RIEN
A peu près, est aussi très-joli ! Et pourquoi les animaux n'en sont-ils pas? Si M. Vidal se trouvait à la hauteur des sciences dites naturelles, il saurait qu'il n'y a aucune séparation réelle entre les régnes^ et que ce ne sont que des coupes arbitrairement établies pour faciliter l'étude.
< — L'homme, au contraire, être actif, sociable et inlelii* « gent, est plus ou moins libre dans une sphère déterminée. •
— Libre! sous l'antropomorphisme? Libre ! sous le panthéisme? En vérité! M. Vidal ne devrait point reprocher aux économistes de manquer de logique.
Maintenant, vous allez entendre M. Vidal, justifier implieitemônt les économistes :
t — n s'agirait donc aujourd'hui, dit-il, de trouver un « système économique capable de réaliser Tabondance pour c tous et la justice distributive. >
— M. Vidal ne se doute pas : que, sous l'antropomor-» pbisme comme sous le panthéisme, l'abondance pour tous, en .vulgarisant l'absence de tout droit hors la force, serait la mort de l'humanité.
« — Mais, continue M. Vidal, on ne trouve que ce qu'on « cherche avec persévérance. »
— C'est vrai. Mais encore faut-il que cequ*on chercbe ae suit pas absurde. Vous chercheriez la quadrature du oercle>
on la dtaonstration de raatropomorphisme, jusqu'à ia consommation des siècles, que tous ne trouveriez en tout temps que les doucbes de Cbarenton.
• -^£t pouf cherchéi*, continue M. Vidal, il faut au moins « être bieti convaincu que le nec plus ultra de la science « ne consiste pas seulement & savoir comment les choses se « passent. »
— CtÊi vrai. Mais, pour être socialement convaincu de eda, il faut auparavant que Tanarchie vous ait appris : que la science réelle peut seulement exister lorsque vous aurez mis la quadrature du cercle et la réalité soit du panthéisme, soit de Tanlropomorphisme sur une seule et même ligne.
< — Car alors, continue M. Vidal, il n*y aurait que des « descriptions â faire. >
— Voilà H. Vidal et les économistes parfaitement d'accord. Cest juste : lui et eui doivent conclure sous les mêmes pré-
« -^ Mais, à savoir, continue-t-il, comment elles doivent se passer. »
— Voici, Monsieur, comment elles doivent se passer : Sous l'ignorance sociale, relative à la réalité du droit, les
dioaea doivent se passer absolument comme elles se passent actuellement. Cest facile à prouver : il faut alors qu'elles soient comme elles sont, sous peine de non existence d'ordre moral. ^
c -^ Il faut enfln, continue M. Vidal, chercher d'abord ce < qui est utile et juste en principe ; puis chercher ensuite le « moyen de réaliser l'intérêt général et la justice. *
— Eh bien ! Monsieur, ce qui est utile et juste en c'est que l'humanité ne périsse point par l'anarchie: cela, il faut, tant que l'ignorance sociale sur la t drmt n'est point anéantie, que le paupérisme anéanti. Quant à chercher à réaliser le paug
e( ?is-à-vis de la raison supposée exister alors, il n*y a pas plus de monde moral possible, que d'êtres réels au sein du néant.
c — Les minéraux et les végétaux, dit M. Vidal, sont à • peu près aujourd'hui ce qu'ils étaient le lendemain delà « création. »
«— Le lendemain de la création est joli ! El la veille, s'il vous plait, qu'est-ce qu'il y avait? Rien? Et comment trouvez-vous, en face de la raison, faire quelque chose de