‹ Qu'est-ce que la science sociale?Chapitre 24 sur 36 · BE L'HUMANITÉ · texte numérisé non relu

BE L'HUMANITÉ

La justice et l'utilité sociales, pendant la première époque, consistent dans l'existence du paupérisme. Ce but est rempli par raliénation du sol aux individus. Alors le paupèrisoie existe nécessairement.

La justice et Paotorité sociales, pendant la seconde ^poqae,

— Ml —

consistent dans ranéantissetueiil deTignoranco sociale sur la réalité du droit ; ignorance qui doit alors se trouver anéantie, peine de mort soeiale. Mais, pour que cette ignorance être anéantie, il faut : que, la société sente le besoin éê eonnaltre la vérité d'une manière absolue sur la réalité du ifoit. Or, l'anarchie, par absence de droit, peut seule faire iwantlr ee besoin à la société. Il faut donc, à cette époque : 4M, la répartition des richesses soit telle, qu'elle conduise la plu possible la société à Tanarchie. C'est précisément ee foi se bit alors nécessairement. En effet, si les richesses SMl réparties d'une manière à maintenir le paupérisme, la iMisaaneede l'injustice de la répartition conduit inévita- II à l'anarchie; et, si les richesses sont réparties de \ i détruire le paupérisme, la connaissance de l'ignorance sociale sur la réalité du droit, conduit plutôt encore i VM anarchie universelle. Telles sont la justice et l'utilité soainlaa pour cette époque.

La Juatiee et l'utilité sociales, pendant la troisléOM époque. Il dans l'anéantissement du paupérisme. Ce but est li par l'entrée du sol à la propriété collective. Alors le est nécessairement impossible.

c 3* Quels sont les droits et les devoirs de chaque socié- $ laire?»

Pmdant la première époque, il n'y a de aociétaire que lea Ibrla: le reste est esclave. Les sociétaires alors ont le droit de eoBiniander; et les faibles le devoir d'obéir.

Fendant la seconde époque, les mots droil et devoir sont iiisolument vides de sons.

Pendant la troisième époque, le droit et le devoir sont parliitenenl connus par chacun ; ils consistent è obéir à ce qui est ordonné parla raison, se révélant par la science.

f A* Quels sont les droits cl les devoirs de tous?

La solution de cette question se trouve dans les solutions SI données.

Vous le voyez, Monsieur; c*esl court, clair et incoDU»table.

Au lieu de répondre ainsi, M. Vidal dit :

« — Il 8*agit, en effet, de savoir si chacun de nous pourri ou ne pourra pas satisfaire ses besoins, développer progressivement et harmoniqueinent toutes ses facultés, soi^ activité, sa liberté, sa moralité, son cœur et son intdli-' gence, participer aux jouissances sociales; enfin, acco»^ plir toute sa destinée.

« Nous examinerons comment ce problème a été comprii' par les économistes, d*abord, — puis, par les socialistes 9 nous examinerons si les différentes solutions fournies p^" les diverses écoles sont pleinement satisfaisantes, et peut^ être nous arriverons à cette conclusion, «c Le bonheur de chacun étant étroitement et indispensa^ blement lié au bonheur de tous, rii^ustioe devient un maii^ vais calcul, régoïsme une duperie ; dès lors il faut assurer à tous les hommeSj sans exception, la jouissance de Tiotègralilé de ses droits. Ce qui revient à dire : L'utilité générale commande la justice. Si les hommes parfois se montrent ii^ustcset égoïstes, c*est parce qu'ils ne comprennent pas bien leurs véritables intérêts ; c'est parce qu'ils ne sont pas encore assez intelligents. Il faut donc les éclairer, les instruire, dissiper leurs préjugés, mettre leur raison d'accord avec leurs sentiments; et alors ils reconnaîtront bientôt que le bonheur de leurs semblables est la garantie réelle et le complément nécessaire de leur propre bonheur. »

— Tout ce que vient de din? M. Vidal se rapporte exclusivement à ta troisième période; laquelle esl iocompulîble : avec l'antropoiBorphisme; avec le panihébme; avec rifiènation du sol ; avec Pexisleoe^ des nationatih»;. No» vemiK dal va donner les moveus d'anéantir : ngnurauce mr la léalilé du droit. c*e>l4-^lùe k» majeas é^u-

MMlir : ranCropomorphisnic, le pantliêisme, l*alièuatioD du iol| et reiistenoe des nationalités.

M. Vidal lermine Tavant-propos en disant :

« — Consultons d*abord les économistes. »

— Nous allons le suivi*e dans ses consultations.

« Tout boilime de parti toit dans no lint « ce qu'il veut y TOir. » Voltaus.

« On peut attendre an acte de désmléres«e- « ment sublime d'un homme Tertoeu, jamais « d'un parti en masse. Les partis ne sont ja* <v mais magnanimes ; ils n'abdiquent pas, on « les extirpe. Les actes héroïques Tiennent du n cœur et les partis n*ont pas de eoBor, lis ce n'ont que des intérêts et des ambitiont. Un « corps c*e$t Tégolsme immortel. »

M. DB LAHAnflHS.

a Un parti politique esta un parti qui M pc^ tt tend scientifique, ce que Tignorance est à la ce vanité. L'ignorance peut apprendre; la ti- (( nité jamais. » Gouxs, Commemtain.

et 11 faut que le but des partis soit Tagne et « indécis comme les passions et les chimères 9 lie chacun de ceux qui les composent. »

M. DB Lahâitiiul

(f Ce qn*il y a au monde de plus Tagns, de « plus indécis et de plus diimérique, c*est Tè- (' conomie se disant politique. »

GoLiKs, Commentaire,

n Le salut de tous est dans l*harmonie H sociale et ranéabtissemeDt de l'esprit de « i>artî.» MiRABBAC.

M Demander l'anéautissement des partis, fc tint que l'ignorance, mère des opinions, « D*est point anéantie, c'est demander on bà- « ton n'ayaut qu'un bout. »

CoLi?(s, Commentaire.

(f Toute secte est le ralliement du donte et <f de rerreur...

u II n*y a point de secte en géométrie ; on « ne dit pointun Euclidien, un Archimé<lien...

« On ne dit point en Angleterre : Je sois ff New ton i eu.

« Secte et erreur sont eïNONTMEs. »

VOLTAIBS.

Le chapitre T' est inlilulé :

« Système agricole. École de Quesnay et des physiocrates.

M. Vidal dit lui-même :

— ihô —

• — La théorie de Quesnay compte aujourd'hui fort peu

• de partisiDs; et en outre, la partie relative à la distribu-

• tiao des ricbesaes est le côté faible de ce système. »

— Aiosi, nous en voilà débarrassés. El d*un.

Le chapitre ii est intitule :

« École libérale. Ad. Smith et ses disciples. « — Les économistes libéraux, dit M. Vidal, n'ont pas de qsléme de répartition... »

— M. Vidal se trompe radicalement. Les économistes liléraiii ont absolument le même système de répartition que IL Vidal et que les prétendus socialistes : le système qui déflie de raUénation du sol, sur laquelle aliénation tous sont

a Ito ne peuvent même pas en avoir, continue M. Vidal. € lia racontent comment les choses se passent dans la so- € cîélè. Les écrivains de cette école font des descriptions, c aaîa ils ne font pas de théorie; et ils ont toujours soin € dTaiYiler le lecteur à ne pas se méprendre sur leurs inten- € tioM. c« — Le fait et non le droit, dit J.-B. Say, est ce « qui doit nous occuper ici. »» — ««La science de Téco-

• Bomie ne se compose point de systèmes inventés à plaisir, € aaus de la connaissance des faits dont la réalité peut être

• établie. — Elle examine ce qui est. — Chercher ce qui est € jMie est Tobjet d'une autre science qu'on appelle la mo- € raie; ce n*cst pas TafTaire de IVcoiiomie. »•

m — Voici un texte, dit en note M. Vidal.

«• — On voit partout des lois auxquelles les hommes et « les choses sont assujettis. Remarquez, Messieurs, que je

• a'esaBine point en vertu de quel droii telle ou telle Un leur c cal ifliposèe^ et en vertu de quel devoir ils s'y soumettent. « Le fait et non le droit est ce qui doit nous occuper ici. € rappelle loi, au physique comme au moral, toute règle à

• laquelle on ne peut se soustraire, sans m'inquièter de la m qMBlkNi de savoir si elle est équitable ou nom; si die est

^ OH bienfaisante ; questions qui sont l'objet d*iuie

« autre élude que celle qui nous occupe en ce moment. « (J.-B. Sày ; cours, 5^ volume, page 1 64). — Or, ici donc, « reprend M. Vidal, c*est bien entendu, la justice n'a rien i « faire : elle serait déplacée. »»

— Remarquez, je vous prie, que J.-B. Say a parfaitement raison. Il ne reconnaît, dit-il très-sagement, que celle à laquelle on ne peut se soustraire. Or, tant que la sanction religieuse n'est point incontestablement démontrée^ et à for-tiori, tant qu'elle est niée, il est toujours possi)>le de se soustraire à une prétendue loi, quand on est le plus fort. Jusqu'à présent, il n'y a donc à étudier que le fait résultant de la force; et toute autre justice est une hypocrisie ou une sottise. Si donc M. Vidal élait logique, il parlerait comioe J.-B. Say. Mais, la poutre imperceptible dans son propre oui, et le fétu perceptible dans Tœil du voisin, sont rhistiùre éternelle de l'époque de préjugés.

« — Si, parfois, continue M. Vidal, le cœur d'un éooDOc miste se révolte à la vue des iniquités sociales, c'est «t l'homme qui s'indigne, qui proteste; ce n'est point le sa- « vant, le théoricien. »

— C'est sage, parfaitement sage, tant que la sanction religieuse n'est point démontrée d'une manière rationnellemeat incontestable. En effet, donnez donc aux masses les moyens de s'instruire, quand vous n'avez à leur révéler : qu'il n'y a d'autre droit que celui de la force ! — Or, M. Vidal lui-même n'a rien d'autre à leur apprendre. — Concevez-vous alors le beau charivari social que causerait M. Vidal et les siens? M. Thiers a raison : Tant que l'ignorance sociale n'est point anéantie, l'instruction populaire est ce qu'il y a de plus anarchique. Et, dans notre époque, c'est même à cela seul qu'elle peut être bonne.

Mais, vont me crier les niais, vous donnez raison i M. Thiers, vous donnez raison aux réactionnaires; ils yont anéantir l'instruction du peuple; vous leur serez Tenu en aide. *

' le dévetoppemoDl de rioleiligeace des nuées, eu ! de nDCompressibilité deTexamenl Pauvres gens I «c essayer de comprimer Texamen. Une fois ^ resamen esl devenu incompressible, une année de despolest plus utile à la naissance de la société future, que vingt années d'anarchie.

