue M. Vidal, « ne peut rigonrensesent distingiier œ qoi est bien de ce « qui est Bal, ce qoi est Trai de œ qui est faox, ce qui est c utile de ce qui est nuisible; dès lors, il n'a pas même « droit de critique. Que s'il rient nous dire : Mais vous « vous égarez, vous hiles fousse route! — Il su£Bra , pour « lui imposer silence, de répondre : Mais qu'en savez-vouset ■ que pouvez-vous en savoir? »
— AdmiraUement dit et admirablement pensé. Hais c'est précisément ce qui vous sera objecté : à vous,.qui êtes antropomorphiste , et par conséquent négateur de toute destinée humaine.
« — En résumé, continue M. Vidal (qui aime à se répéter « sur ce sujet, et je le lui pardonne de bien bon cœur), sans « une solution quelconque du problème de la destinée*. ••
— Ici, quelconque signifie sans doute ralionneUement mconteslable, scientifique; car, sans cela, ce ne serait qu'une solution individuelle ; c'esl-à-dire des solutions individuelles, dont le résultat social serait la plus effroyable des anarchies.
« — Pas DE RELIGION, continue l'auteur, PAS