« — La lAche de Téconomiste, continue M. Vidal, en se « moquant de J.-B. Say, consisterait simplement à décrire • le aal avec impassibilité, à constater la misère, à en en- « ragislrer les décès ; pois à laisser faire la maladie, à lais- ■ ser passer la mort. La fatalité {gouverne le monde... On « M peut aller contre les lois naturelles... — Tout s*équi- € libre naturellement et de soi-même, à la longue... au € moyen des fléaux et des catastrophes! La Providence elle- € même est détrônée ; elle est remplacée par le fatum, Tinexo- « raUe destin du paganisme. »

— Tout cela, pendant l'époque d'ignorance sur la réalité te droit, est aussi vrai que deux et deux font quatre. Seukmeit J.-B. Say et M. Vidal oublient une chose : c'est qu'il toidnit, ce qui est absolument impossible en époque d'incaaapressibilité de l'examen, pouvoir soustraire ces vériti^ tercpoqoe d'ignorance à la connaissance des masses. Sinon: des apprennent qu'elles sont les plus fortes; elles coupent to CM au riches ; elles prennent leurs biens ; et les plus forts dTcalre elles qui ont pris ces biens ont, è leur tour, le cou CMpè et leurs biens enlevés : ce qui constitue, ainsi que je rai dit, un effroyable charivari social. Voilà ce à quoi ■i. Tliiefs, Vidal e lulli quanti n'ont pas fait assez d'atten-

Après avoir exposé la distribution des richesses selon àâ. Smilb, M. Vidal cite le passage suivant du même au-

• « — Dans cet état de choses, le produit du travail n'up- • parlîeot pas toujours tout entier à Touvrier. Il faut, le 111. t7

« pi» ao tt ^cit , q^e edm<iU pvUi§$ mêC h p rêprii t m^ € éi CAPITAL qui l'a flùl tniTullef . » »

c Ainsi donc, dil M. Vidal, dès qm*!! y a aoooBBlaUoQ d^ < capitaux et lyp ry ria l iwi Ai «W, le prodnil di travail « n'appiitienl pas toat entier as trafaillenr. »

— C'est évident Alors le naître du sol, quand le sol domine le capital, œ qui existe sons la ftodalité territoriale, ne donne an travailleor que ce qa*il lui plaît de lui donner. Et, quand le capital domine le sol, ce ^li existe sons la féodalité nobiliaire oa financièie, soosle bonrgeoisisoM, le maître du capital prend la place du maître du soL

Dans tous les cas, le produit ne doit jamais appartenir en entier an travaillew, mais ma trmmUmÊn; car, en société, rien n'esl Eût par ua seul. Quand le sol n*est point aliéné, le travailleur doit payer i la société le loyer du s(ri ; quand il se sert d'outils qui ne sont point i Ini, il doit aussi en payer le loyer; de plus : il doit payer la protection de la société. Mais, quand le sol est aliéné, le travailleur, dans le produit, a la plus petite part possible; et, le maître du sol ou dn capital, la pins grande possible. Quand le sol, an contraira, est entré à la propriété collective, et que cette entrée a cessé d*étre anardnque, la part du travailleur alors est la plua grande possible, et la part du capitaliste la plus petite possible. Et tontes ces choses se font nécessairement sous le tamas /Ura: et, quand le sol est aliéné; et quand il est entrée la propriété collective. Vous aurez beau piétiner, maugréer, crier on Jn« rer contre le UristeM faire*^ il est, à Thumanité, en ftit de fé-* partition de richesse, aussi inhérent que iep$m$r.

Après cela, M. Vidal donne la citation suivante d^Adaai Smith.

« € — B&8 l'instant que LE SOL D'UN PATS EST DB« « VENU PEOPEiÉTÉ PEivÉE, les propriétaires, comme tous c les au 1res hommes, aiment à recueillir où ils n'ont pas semé; « ils demandent un fermage, même pour le produit naturel « de la terre. Il s'établit un prix additionnel sur le bois des

> IMb, tv rherbe des champs et sur tous les ftutts na-

> tiieb de la lerre, qd, lorsqu'elle était possédée en com-

> MD, ne eoAtaient h l'ouvrier que la peine de les cueillir, " H qui lui coûtent maintenant davantage. Il faut qu'il paie - pour avoir la permission de les cueillir, et il faul qu'il cède ■ n propriétaire du sol une poriion de cequ*il recueille ou « de ee qu'il produit par son travail. > »

• Ne dirait-on pas, continue M. Vidal, que Smith est un « disciple de Rousseau; qu'il a pris à tâche d'exalter la sau-

• vigme, de Justifier les aflinnations les plus hardies du fa- « Mn discours sur l'inèf^alitê. Voilà, certes, contre le droit

• iadividoel de propriété une accusation formidable. Vous « croyei peut-élre que Tauleur va demander l'abolition de ce « frtl appelle le monopole des propriétaires, ou tout au « matai eiposer ImmédialemcRt les avantages qui peuvent t eMirebalanoer ou atténuer les inconvénients de Pappro-

• priallOD ; défendre enfin, tant bien que mal, la propriété

• fiffl Tient d'attaquer avec tant de vigueur!.. — Point du

• IhL — Il conclut tout simplement que le fermage ou la

• iwle de la terre forme une troisième partie constituante « il prii des marchandises! ! ! Mais à bon entendeur, salut I

• Si Adtm Smith, après avoir catégoriquement posé los

• pvtaaiaaes, s'arrête, d'autres sauront tirer la conclusion. •

aérons charmé de connaître les conclusions ti« pv M. Vidal des prémisses de Smith. En attendant, MM aDoos prouver : que Smith a raison; et, que le fermage de k rente forme une troisième partie constituante du prix ém aardiandises.

La aol| pour la société, n*a que trois états possibli'S : I* L'ddat de sauvagerie, dans lequel le sol appartient aux ftas farts, brutaiement, et non à tous ; comme le disent si Mkaeoi Rousseau et Smiih.

8* L'étal d'aliénation aux individus, dans k*quel le sol it aux plus forts Uf/alement, parce que les forts ont ilaloî.

3^ L*élat de propdélc collective, dans lequel, excloûvement, le sol appartient réellement à tous.

Et, je le répète, le sol n*a pas d'autre état possible.

Dans le premier, les dangers du combat et Tavantage d^ la force brutcUe entrent nécessairement dans le prix des mar*chandises ;

Dans le second, Tavanlage de la force légtde entre nécessairement dans le prix des marchandises;

Dans le troisième, la rente payée à TÉlat, c'est-à-dire A tous, puisque te sol appartient alors à tous, et ne peut appartenir à tous que par le loyer du sol payé à tous, entre encore et nécessairement dans le prix des marchandises. C'est clair comme deux et deux font quatre.

c — Ne demandons pas aux économistes libéraux, dit « M. Vidal, plus qu'ils ne pourraient nous donner; n'^-

< geons d'eux rien au delà de ce qu'ils promettent. Ils se

< vantent d'être à même d'expliquer comment les richesses

< se distribuent. Voyons s'ils pourront remplir ce modeste «c programme. Étudions successivement le salariat, la rente

< de la terre, les profils et l'intérêt des capitaux. Voyons

< comment la civilisation a modifié la justice naturelle des

< sauvages ; voyons ce qu'ont pu y gagner les travailleurs. « Suivons toujours Adam Smith et prenons le chapitre Tiii « du livre P'. »

— Et nous, suivons M. Vidal ; nous verrons que luimême ne fera pas mieux que les économistes libéraux. Quant à ce que les travailleurs ont gagné à la modification de la justice naturelle des sauvages, dès que, par les développements des intelligences et des populations, la force brutale devint insuflisante, nous allons immédiatement le dire à M. Vidal : Les travailleurs y ont gagné l'ordre, c'est-à-dire la vie. Parce que, tant que l'ignorance sociale sur la réalité du droit n'est point anéantie, l'ordre, c'est-à-dire la vie de tous, ne peut se baser que sur le paupérisme.

« Los QAQW5 d*un domtf»tH|ue, len APPonmc- « HE!iTS d'un emiiloyê, let hcinoiaIIES d'un « âvoctt sont des MUires. •

Gamiib, ÉtémênttiU féeonomiê poiiiiqHe.

m Et aiiui les utTit avius des empereurs « et des roU. Voilà ce qu'il ne fauiirait jamais « oublier, i» Colim, Commentaire.

m yais, il y a salaires publics et salai- « re« domestiques. Puis, tant que l'intelU- «c genre u*c«t point dominatrice sociale, les « salaires publics Mnt n^essairement préle^rés « aui drpens des salaires domestiques. G*est « aussi ce qu*il faudrait satoir et ne jamais « oublier. ■ Couïis, Commentaire,

m En tout genre de traTail, il doit arriver « et il arrive enellèt que le salaire de Touvrier « se borne à ce qui lui est rbcissaiu pour lui m procurer sa subsistance. »

TriGOT, Béftexion eur la formation et la distribution 4ee ritkeeeee.

« Turirot n'avait pas distingue les salaires n domestiques des salaires publies. •

Couxs, ComsMfiMff .

• L4* np|iort des profits avec les salaire* « est un rapport d'hostilité.

« Cette bosUlité résulte de ce que le taui «« des |>roflts est en raison inverse de celui

• des salaireKy les profits baimaat quand les « salaires moulent, et s' vie vaut quand \t% sait la Ires deseendeuL •

Dt poxT-Wmri, Eseai eur lee relat.

du travail avec le capital.

m C'est frai pour l'époque d'I^norauee et

• Itour rr>|Hii]ue de rouuaissance ; mais seulem mvot |Ktur le« salainn domestiques. En

• qKxiuc d'iffnoraoce, le» salaire» publics « montant comme li-< profits. Ko époque de « roiiii.iissaucc, les «alaires publics montent « en raiM>ii dr la liaîMi* des profit». »

GouM. rommtnla^re.

Lb chapitre m esi intiiulc : École libérale. — Des

OAimBS.

YoM le prenifr eilreit d'Ad. Smith donné pfir M Vidal.

«c Ce qui constitue la récompense naturelle ou le salaire « du travail, c'est le produit du travail. »»

— Puis M. Vidal ajoute :

« — En d'autres termes, le salaire du travailleur de- « YRAIT être égal à la valeur du produit. »

c Voilà un principe et même un principe nettement et « hardiment poaé. Nous en tirons les conséquences, et ces « conséquences peuvent être résumées en cinq mots: k c eondamnaHon absolue du salariat. >

— Cela serait vrai, pour le cas où un hectolitre de Uè devrait appartenir tout entier et comme salaire au fermier qui Taurait récolté; car, dans ce cas, salariai signifierait: attribution par la force de tout le produit à un travailleur prétendu unique; lequel, vis-à-vis de la raison, doit payer: aa propriétaire du sol^ soit individuel, soit collectif, et au propriétaire du capital, aoit individuel, soit collectif, le loyer du sol et le loyer du capital, de Toutil qui lui a été prêté s'il n'en avait pas ; puis, en outre, la part relative aux salaires publics. Alors le salariat serait le vol, et le voleur serait le travailleur.

Tout cela n'empécbe pas que le salaire n'existe nécessairement : soit que le travailleur vole, soit qu'il soit volé ; soit que personne ne soit ni voleur, ni volé. La preuve en est, que H. Vidal accepte lui-même : que la récompense du travail ou le produit se nomme salaire. Ce qui trompe M. Vidal, c'est d'oublier qu'en 80CIét£ ; rien, absolument rien, ne se

un 0IUL.

s -«- L'accumulation des capitaux et l'appropriation des « terres ont donc pour effet, selon Smith, continue M. Vic dal, de foire hausser le prix de toutes les marchandises, c de toutes les denrées ; d'appauvrir les consommateurs d'ac bord, puis d'appauvrir le travailleur, au bénéfice des proc priétalres, des capitalistes et des entrepreneurs d'industrie.»

r- Ce passage fourmille d'erreurs. L'accumulation des ca-

B'eM ciiue que de blea-étre: soil pour quelques- «m; leil pour loue. L'appropriation des terres est de dan espèoea; i*une par quelque» individus ou même par un seul, est source inévitable do paupérisme ; l'autre par tous, est source inévitable d'anéantissement de paupérisme. Ensuite, chaque prix est nécessairement composé de deux éléments : Pun relatif au capital, en comprenant le sol dans le mot capital; Tautrc, relatif au travail. Ces deux éléments, dans chaque prix, sont toujours en opposition directe, en hosUlilé, comme dit M. Dupont-White; de manière que lorsque Tun est au plus haut, l'autre est nécessairement au plus bas. Tout prix possible est donc, dans son ensemble, loujovrs haut et bas, selon le point de vue d*où il est envisagé. Quand le sol est aliéné, le prix relatif au capital est loqlours au plus haut possible, et celui du salaire au plus bas. Qnnd le sol est entré à la propriété collective, le prix relatif au salaire est toujours au plus haut et celui du capital au phmbas.

• — Aussitôt que la terre devient une propriété privée, « M Ad. Smith, cité par M. Vidal, le propriétaire demande « pour sa ftfi presqne tout le produit que le travailleur peut

• y Mre croître ou y recueillir. — Sa rente est la première « déduction que souffre le produit du travailleur appliqué à

• hterre.

• Premier avantage, remarque M. Vidal, que Touvrier « retire de la civilisation. »

— M. Vidal se trompe; il y en a un autre: c*est que, sans l'aliénation du sol, il serait mort au sein de Tanarchie.

M. Vidal n*a pas remarqué : que, lorsque le sol est enin* i la propriété collective, la rente payée par le cultivateur porte chaque travailleur au maximum de bien-être possible.

« — Il arrive rarement, continue M. Vidal, citant Ad.

• Snilh, que Tliomme qui laboure la terre possède par de-

• vershii de quoi vivre jusqu'à ce qu'il recueille la moisson. « En général, sa subsistance hil est avancée sur le capital

Ce que Smith fient de dire est parfeilement vrai, tant que le sol est aliéné. Mais, quand le sol est entrée la propriété collective; quand toutes les intelligences sont développées; quand tous les individus sont dotés \ quand le crédit est donné par la société aux individus et non au capital, les bras ne sont plus offerts au capital, mais ils sont demandés; le capital n*est plus demandé par les travailleurs, mais les capitalistes viennent le leur offrir; la fausse concurrence n'existe plus entre les ouvriers pour offrir leur travail, ce qui est esclavage; mais la vraie concurrence existe entre les capita* listes pour leur offrir les capitaux ; ce qui constitue la liberté de l'homme, la liberté du travailleur, et l'esclavage du capital, ou la soumission, la subordination de celui-ci à l'humanité. Maintenant, laissons parler M. Vidal.

« — Et, comme conclusion, reprend celui-ci, Smltb ré- « clamera, et ses disciples réclameront après lui, le libre déc bat du salaire, dans l'intérêt de la liberté, dans rintéiét « du travailleur, qui doit nécessairement avoir le dessous, < qui doit succomber et subir les conditions du vainqueur! € économistes libéraux! »

Cest, Monsieur, que la concurrence est caractéristique de la liberté, de l'humanité. Mais, comme l'humanité, socialement, peut être tout entière libre, ou partie libre et partie esclave; il y a pour le second cas : libre concurrence entre les forts, au critérium de la force, pour exploiter les faibles; et libre concurrence entre les faibles, pour avoir le bonheur d'être exploités de préférence, afin de ne pas mourir de faim. Cette dernière concurrence est au critérium de la faculté de prostitution, ou aussi de l'aptitude au travail. Ces deux prétendues libres concurrences sont nécessaires, inévitables, tant que le sol reste aliéné. Puis, quand le sol est entré à la propriété collective, il y a libre concurrence entre tous pour exploiter la matière; et cette concurrence a lieu : non plus au critérium de la force, mais au critérium de la raison, au critérium de la Justice, alors parfaitement déterminée. -^

prèlendus socialislcs libéraux ! qui u'oDi pii distinguer la férilé de l'erreur, ni la liberté de reaclavagel

M. Vidal, après avoir reconnu que J.-B. Say va plus loin que Smith , lequel reconnail : que les entrepreneurs exercent un monopole à regard des ouvriers; que c'est là un mal \ doute, mais un mal néceuair$, ^oute :

« — Non, ccrtaiiicmenl, la misère des classes laboriouses ■ D*eat pas inhérente à Télat de dvilisation ; car on conçoit

• me dvilisation autre que la nôtre; mais elle est inhérente c à Mire régime industriel, à notre r6gimo économique. Il < a*tgit de modifier oe système et non pas de retourner à la « aMvaierie. •

— On CONÇOIT, dites-vous. Eh! Monsieur, désirer n*esl pis concevoir. Si vous concevez, comment il est possible d'anéantir Texploitation des faibles par les forts, pourquoi no le dites-vous pas? Vous êtes dana Terreur, Monaieur; b misère, non des classes laborieuses, car lea forts travaillent pour conserver Texploitaiion des faibles, mais la misère des masses, est inhérente à Tétai de civilisation : tant que flgnorance sociale sur la réalité du droit n*est point anéantie; et la cause matérielle de cette misère, ce n*est point le régime industriel, mais Tallénalion du sol.

t — Smith, continue M. Vidal, démontre clairement, à « Taide de développements que nous ne citerons pas, com-

• ment les capitalistes seront loujoun h même de dicter la « loi aux travailleurs. »

— CkiremenI et îonjùwrt! Il parait que M. Vidal accepte ee jufanenL Eh bien 1 Smith a seulement rsison, tant que le snl rasie aliéné; et le sol, sous peine de mort socisia, doit lisler aliéné, tant que Tignoraace sociale sur la réalité du droit n*est point anéantie. Maia, du moment que le sol peut eoirar à la propriété collective, sans causer TanareUe, le capital devient l'esdaTO de Thomme, t'eadave du tratailleur.

« — La consommation, dît plus loin M. Vidal avec beau- « coup de raison, est limitée par les besoins et par les rere- * nus des eansommatewrs, et non pas par le capital du ma- < nufacturier. Ce n*est pas tout de produire, il faut trooyer « à vendre; et si tons les manufacturiers è la fois augmoi- « tent leurs productions, où trouveront-ils des consomma- « leurs? »

— * Cette remarque est très-bonne, et renverse toute Téconomie politique, qui subordonne la consommation à la pro* duction ; au lieu de subordonner la production à la consommation. Hais il fallait dire pourquoi les masses ne peuvent consommer. Il aurait fallu montrer : qae, sous Taliénalioa du sol, le paupérisme existe nécessairement; et pourquoi le paupérisme est nécessaire h l'existence de lliumanitè; tant que Tignorance sociale sur la réalité du droit n'est pmni anéantie.

Après avoir cité Smitb, proavant que, dans notre sodèlè, les salaires sont nécessairement au plus bas pos^le, IL Vidal dit :

« — Ainsi donc le minimum de subsistance est le tasm « normal des salaires. Les salaires gravitent vers ce minî- «c mum fatalement, comme le liquide vers son niveau : — « C'est LÀ LOI. »

— - Oui, monsieur Vidal, c'est la loi : tant que la société, basée sur l'antropomorphisme ou le panthéisme et l'aliénation du sol, société que vous protégez, peut exister.

« — Quand il y a demande de bras, continue H. Vidal, « raisonnant d'après Smith, les ouvriers arrivent en foule ; « quand la demande cesse, la faim, la misère, tuent les sur- « numéraires : ainsi se rétablit l'équilibre. Quand la popa- « lation ouvrière surabonde, elle ne déborde pas, — comme « l'eau hors du vase; — elle meurt. — Alors, selon l'exc pression de Ricardo, à force de privations, le nombre des « ommers le trowe réduit, et l'équilibre se réiabUt. La na-

« lure, dil MalUius, leur eonmande de 8*eu aller, el elle ne • larde pas à meUre eel ordre à exécution.

« Sw oe point, il y a accord pariait entre les ècononiatea € de rêcole libérale et ceux de l'école ftitalisle. •

— Cest Trai, Monsieur; et, qui plus est, avec vous-même ; et, qui plus est, avec la vérité : tant que Tignorance sociale sur la réalité du droit, n*ost point anéantie.

M. Vidal reproche à Sny d*avoir appelé le travail une marchandise. M. Vidal a tort : le travail, ou, pour être plus dair, le travailleur faible est nécessairement une marchandise, tant que le sol est aliéné ; et, cette marchandise est nécessatrenent jetée au rebut, du moment qu'elle cesse d'être ■tile au cûpital, c'est-à-dire à V homme fort par le capital.

IL Vidal reproche encore à Say d'avoir dit :

• — Quand la demande de travailleurs reste en arriére i de la quantité de gens qui s'offrent pour travailler, leurs

• gains déclinent au-dessous du taux nécessaire pour que la

• classe puisse se maintenir au même nombre. Les familles « les f\\Èsaeeablies d'enfants ci d'inlirmités dépérissent : dès « lors, l'offre du travail décline; et le travail étant moins

• offert, son prix remonte.

• « Ce fait n'est que Irop vrai, ajoute M. Vidal; la des- « cription est exacte. Voyons la conclusion.

€ Vous voyez par là, Messieurs, dit Say, qu'il est diflicile « que le prix du travail du simple manouvrier s*éléve ou s*a-

< baisse longtemps au-dessus ou au-dess4)us du taux néces- « saire pour maintenir la classe au nombre dont on a besoin.

< D'où nous pouvons tirer la conclusion, que le reveuu du « simple manouvrier ne sVléve jamais au-dossus de oe qu'il

• faut pour entretenir sa famille. »

• Autrement dil, ajoute M. Vidal, ne vous faites pas ma- « nouvrier ! J'aime autant la conclusion de Smith. — Cesl

plus consolant pour ceux qui sont réduits à vivre de leur « travail. »

— Il eût été plus consolant de dia* : comment, les cou-

cIttsioDs de Snith et de Say peutent ne pis être des vérités. Il est rare que des plaisanteries puissent remédier an mal.

Après cela, M .Vidal cite le passage suivant de Bncbanam, et dit qu'il est digne des économistes. J*ajoute qu'il est digne des prétendus socialistesi de M. Vidal, et de la société, que tous protègent également, le sachant ou sans le savoir.

a — Les calamités auxquelles sont exposées les classes « laborieuses, naissent de causes que la législation ne peut « atteindre ; et, c'est pourquoi nul homme d*État, connais- « sant les limites de son pouvoir, n'abordera iesprojets ten- « dant à fournir au iravailleur de l'ouvrage ou à régler son c salaire.

« La cause est entendue et Parrét est prononcé, ajoute « M. Vidal, faisant de Tironie mal à propos : condamnés à

< mort. »

— Cest vrai, Monsieur; absolument vrai, tant que le sol ne peut entrer à la propriété collective, sans causer l'anarchie. Il aurait mieux valu, prouver : que, c'était faux; que, de vous en indigner.

Puis, M. Vidal cite le passage suivant d*Âdam Smith :

« — Il parait clair que les salaires ne sont pas réglés sur « le strict nécessaire, mais bien sur la quantité et la valeur

< du travail... Cependant nous ne traiterions pas de cette

< manière un esclave, ou quelqu'un qui dépendrait absolu-

< ment et immédiatement de nous pour sa subsistance. Sa

< subsistance serait proportionnelle au besoin de chaque « jour...

c Le bœuf, le cheval, le pourceau, ajoute M. Vidal, « mangent selon leur faim; on va même au-devant de leurs « désirs : ils ont la subsistance assurée ; et il en est de même « pour Tesclave ; car le bœuf, le cheval, le pourceau, l'es-

< dave appartiennent à un maitre, et la chose périt pour le « propriétaire; res périt domino, dit le Digeste. Mais, le sa-

Itrié (M. Vidal aurait dû dire le prolétaire), c'est différent! Il's*fenpartient à lui^ il périt pour sa famille qu'il nourris-

« saii et qui ne trouvera plus à vivre. QuMmporte du resle « i on eutrepreneur d'industrie la mort d'un salarié? (il Mm lait dire d'un prolétaire, car les travailleurs sont des sa- « lariés^I) N'y a-t-il pas partout des millions de bras, tou- • Jours prêts à s'offrir au rabais?

— Taat cela est vrai, néoessaireoient vrai ; tant que le sil rerte aliéné. U aurait mieux valu dire : comment, le soi paal eotrar à la propriété collective, sans causer Tanarchie. IL l^idal voudrait que l'ouvrier, n'ayant ni sol ni capital, pu avoir tout le produit pour son salaire. Alors, la société, iTcii-è-difa les autres, lui donneront pour rien du soi et des fUllal Aoiant vaudrait dire : que, le travailleur doit être un falev; el, que la société doit être volée. Que répondre à de paraUaaahoêea? Et, là-dessua, M. Vidal se récrie sur la supériorité du sauvage! Eb ! Messieurs! la nécessité sociale fait la aasvage. La nécessité sociale aliène le sol d*où dérive nérMniramaat le paupérisme ; la nécessité sociale fait entrer le ail i la pnqiriélé collective, qui anéantirait le paupérisme, ii ritMffiiioa sociale ne s'y opposait ; la nécessité sociale

ï rignorance sociale ; et )a nécessité sociale dérive du it, et rinleiligeiice, de la libeeté. Voilà, ce

i auries dû reconnaîtra. Mais, Texpiaiion est aussi neaéCMallé; la nécessité morale éternelle. Et, les cataractes èm Mopablei peuvent seulement s'abaisser : loesque l'ex-

runON EST ACCOMPLIE.

vra.

« Du» l'éUt où l'hOMM « toot ce qui sort de loo eq^iil, de loa tmm m et de se« mains n'umoiiee qafiMaflnaee et « besoin. Renfermé. dans dee Umitet étreiliSy « la nature Je punit «toc rignear.dèifn'il « Teut les frandiir. Vous eroyei «la^en te aa viLisART, il a fait un grand pat tara lapar- « fection; qu'a-tpil donc gagné? De aÉbstiteer « dans l'ordre générai de la aociélè, des Mb « faitespar les hommes am lois nalareUeaj a»

« vrages de Dieu ; dans les miMira^ lliypoeil- « lOeàUTertu; dans les plakira, ITIlMioa à ff la réalité; dans la politesse, tel

« sentiment Ses goùls se soal MeaMot per- « vcrtis à force de s'épurer, qpM t*eit trowé « contraint de préférer, daM te aita, ceu c qui sont agréables, à eaux qui aoBi «tite; Cl dans Téloquence, le mérite dn i^le à cahÉi « dospensées(4);partoatrartiieaàla^r6fM.

«r J'ose le dire, les peu|Aes édairéa b*obI snr « lioos d'autre supériorité que d'avoir par* M fectionné Tart de feindre, et le aeeretd'alla- « cliur un masque sur tous les Tisages. »

EccuDB, Foya^ du jeime JtwKMnis.

tf Pendant tonte Tépoque d'ignonnea aacr ciale, tout développement de rinteiUganca « au sein de l*ignorance ne peut qa*aecrattra « les maux de rhumaoité ; et c*est seulament « lie Texcès de mal que peut jaillir le besoin « de vérité. » Goluis, Cwm mmîmà f % .

Il parait que M. Vidal n'aime pas la civilisation. Il ignore : que, la baiiMirie, c'est-à-dire une autre civilisation que la nôtre, est aussi une civilisation ; que, la sauvagerie est une civilisation; qu'il n'y a d'opposé à la civilisation qu'un état prétendu naturel, au sein duquel le verbe n'existe pas micore; et, que ce prétendu état de nature n'est qu'une sottise philosophique.

(4) Arist. rbetor. Ub. m, cap. 4.

m —> L*ouTrier ewUiii, dit M. Vidal, donne constamment pins qiiil ne reçoit; il donne d'autant plus qu*il reçoit ■oins, et| à mesure qu'il reçoit moins, toutes choses de- ▼iennent pour lui plus chères, et il faut qu'il travaille Jour davantage pour vivre plus misérablement. // i'appoHvrir. Mais oethomme-là, vous voyez bien cAfHalement condamné au malheur! Il est lié à la société, MW ptr «0 oooirat, mais par une chaîne comme l'esclave ; il mi rivé à la misère, comme le forçat à son boulet ; il est daH la position d'un insolvable rongé par des intéréls oorbitanis; il est obligé de racheter les choses qu'il a prodiilea, quatre fois, dix fois, cent fois plus cher qu'il ne les a vendues. Autrement dit, car c'est la conséquence fNeèe, U ne peut consommer du fruit de son travail, que k quatrième, la dixième, la centième partie ! Bien moins cseore : il crée l'abondance, et il meurt de faim et de déiffwael € Où est la justice? Où est l'humanité ? •

«- Où? Je vais vous le dire. Monsieur.

La Justice et l'humanité exigent que cela soit ainsi : tant 10 llgooraDce sociale n'est point anéantie, et sous peine de de l'humanité. — Singulière justice, direz-vous. — Avant de parler de justice. Monsieur, vous feriez mieux de VMS enquérir s'il y en a réellement une : autre que la force. Avant même, vous auriez dû réfléchir : que, tout ce qui est, aodaleaent, est nécessairement conforme à la justice, sous pdnede non-existence d'ordre moral; c'est-à-dire: de jus* tîœ élemelie. Au lieu de récriminer ainsi contre cette justice, auriez mieux fait de rechercher : Comment, l'anéantis- 1 du paupérisme peut être compatible avec l'existence 4e llumanité, avec l'existence de l'ordre.

« — Et ce principe, continue M. Vidal — 1$ produit « entier du tmail est le salaire du tratailteur — qu'est-il ■ donc devenu? >

— Ce principe, Monsieur ; est one sottise anti-sociale, et nu \%

seulement applicable à RobinsoD dans son lie, tanl qu'il y reste isolé. Dam la êociélé, riem «l'eif fait par m mU. Il n'êslpoi un i$yl individu j an Pranee, qui m amtrUm i u quêjê fais.

c Nous rappelons, dit H. Vidal, les économistes à leur « propre maxime. »

«- Ehl Monsieur! si les éoonomistes disant des soUises; est-ce une raison pour que les socialistes ks imiteiitT

Après une nouvelle citation d'Ad. Smith, M« Vidal en tire, avec raison, le corollaire suivant :

« — Les travailleurs, dit-il, commentant le passage de « Smith, sont des machines de production, qui, par l'effet du « temps et du service, subissent un déchet comme ks rouages « d^une mécanique par excès de frottement II importe à la « société que ces machines vivantes soient constamment en « bon état d'entretien, et puissent être renouvelées à propos, « selon le besoin qu'elle éprouve de travailler.

« Du utilitaire, continue M. Vidal, en son propre nom, ne € dirait autrement ni mieux ! Cest eneore au nom de l'utilité « éooBomique, qu'on prouvera qu'il en coûte betuooup « moins pour nourrir un ouvrier libre, que pour entreleiiir « un esclave; que le travail du salarié (il fallait diredaproft lèlaire) est plus productif et moins dispendieux ; ce qui part rait donner à penser que le salarié (dites le prolétaire) < est plus malheureux que l'esclave, qu'il travaille daran- « tage, à meilleur marché (1). L*esclavage est un mode de « production trop coftteux t voilà pourquoi il est condamné « par l'économie (3). L'on croirait, en vérité, que les éco- « Bomistes se croient toujours obligés de justifier, par ffOh

M) M. ^bel GhvtalMr i'anirM |NMMfeaeiiL El M. Vlch«i ChevaU«r cfi \k plu» tusiruifc J«s <iciNiomuk>. CoLi.xs.

(ij Kii i'iHHiuc a'içuorauot siKi^vlc toute prclcuiiut: ôiiiMici[NaM>a d'e$elave» c»t tuigoun» une a^^dvatiou d'cscUvij^t'. Tou> l.'s utr^roplules M)Qt iUs êcoiwmi>4w; rt U> ptàwalm nKiitiilw toat IWM écf namiiHf JiL

lilitA, tout maUmeai généraii, tout élan du cœur et de ' II»

— Les économistes, Monsieur, ont raison en ce point. /utile et le raisonnable, socialement parlant, sont une eole et n^^me chose. Le tout est de distinguer : Tulile réel ; le Pntile illusoire.

Non-seulement il est raisonnable, utile, que le paupérisme aMe, tant que rignorance sociale persiste et que Texamen ^t étHs comprimé; mais, il est également raisonnable, atile, nécessaire, que le paupérisme soit anéanti quand Texamm ne peut plus être comprimé. Et, cependant le paupérisme, sous peine d'anarchie, ne peut être anéanti tant que ngnoraoee sociale n'est point elle-même anéantie. Vous aunet mieux Mt, Monsieur, de chercher comment l'ignorance sodale, sor la réalité du droit, peut être anéantie.

••i^lfraa aimons mieux la phrase suivante, » dit M. Vidal.

--» Voyons cette phrase qui platt à H. Vidal !

« — Le haut prix du salaire est un encouragement à la

* popolation et un excitant à la production. »

•^ M. Vidal se trompe, tout aussi bien qu'Ad. Smith. La IH>pulaUon des hauts salariés est toujours moins nombreuse, 'omesUquement parlant, que celle des bas salariés. Voyez 'li Irlande, les familles des lords, et les familles du peuple, luttant à la production, si dans une nation, les salaires s'y feraient par une cause particulière quelconque, et que cette ■dation restât en libre communication industrielle avec les autres, la production industrielle s'y arrêterait presque instentanément. Aussi, les États-Unis portent-ils la totalité de leurs impôts sur les douanes. L'abolition des douanes serait la mort industrielle des États-Unis.

« — Car les salariés, continue Ad. Smith, consomment

• une grande quantité des produits des classes inférieures. »

— Oui, mais si les salaires étaient au maximum d'éléva-

tion, les profits du capital seraient au maximuiii d'abalasement, et il n'y aurait plus de classes inférieures ; tousseraieot plus ou moins riches. Et cela est impossible tant que le sol reste aliéné. Aux États-Unis, les salaires industriels ne restent élevés: que par l'isolement, au moyen des douanes; et les salaires ruraux que parce que le sol n'y est pas enoore complètement aliéné.

« — Il est vraiment à regretter, dit à cet égard H. Vidal, c que Smith ne se soit pas appesanti sur ce points Que de « conséquences il en aurait pu tirer I »

— Eh bien ! voilà M. Vidal qui s'y appesantit, nous verrons les conséquences qu'il en tirera.

«( — Il est triste^ continue M. Vidal, de voir une haute in- (c (ciligonce passer les yeux fermés, passer les yeux ouverts « même, à côté de la vérité, et manquer la solution des pro- « blêmes les plus graves, quand il n'avait, powr attemdre ce « but, qu'à tirer la conséquence d'un principe. »

— Ce que M. Vidal dit de Smith, nous le disons de M. Vidal. Le lecteur sera noire juge.

< — Si tout le produit, dit M. Vidal, est destiné à être «c consommé, il est évident qu'il devient nécessaire d'établir « l'équilibre de la production et de la consommation. »

— C'est passer bien près de la vérité sans la voir. La vérité est que cet équilibre s'établit tout seul et n'a pas besoin qu'on y mette le doigt : la production, nécessairement, est subordonnée à la consommation. M. Vidal, du reste, a une espèce de raison de faire cette remarque : parce que l'un des plus sots dadas des économistes, est d'afflrmer : que, la consommation est subordonnée à la production. '

« — C'était, dit M. Vidal, la première conséquence. »

— Allons, soit! Ne disputons point pour si peu de chose.

« — Eu y réfléchissant bien, continue M. Vidal, on aurait « compris que cet équilibre ne peut s'établir de lui-même.

B, dés Ion, il doit élre orgauiaé. -- Seconde consé-

— L'équilibre entre la production et la consommation s*é* lablit tondouf* de soi-même. Quand la production est trop brie pour la consommation, la production s'arrête. Quand la CMMomiuiiOD est trop forte pour la production, la productiOQ augmente. Puis, comment faut-il faire, c'est-à-dire

Il faut^il organiser la propriété pour que la consomi 80ÎI toigours au minimum ou au maximum possible? al, quand l'une ou l'autre de ces limites est-elle utile à la socîélèT Voilà ce qu'il faut déterminer. La question ainsi posée, il aat belle de concevoir : que, la consommation doit être au ■inimuu possible des circonstances, quand le paupérisme aat Déceasaire ; et, qu'elle doit être au maximum possible, le paupérisme est anéanti. Le premier cas existe nét, par l'aliénation du sol ; le second existe nécesaairaaienl^ par l'entrée du sol à la propriété collective.

« Hab, continue M. Vidal, pour organiser cet équilibre, m iMit nécessairement organiser la production, le travail, « d'une manière quelconque.

Pniaque la production dépend de la consommation, c'est philAI la consommation qui devrait être organisée. Mais, il n'en aat rien, et nous répétons : que, toujours et nécessaire- ■eut, il y a équilibre entre la production et la consommation. Mous disons de nouveau : lorsque le sol est aliéné, la consom- BMlion et la production sont au minimum possible des cireonslances; quand le sol a pu entrer à la propriété collective, la consommation et la production sont au maximum poaaible des circonstances. Mais, laissonscontinuer M. Vidal.

« Cette troisième conséquence, dit-il, découlerait naturel- « lea^nl des deux autres. •

— Soit, continuez?

« — D'un antre côté, dit M. VidaU on ne peut consommer

« sans moyen de consommations, sansrevoios. Sidonetas fc salariés forment la masse des consommateurs et 8*U8 n'ont a d'autres revenus que leurs salaires , il faut pour qu'ils <c puissent consommer les produits de ragriculture et les « produits de l'industrie, pour qu'ils puissent encourager et

< récompenser le travail des agriculteurs et des industrirax, « c'est-à-dire des 5/6** de la population, il fout que leurs sa-

< laires ne soient point strictement calculés sur les nécesst- ^ tés absolues de la vie, sur le minimum des subsistances. »

-«r En vérité, il fendrait être : ou économiste, ou prétendu socialiste, voire même académicien, représentant ou Jounalisle, pour contester à M. Vidal des vérités «usai évidentes.

« — La société, continue H. Vidal, a donc intérêt A ce « que les salaires se maintiennent à un taux convenable. »

— Au lieu de se maintiênnmt^ il aurait fallu direi'AAMif ; et cela dans la supposition que le paupérisme ne soit pti nécessaire à l'existence de l'ordre : ce qui est en question.

« ~ C'était encore, continue M. Vidal, une consécpwioe

« rigoureuse. »

-^ Soitt waiSf pas de discussion incidente. Aa ftit, avooat !

< -^ Alors, continue, M. Vidal, se présentait naturelle- « ment cette question : Comment réaliser le haut prii des « salaires? Comment Aire que les ouvriers jouissent toute jours d'un revenu sufBsant pour devenir consommateurs. •

— Bravo! bravissimo! Monsieur; vous voilà bien près de la vérité. Voyons si vous ferez comme Ad. Smith, et si vous passerez à côté sans la voir, soit les yeux fermés, soit les yeux ouverts?

« — Smith, reprend M. Vidal, avait analysé les causes de la A dépréciation du salaire.

— Hélas! non. Monsieur, Smith n'avait pas vu : que la

cause pranière éteit Tignonaoe sociale sur la réalité du itmi i #t teoaoaeaeooAde^ raUénation du soi aui individus.

c — Pour fliire disparaître ces effets, continue M. Vidal, « il faudrait chercber à supprimer les causes.»

— Parftiitement dit. Et voilft précisément ce que H. Vidal n'a pas fait

c — Ces causes, reprend-il, il Pavait reconnu lui-même,

< sont l'hostilité d'intérêts entre les ouvriers et les maîtres,

< li d^^eudance des travailleurs et la concurrence meur* « tritoe qu'ils se font entre eux pour eocbérir au rabais..,. »

«^ M. Vidal se trompe : tout cela n'est pas cause, mais effet de raUénatlon du sol, nécessitée par l'ignorance sociale sur te féallté du droit.

« — En deux mots^ dit M. Vidal, le salariat et la concur-

— Dire beaucoup de bonnes choses en peu de mots est un grand mérite ; mais en dire beaucoup de mauvaises en peu do BOti, D'en est pas un; et c'est oe qui vient d'arriver à ILVUaL

Leiiteriat nejpeut être la cause du paupérisme^ puisque, selMi H. Vidal lui-même approuvant Ad* Smith : hréetm^ pense naturelle du travail, et le salace sont une eeuU et même chose.

La concurrence en outre ne peut pas plus être la cause du paupérisme que le salaire, puisque hors la concurrence, expression de la liberté , il n'y a pas même humanité. Il IhUiit dire en deux mots : le prolétariat et la prétendue libre eomunencêé Puis il aurait Ibllu donner les moyens d*anéantir te proléteriat, et la prétendue libre concurrence; et sur«tout) prouver auparavant : que cet anéantissement avait oeseè d'être essentielleiiient anarchlque.

« — Qui veut la fin , doit vouloir les moyens , » reprend H. Vidal, très-bon logicien , mais auquel, comme dit Vol-

taire de rbumanité, il nemanqueque lepointde départ : t Couc currence et salarial d*aD côté, diNl, le taux élevé des sac laires de l'autre, sont choses coDtradictoires qui ne peuvent « exister simultanément pas plus que la nuit et le jour. »

— M. Vidal joue de malheur : concurrence réelle, salariat non exploité, et taux le plus élevé possible des salaires sont tellement inséparables : que, l'un ne peut exister sans l'autre. Partout où il y a libre concurrence féelle, les salaires sont au maximum possible; partout où fl y a salaire réel, salaire juste, salaire non exploité, sauf oependaût la nécessité sociale qui rend tout juste, les salaires sont encore nécessairement au maximum possible. Et rien n'est plus Haelle à réaliser : il s'agit tout bêtement de faire entrer le sol à la propriété collective, après avoir anéanti l'ignorance 80<^ ciale sur la réalité du droit.

« — Pour faire cesser, dit M. Vidal, l'hostilité d'intérêt « entre les maîtres et les ouvriers, il faut rendre ces intérêts « solidaires. »

— Vraiment I il parait que M. Vidal veut conserver des maîtres et des esclaves : car tant qu'il y a des maîtres il y a des esclaves. Puis, il veut rendre solidaires les intérêts des maîtres et des esclaves. Eh bien I voilà qui est aussi incompatible que le jour et la nuit.

« — Pour supprimer le salariat et la concurrence, con- « tinue M. Vidal, il fallait proposer l'organisation du travail c et l'association. »

— Au lieu de dire le salariat et la concurrence, il fallait dire : le prolétariat et la fausse libre concurrence. Quant à l'organisation du travail et à l'association, si M. Vidal entend des organisations et des associations de métiers, ces moyens, pour détruire le prolétariat peuvent marcher de pair avec la banque du peuple, le phalanstère et le communisme absolu.

« — Oh! continue M. Vidal, si Ad. Smith était Mtré

— Cesl juste, parbilemcnt juste : quand la reute esl payée à un individu monopolisant une partie du sol. Mais, quand le prix est payé à tous, soi-môme compris, où diable se trouve dune le monopole? Vous voyez bien qu'il en est ici comme pour le salaire. Ccst l'organisation de la rente que Smith a bMm(H? et non la rente en elle-m^c.

Ici, Monsieur Vidal donne deux citations : Tune de Tracy, rautn'de Say, qui disent absolument la m^me chose que Saiih. Mais, encore une fois, cela condamne l'organisation aeliif Ile de la rente, et non la rente en elle-même.

• — La rente, un prix de monopole! s*êcrie M. Vidal. « Dans la bouche d*un économiste libéral, continue-t-il, il « ne saurait y avoir d'expression plus éner{;iquc! »

— Soit. Eh bien ! il fallait montrer comment le monopole piil Mra anéanti ; et, surtout, comment il peut l'être sans emar la mort sociale.

M, je passe du galimatias économico^ocialiste. Les discusions de Smith et de Ricardo, commentées par M. Vidal, le ioot absolument que cela. Et, c'est une exception ; car, IL Vidal est généralement clair.

€ «- La rente, dit ensuite M. Vidal, est contemporaine du « droit de propriété dont elle est la conséquence nécessaire.*»

— Eb bien! voulez-vous, par hasard, anéantir la propriété, comme vous voulez anéantir le salaire et la concurrence? La conclusion serait digne de Texorde. M. Vidal oublie: qu'il y a propriété cnlU^i'live et propriété iiidivifluelle; cl, que c'est seulement, quand il s'agit de propriété individuelle, que ta rente est un monopole.

Après cela, H. Vidal K-cite la litanie des maux caus^'-s par U rente monopole. H aurait mieux fait dVxposer; comment, la rente peut ne pas rtn* un monopole; et, surtout, comment ranèantiftseBent dn monopolo peut être compatible avtn- IVilateoee de l'ordre au sein de rhumanilê.

Aprti cela, nouvelle litanie et nouveau galimatias écono-

« La raison d'un teol, rabitttQée à k ralfoa « SOCIALE, Tollà le despoUtnie. L'absence de « toute AOTOBiTi ou de toate aAisoR^ Toilà «l'anarchie...» LABiffStAit.

« Ikns l'éUt de looiété parfaita, le fcwf oir « est un, parce que la raison gtoénle est « vus; et qui divise Tantorlté divisa la société.

« Omt BBGHini m n Ifsum ointiTM duo-

« ukBiTva. ET Domi umu MBim camt. m

{Uêm.)

« tn époque dlgÀdi^Lbée iddaleiurb réa- « lité dn droit, U raison géftifala fflBéeeMai- « rement mulUple, et de là les iatiovalués.

« En époque d'Ignorance sociale ntr la rèalllé « du droit, en présence da l'inoaiiffaisiliilité « de Texamen, la Hison générale doit être « VKB sous peine de mort sociale* De là, l'a- « néantisseméni des if AfimuLrttt tm la firart a de rBuHàHiTÉ. » Goum; CasMMnMra.

« Tant qu'il y a des opinions sur la rente, « les profits, les salaires, etc., fixiacnt « EXISTE, a (Maai.)

Le chapitre iv est intitulé : École libérale: de la rente de la terre, ou des profite des capitaux foncière.

€ -^ Smith, dit N. Vidal, a condamtié te Salarial, il ne « peut manquer de condamner la rente de la terre. ^

— Ah f vous trouvez que Smith a condamné le salariat î Smith a condamné Torganisation du salariat, mais non le salariat, n a donc été mal jugé par vous. J'ai bien peur que vous ne commettiez la même erreur à propos de la rente. Voyons vos preuves!

a — La rente, dit Ad. Smith, considérée comme le prix • payé pour Tusage de la terre, est donc naturellement un < prix de monopole. »

- «tt-

— Cast JUBle, parfèilement juste : quand la reute ail payée à ud individu monopolisant une partie du ad. Maia, quand le prix asi payé à tous, soi-même compris, où diable se trouve donc le monopole? Vous voyez bien qu'il en est ici comme pour le salaire. C*est l'organisation de la rente que Smith a blâmée et non la rente en elle-même.

Ici, Monsieur Vidal donne deux citations : Tune de Tracy, l'autre de Say , qui disent absolument la même chose que Smilh. Mais, encore une fois, cela condamne Torganisalion aelMUe de la raote, et non la rente en elle<4Béme.

• — La rente, un prix de monopole ! s*écrie M. Vidal. « Pans la bouche d*un économiste libéral, continue-l-il, il < ne saurait y avoir d*expression plus énergique! »

— Soit. Eh bien I il fallait montrer comment le monopole pett être anéanti; et, surtout, comment il peut l'être sans oMiaria mort sociale.

bi^ je paaae du galimatias économico-eoeialisle. Lee ^HsciMions de Smith et de Ricardo, commentées par M. Vidal, ne sont absolument que cela. Et, c'est une exception ; car, IL Vidal est (énéralaneot clair.

€ — * La rente, dit ensuite M. Vidal, est contemporaine dn m droit de propriété dont elle est la conséquence nécessaire.»

— Eb bien I voulex-vous, par hasard, anéantir la propriété, comme vous voulez anéantir le salaire et la concurrence? La conclusion serait digne de l'exorde. M. Vidai oublie: qu'il y a propriété collective et propriété individuelle; et, que c^ést seulement, quand il s'agit de propriété individuelle, que ta rente est un monopole.

Après cels, H. Vidal récite la litanie des maut causés par la rente monopole. Il aurait mieux fait d^exposer: comment, la rente peut ne pas rtre un monopole; et, surtout, comment l'anéantiawment dn monopole peut être compatible avec reilstenee de l'erdrt an aain de llNimanlIé.

Aprti cala^ noof elle Htanie et nonvann galimaliis éoono'-

Mico-socialisie ; mais, pas un mot raisooiiabte sur l'organisalioD de la rente.

A propos de celte organisation, M. Vidal dit :

« — C'est , pour la société tout entière , une questioii « d'existence, une terrible question qui ne peut manquer de « venir bientôt à Tordre du jour. Nos hommes d'État ^ nos « législateurs peuvent se préparer. >

— C'est très-vrai. Mais, alors, donnei-doDC la sohiliaB claire, incontestable comme un est un ; ou, avouai que vous n'y connaissez rien.

Après cela, nouveau galimatias sur la distinctioD entra la propriété et le propriétaire. Pour Dieu, au fait, avocat! Arrivez à l'organisation delà rente! En voulez-voim, ou n'en voulez-vous pas?

Savez-vous de quelle manière M. Vidal arrive à eelte organisation? En s*écriant : Comw^ent sorUr iê cê emrdê wh eiênoÊ? Parbleu ! Monsieur, il ne feUait pas y entrer; ou, il fallait savoir le briser.

Le chapitre y est intitulé : École libérale (suite). — D$s profits du capital. — 1 * Des profils des entreprenews Jtim^ dustrie. — 8* Des profits des commerçaiUs. — Le cawmieree est-^l productif?

$4*'. Des profits des entrepreneurs d'industrie.

Après plusieurs citations.de Smith, M. Vidal dit :

c — Prenons acte des aveux de Smith : Les profits

• kemesent p^nd tes salaires baissent, et vicef>ersâ, ce qui

• prouve qu'il n'y a pas identité parfaite entre les intérêts « des capitalistes et les intérêts des salariés, quoi qu'en disent « les économistes. »

— Ce n'est jamais qu'au moyen d'un sophisme quelconque que des économistes ont touché quelques mots de cette iden-

b : eomme de dire : que si Pouvrier a besoin du maître, le

milre • auasi besoiD de l'ouvrier. Le ftiil est : que, salaires •I profils sont eu opposition nécessaire, inévitable, sous la sooMé au critérium de la force, comme sous la société au critérism de la raison. Dans toutes les circonstances possibles : les profils ou rinlérét du capital sont au plus haut et les salaires au plus bas : ou les salaires sont au plus haut et les profils au plus bas. Mais, ce qu'il eût été bon de déterminer, c'est, quand el comment les salaires ou les profits sont nécessairement au plus haut et au plus bas.

Ce qM M. Vidal n'a point fait, nous allons le faire.

Quand le sol est aliéné, les proflts sont nécessairement ao pkis haut possible des circonstances; et, les salaires sont

Quand le sol est entré à la propriété collective, les profils sont nèoeasairement au plus bas et, les salaires au plus haut ; lo^loors des circonstances.

Comme preuve pratique du premier cas, voyez l'Earope,elc.

Comme preuve pratique du second cas, voyez les États- UdIs de TAmérique du Nord, où le sol, par la possibilité d'en avoir i un dollar l'acre payé au bout de quatorze ans, peut y être considéré comme appartenant i la propriété colkdhre : non pour foire le bien, puisque la rente appartient ao propriétaire individuel; mais pour empêcher le mal, en ne permeUant point aux proflis de s'élever et aux salaires de

Comme preuves théoriques, voyez nos Tkiori$i générales. Plus loin, M. Vidal dit, en raisonnant d*aprés Smith :

• — Si rintérét et le profit agissent sur le prix de toutes « les marchandises en proportion géométrique, tandis qve

• les salah« n'agissent qu'en proportion arithmétfqw,

• c'est rmtérét surtout, ce sont les profils qu'il faut dhaipour produire le bon marché, et non les salaires. >

— Ce passageest un continuel tissu de logomachie et de galimatias. Il n*y a pas plus d'action géométrique sur la déler-

minalion des prix, relativeineDi aux profits, qu*il Q*y a d'action arithmétique relativement aux salaires. Les prix, contenant les profits et les salaires, sont déterminés par Vottve et la demande. Quant aux profils et aux salaires, il n*y a aucune influence particulière possible à exercer sur eux : ils sont les résultats nécessaires de Tespèce d'organisation de la propriété. Quand le sol est aliéné, les profils sont nécessairement an plus haut possible et les salaires au plus bas possible des cir« constances. C'est le contraire qui arrive, nécessairement aussi, quand le sol peut entrer à la propriété collective. Quant à l'expression bon marché et cherté des produits, elle ne signifie absolument rien, ce qui constitue le galimatias. Toat prix possible est nécessairement cher et bon marbhé à la fois. Qnand une marchandise est chère quant aux profits, elle est nécessairement à bon marché quant aux salaires; et q[Qand elle est à bon marché quant aux profits, elle est nécessairement chère, quant aux salaires.

Vous concevez maintenant : que, l'alliance, entre le capital et le salaire; c'est, l'alliance, entre le diable et le bon Dieu. Ceux qui obtiendront celte alliance feront facilement tomber du ciel, les alouettes toutes rôties.

§ 2. Des profils de$ conmereanis.

« — Plus que jamais, dit M. Vidal, Pargent aujourd'hui c rail l'argent; et quiconque ne naît pas riche esl destiné « ù Tivre dans la misère, à travailler pour les enrichis. •

•^ Tant que le capital domine le travail, et il le domine tant que le sol est aliéné, il est naturel que Targent fasse l'argent, etc. Mais, du moment que le sol peut entrer à la propriété collective sans causer Tanarchie, quiconque natt est destiné à vivre dans l'aisance et à ne travailler que pour soi : parce qu'alors, ceux qui sont morts ont travaillé pour ceux qui ne peuvent travailler. Tout cela est simple comme bonjour; et, si on ne le comprend pas; c'est, qu'en époque d'i-

I ignarants croient surtout comprendre, ce qu'ils pes du tout. Par eiemple, ils comprennent italors: le ttint-^monieme; le fimriérisme; lecom- » etc., etc. A la troisième partie, voua verrez, par que, M. Vidal comprend parftiitemenl le commu- > dont aux économiste ils conçoivent parteitement: f croit sur une ligne parallèle i la ridiesse ; et vifM époque d*lncompro68ibUité d*examen, ce paupérisme c — t t ei aUeme n t croissant, est compatible avec rexistence de r«ira. Bannee gens !

« — Le Mt dominant de la civilisation moderne, dit « M. Vidal, c'est qu*en agriculture comme en industrie, le

• capital tend partout à asservir le travail, à soumettre « rhomiBe à la toule-puissance des écus; c*est que partout « les grands capitaux tendent à écraser les petits, les grandes < manuhctures i ruiner les petits ateliers, les grands maga- € alB8ài«pplanlerlesboutiques.Tousle9 progrès des sciences

• M 4ea iftt aboutissent à rendre le travail inutile, à foire « aeeûaiplir la production par des moteurs inanimés, à as- « surer enfin au capital la prépondérance exclusive, à rendre « ka riches loiyours plus riches, à rciulre le reste de la pos palalîon de phiaen plus misérable. •

-• Ce flUt exposé par M. Vidal est vrai. Mais, en disant qull n'eal rslatif qu'à la civilisation moderne, il se trompe- Ce lût est inhérent à l'humanité pfmtami toute tépopte d'if Mf«Me. Seulement, ii se développe de plus eu plus. Coait trouves-vous ce progrés? Ce uiagniflque progrès, Mon* r,s'cvanouit avec Tépoque d'ignorance. L'humanité alor^ it, est condamnée i être heureuse | et, le pregréa rsQlffa dans les enlérs d'où il est sorti.

tf "^ Le travail, continue M. Vidal, est devenu une mar- « dmndiee tous les Jours plus offierle et tous les Jours moins « deflMndce, une marchandise avffie, que le capital achète

• a« rabais ! Le travailleur, aflhmdd de la glèbe e( des

• eufrivea des corporatiotts, est détonnais atlacU i l'usine,

— ttS —

tf et le moment est proche, peat-éire, ou Ton poam 8*ea « passer. — «« La mécanique, disent les manoAM^tiirien ai-

• glais, a aflhincbi le ca|Mtal des ougences da travail, elle « lui a donné le moyen de se passer des manoavriers. »» <—

• Bien plus, lliomme est devenu un simple accessoire de U

• macblne, une annexe de la chose : il lui est subordoué; « il est en quelque sorte dominé, possédé par le capital, « L'ouvrier ne s'appartient plus, il a perdu tonte iudépen- « dance en perdant toute sécurité, il est à la mena du capi- « taliste; il en dépend ; il n'est plus qu'un simple instrame&t fl de production, un instrument dispendieux, qu'on s'efforce « incessamment de supprimer par économie. Maintenant, « déjà on n'emploie plus guère, dans les manufiMAures, que

• des femmes et des enfants; l'art du mécanideii a suppléé < à la force, à l'intelligence de l'homme, la vapeir est dèsor- « mais l'agent universel. »

— Tout cela est vrai, parfaitement vrai. Et, savei-vonsle remède que M. Vidal trouve à tout cela? Le GomuNniiE. Rien n'est plus dangereux qu'un mauvais médecin. Tous avi» la flèvte : il vous donne le choléra ou la peste.

, M^is^ <^>nUmw^ lo médecin volontaire, que vont de- « venir \<^ m\\\^f^* d^éires humains qui n'avaient pour vivre

• ^c ïc 1W\^< *^ ^^^^ '^i^' Croyez-vous donc qu'ils se n ti^f4ii^i| yiAMbloment et stoïquement mourir de fiaim? •

- IHfM^ Monsieur, c'est ce qui existe depuis l'origine somV. i>\ voll* sur quoi se fondent les conservateurs de l'any i f r^ ^ AWlélé. Il est vrai : que, cela ne peut continuer; parce (^ iVuiamen est devenu socialement incompressible. Et, voili W 411e vous auriez dû dire aux conservateurs. Surlouti il aurait liillu leur présenter un autre remède que le communisme : car, si vous iStîei près de tomber en Charybde, que diriei-vous de ceux qui \»tts conseilleraient, pour éviter Charybde, de vous jeter enScylla?

« Quand tout travail, continue M. Mdal, sera ou pourra

• ètiv accompli par la mécanique, le peuple demanden à

« ticiper aux proiluils dos machines ; il réclamora le droit de

< vivre! il demandera que les machioesqui fonctioDuent

< anjoardlini au profit de quelques-uns, fonctionnent ay « profit de tous. »

— n aura bien raison ce peuple-là. Mais, ceux qui Tapproovmt devraient bien lui dire : comment cela est possible; sans tomber de fièvre en cbaud-mal.

« — Il demandera enfin, continue M. Vidal, qu'on expro- « prie, pour cause d*utilité publique, les propriétaires des c machines comme les propriétaires du sol. >

— Diable f Monsieur, comme vous y allez. Et qui paiera, s'il vous plaît ? Exproprier sans payer, a, je crois, un autre nom. Pois, au profil de qui se fera celte expropriation? Au profit du communisme, n'est-ce pas? En vérité. Monsieur ; tes plus grands ennemis du socialisme, sont les prétendus socialistes!

• — La révolution, dit M. Vidal, qui s'est opérée depuis on demi^siècle dans l'industrie et les manufactures, envahit maintenant le commerce. La féodalité commerciale se constitue de nos jours au milieu de l'anarchie économique, comme s'est constituée la féodalité terrienne pendant le cbaos du moyen âge. Il y a mieux : la féodalité commerciale est déjà constituée; elle a élevé ses tours, ses donjons et ses châteaux-forts, du haut desquels, elle ne rnrdera pas à rançonner les bourgeois et les manants. De nouveau les franc-alleux vont disparaître; de nouveau, les hommes libres vont devenir tributaires; nous serons encore réduits en servitude. >

« Dans tous les quartiers de Paris , s'élèvent d'immenses boutiques, où seront accumulés tous les produits de l'industrie; et comme les frais généraux sont d'autant moindres pour chaque article, qu'ils sont répartis sur un plus grand nombre d'objets vendus, sur une masse d'affaires plus considérable; comme l'intérêt pèse d'autant moins sur m. 19

< une marchandise que le capilalcst renouvelé plus soutent, « les grandâ magasins baisseront les prix pour augmenlef iMf « débit, ils tueront leurs petits concurrents; ils enlèveront

< peu à peu au simple détaillant toutes ses pratiques, elle « pousseront à la biuqueroute. Les grands magasins, œlaest « inévitable, renverseront les boutiques, comme les grandes « fabriques ont ruiné les petits ateliers. Les tailleurs, sup- « plantés par les entrepôts d'habits confectionnés, seront ré-

< dUits à la faillite; les marchands d'étoffes, écrasés par les « bazars gigantesques, où Ton vend à bas prix toute espèce « de marchandises, attendront en vain les chalands; et les « uns et les autres comprendront que la ooncurTMce n*est « pas encore aussi excellente que certaine économistes li « pi^tendenti »

'^ Tout ce que vous venez de dire est vrai^ Monsieur^ tari lo lareasme contre la concurrende. Car^ ùeWtnA oal le vrai remède aux maux que vous venez de décrire. Quand le caph tal domine, quand les salaires sont au plus bas, ce qui arrive nécessairement tant que le sol ôst aliéné, plus lés marchandises sont données à bas prix, et moins le travail est rémut)éré, celui des marchands comme les autres. Mais, quand le travail domine ; quand les salaires sont au plus haut, et Tintérét du capital au plus bas; ce qui arrive nécessairement quand le sol peut appartenir à la propriété collective; plus les marchandises passent facilement des mainâ du producteur auit mains du consommateur, sans nouveau prélèvement d^intérét de la part d'iin capitaliste intermédiaire, plus la consommation est facile, considérable, et, par conséquent la production et le travail. Eh bien ! que faut-il pour cela? La concurrence. La société, alors, fait concurrence aux individus ; elle, aussi , a des bazars dans lesquels elle donne au prix de fabriqué, plus les frais d'intermédiaires ; et, la concurrence réelle se trouve être te remède aux maujc de la ftiUsse concurrence. Hais, essayez de faire cela sous la domination du capital 1 Et, au lieu d'alléger le mal, vous l'aures augmenté.

• — Tanti eontinuc M. Vidaf, que cette redoutable ma*

• 4Unê de gaerre a été exclusivement dirigée contre les

• daases laborieuse?, et qu*cllc n*a eu pour efTei que de dé** i précier les salaires, les capitalistes, les commerçants, les i bourgeois et les consommateurs ont applaudi; mais auc jourd*hul la concurrence est tournée contre la bourgeoisie, c Béme par les hauts barons de la finance »

— Arrêtons-nous ici un instant. Cest vrai, la concurrence le tourne contre le bourgeois, contre les petits capitalistes. Hais, quelle concurrence, s*il vous plait ? La concurrence au critérium de la force, au critérium du capital, au soin de laquellele gros capital avale nécessairement le petit. Mais, sous la domination de rintelliKCiice, sous la domination du travail, la ooncurrence réelle existe : là, le gros travailleur n'avale piuf le petit : parce que la rémunération se fait au travail et ■00 au capital ; parce qu*il y a du travail pour tous ; et, que eeui qui ne peuvent travailler sont entretenus sur le travail ée ceux qui sont morts, sans jamais faire tort aux vivants. Kous reprenons maintenant la phrase de M. Vidal.

• — Mais aujourd'hui, continue-t-il, la concurrence est « tournée contre la bourgeoisie, même par les barons de la

« finance: c'est aux consommateurs seuls d'applaudir

« jusqu'à ce que les consommatt^urs soient bien convaincus

• par l'expérience, que cette décroissance continue des pro- « fils et des salaires Unira p<ir atteindre toute la branche « de la production, tous les producteurs, tous ceux qui vi- € Tent du travail d'industrie; jusqu*à ce qu'ils comprennent « clairement que les bénélices de la révolution qui s'opère, « doivent tourner exclusivement au proilt des capitalistes et « au profit des rentiers, dont les revenus ne sont point enta- « mes; au profit des consommateurs qui ne participent à au- € cune espèce de production, au proilt de ceux qui exploit « tent le travail, au profit de ceux qui vivent sans rien

• faire. »

— Tout cela est à peu près vrai, sauf la fin. En époque de

despotisme nécessaire, ceux qui conlribuent le plus à la production sont les despotes : car, eux seuls alors prolégiÊi l'ordre; et, hors un ordre quelconque, soit de Varsovie, soit de Paris, il n'y a pas de production possible. En époque d'anarchie, on ne peut que détruire.

— ira —

« Les thermidoriens et les contre-réTOln- « tioniialres se trompaient quand ils appelaient « ARAiCHiE, le ré^me qui afait précédé le « 9 thermidor : ce régime a?ait été une die- « tatare épouvantable; mais riNiicmi avait « commencé depuis que deux factions^ k peu « près d'égales forces, se combattaient sans « qae le gou? emement fût assez fort pour les « TalDcre. »

IL TmxMf, Biit, de la BévohU.

Laissons continuer M. Vidal :

t — Une fois, dil-il, maîtres du champ de bataille, les rares

< barons s'entendront, se coaliseront, puis ils diront aux «fdirîcants:

««.Nous dominons la place de Paris, c'est-à-dire le

< comnieroede la France; nous gardons les portes, nous « oeeopons toutes les routes, toutes les issues de la circu- « lation et de la consommation. Vous nous vendrez vos

< produits^ bon gré, mal gré; ou vous ne les vendrez pas. « Vous nous les vendrez au prix qu'il nous plaira de fixer; « el en outre, nous vous défendrons de travailler pour d'au- « très, de traiter directement, soit avec la province, soit avec « Tétranger; car nous voulons accaparer vos dessins, vos « étoflès, afin que la France entière et les nations nos tribu- « taires, viennent acquitter dans nos coffres, les droits du « seigneur. A ces conditions, messieurs les manufacturiers, % nous vous offrons de l'argent, du crédit et un salaire m convenable, jusqu'à ce que nous trouvions mieux ailleurs. « Choisissez, vous êtes libres. »

•^ Cette prosopopée est excellente. Seulement, je prévient

M. Vidal : que les hauts barons du coDimerce, soot les Motion naires de la Compagnie des Indes.

« — Mais, vous voyez bieq, continue M. Vidal, que le a producteur et le consommateur vont devenir tributaires; a que les petits marchands et les petits industriels seront « réduits au vasselage, puis au servage, puis dépouillés et i ruinés ; vous voyez bien que cette odieuse anarchie, qu'on « a décorée du nom fastueux de liberté du commerce et de « l'industrie pour nous donner le change, c'est le droit de « la force et des écus. »

— Anarchie ! dites-vous. Bien , Monsieur ! En époque d'ignorance sociale «ur la réalité du droit, le despotisme se nomme ordre et l'anarchie liberté. Mais, comme les deux sont incompatibles et que Tordre est nécessaire, à peine la prétendue liberté est-elle devenue légale que tous sejeUeiUdtos les bras du despotisme pour éviter l'anarchie. En présence de l'incompressibilité de l'examen, despotisme et anarchie, sous le nom i'ordre et de liberté, se succèdent, il est vrai, eH très-rapidement. Mais il n'y a jamais eu que M. deGîrardio pour s'imaginer : qu'ils pussent exister simultauémeiU. *

« — Vous devez comprendre, dès lors, continue M. Vi- « dal , que pour lutter contre cette oligarchie redoutable, c pour détruire cette moderne féodalité, pour défendre notre « indépendance ou pour nous affranchir, nous devons, nous « autres des communes, nous grouper, nous associer, serrer <( nos rangs, nous rallier autour du pouvoir central, du dra- « peau de l'unité. Vive l'Élat ! vive la France ! et que les « barons soient ramenés a l'obéissance, à l'égalité devant « la loi ! >

— Nous associer, dites-vous. C'est très-joli ! Mais, qui nous? Les tailleurs, les forgerons, les, etc. Bon ! Voilà les corpora lions rêlnblies. El sous quelle sanction se feront les ussocialions? Puis les associations comment s'associerontelles; eU de nouveau, sous quelle sanction? N'importe, votre

; ^1 lUi', vous Tavez dans la poche, la France est KS paupérisme; et, par cela seul, complètement ruinée, eo préviens. En effet, TAngleterre qui n*aura pas ; soUe pour associer ses gens, va ruiner vos fabri- Bft en vous inondaol des produits fabriqués avec des sam au minimum, tandis que les vôtres le seront avec des ËUm au maximum. Metlrez-vous la moitié de la France gabdous pour garder les côtes, et le reste en ballons pour rder intérieur? En présence de rincompressibililé des MUioications, résultat de rincompressibilité de l'examen, ooqiressibilité complexe constituant Tunhé anarchique du èe, le cri de rtre la France, ou de rfre n*importe quelle H e md ité, est un cri de folie archophobique. Quant aux nana qoa vous voulez rendre égaux devant la loi, qui la a eefte loi ! Et qui la sanctionnera? Les forts, n*est-il pas liT Eb bien ! Monsieur : tant que les forts sanctionnent la , lea forts sont barons. Vous ignorez donc : que baron, «B, signifie homme fort?

• ^ Tous ces abus, continuez-vous, et tous ces scan* laies auront du moins pour résultat de faire sentir enfin rimpèrieuse nécessité de mettre un terme à l'anarchie. »

— Caat mettre un terme au despotisme de la propriété moiaife substitué au despotisme de la propriété immobilière, !l fallait dire. Mais n*importe le nom du mal, c'est au I que vous vouiez remédier. Et, comment, s'il vous plaît? Ml vous, c'est en prenant le communisme comme Imt et eoBBBandttisme comme Iransition. Que le bon Dieu vous t en aide, Monsieur ; je ne doute nullement de la bonté de I intentions. Je vuus dirai néanmoins : que le premier ijen d'arrêter rauurelûe causi^' par l'ignorance, quand le spolisme ne peut plus servir de base à un ordre plus qu'étmén i c'est de commencer par reconnaître sa propre ignore; et TEurope, et le monde ne paraissent pas encore aréai œ point. Alors, puisque, selon vous-même, l'excès du il peut seul nuus porter à rinroiinaitre que nous ne i

que des sots, et qu'il faut en venir là avant de pouvoir se ^érir; au lieu décrier vive la France, crions rive tamareUi; cela vaudra infiniment mieux. C'est probablement ce que vovs avez voulu dire en invoquant le communisme comme remède social.

Âpres cela, vient une excellente description de Tanardiie qui se prépare; puis une autre description de VBUoraée que nous promet le communisme au moyen du commandltisme.

« — [^ liberté, dit M. Vidal, triomphera encore une fois « par Tautorité, la féodalité sera vaincue à tout jamais, et « alors on fera tourner au profit de Tassociation tout eu- « liére, les bénéfices de la production en grand , deTunion tf des forces et des capitaux, de la centralisation des mar- « chandises dans des entrepôts immenses, où toute chose sera a vendue au prix coulant, où la fraude, la falsification de- « viendront impossibles, où Ton ne pourra tromper ni sur « le poids, ni sur la mesure, ni sur la qualité des produits. >

— Et tout cela se fera : sous Tantropomorphisme ou sous le panthéisme, et sous Taliénation du sol ; en présence de rincompressibilité de Texamen; époque pendant laquelle : toute autorité est impuissante; toute association duperie; et toute sincérité, sottise. Croyez c^la! buvez de Teau! et vous verrez clair.

Pour que tout cela se réalise, il y a cependant bien quelques petites conditions. Selon M. Vidal, les libéraux sont un obstacle à cet heureux établissement du communisme par lecommandilisme.

*c — Ah ! s'écrie M. Vidal avec componction, les libéraux

« ne savent pas quel tort immense ils ont causé à la démo-

« cralie, dont ils croyaient être les partisans et les défenseurs!

« il faudra un siècle peut-être, pour réconcilier le peuple avec

« !o principe du pouvoir, qui sera, dans l'avenir, la seule ga-

« ranlie possible, efficace de l'ordre, de la liberté réelle, de

< la liberlé pour tous. >»

^ Wlas ! m'écrierai-je à mon loiir : les préleiidus socialislrs D(* savent pas quel tort immense ils ont causé & la soéUné^ à rhumanité, dont ils croyaient tHre les partisans et les défenseurs ! il faudra plusieurs révolutions encore pour Ihire accepter aux ignorants qui se croient savants : que, sous rantropomorpliisme ou sous le panthéisme ; sous l'aliénation 4m sol, et en pK'sence de Tincompressibilité de Texamen : pouvoir, ordre et liberté sont des expressions absolument dépourvues de sens vis-à-vis de la raison ; et n'ayant de crilérioB : que le fer, le feu, Tincendie ou le poison.

1 3. le commerce esU-U ou n'est-it pas productif ?

• — Cest 1» une quo^tion, dit M. Vidal, qui a été vive- « neol conlroverâ«*e parmi les économistes, et sur laquelle • tes opinions out varié plus d'une fois, on peut dire même « qu'elle est encore aujourd'hui pendante. »

— Tant pis! cela prouve : que, ceux qui parlent de prodoction n*ont pas même un dictionuaire commun; et que tous perchent encore sur la lour de Bibel.

Au mol productifs le dictionnaire dit : qui produit. Mais il y a : produire au propre; et, produire au ilguré. Au propre, il n*y a que Thomme qui produise : parce que Vkomuu seul fM réellement actif. Au figuK* , proc/ntire est synonyme de fomcticmner. Dans Tordre matériel, tout fonctionne et rien ne produit. Quand une même expression a deux valeurs aussi opposées; iH, que Ton se sert uniquement de cette même expression pour les deux valeurs; vous comprenez fiicilement sur quelle Babel ou se trouve. Et, cependant, c'est néoessaimoeot que l'on habile sur une pareille tour, tant qu'on ne sait pas distinguer, d'une mauiére absolue, ce qui agit réellement, de ce qui ue fait que fonctionner. Ptr exemple : un chien a;:it-il ou ne fait-il que fonctionner? L'homme même eit-il capable d'agir réellement ou ne fait-tl que fonctiooDor, ) quand II ptratt asiff Eu présence de l'incompressibilité

de rexameo, rbomme même sous raniropomorpliUAi ou le panthéisme pris comme vérilés, est absolument incapable d'agir réellement ; et, ne peut que fonctionner* M. Vidal ne connail que Tun ou Tauire comme vérité. No vous étonna donc pas, si, pour lui, la question de produire est encore pendante.

Eh ! Messieurs I tout travailleur est producteur ; producteur de bien ou de mal, selon que son travail est utile ou nuisible. Tout chef de pouvoir exécutif, qu'il ait nom Président, Roi, ou Empereur, travaille plus à la production que tout un régiment de laboureurs, s'il contribue à l'ordre; et plus à la destruction qu'une armée de Wisigoths, s'il contribue au désordre. La langue des économistes est un argot n'ayant de comparable en sottise, que l'argot des prétendus socialistes.

M. Vidal profite de cette discussion^ pour nous apprendre qu'il veut tout réglementer, Jusqu'au nombre des èpieiefs. C'est par amour de la liberté que M. Vidal aime le despotisme. Il a horreur du laissez faire, il veut tout ordonner ; M veut diriger les épiciers pour qu'ils ne puissent se faire du mal à eux-mêmes. Le commanditisme conduisant au communisme, n'est qu'une immense camisole de force bien garnie de garde-fous. Qu'aurait dit M. Vidal, si, sous prétexte qu'il ullait faire un mauvais livre conduisant à l'anarchie, l'autorité qu'il aime tant, lui avait défendu d'écrire? il flurail crié : abrenuntio Satanas. Pourquoi donc veut-il imposer aux épiciers ce qu'il ne veut pas qui lui soit imposé à lui-même ?

M. Vidal est disciple de Platon, il adore le maximum.

t — Ne pourrait-on pas, dit-il, obliger les entreposeurs à « coter leurs mnrchandises? Ne pourrait-on pas leur ac- < corder pour tout bénéfice sur chaque produit, tant POtm « CENT otf delà du tarif dn prix de revient? >

— Puis en note il ajoute :

« — C'est ce qu'on fait pour les débitants de tabac ; le

• seul reprodie que Ton puisse faire à la régie, c'esl de € fendre le tabac trop cher. >

«- Il parait que M. Vidal aimerait à mettre la seeiété en régie. Do pareilles utopies font fortune parmi les ignorants : perce qu*clles leur paraisseut compréhensibles. Dites-leur des choses raisonnables et qui demanderont une attention soivie, vous n'en serez nullement écouté; et ils crieront una- Bhnement que tous êtes incompn'^hensible. Cest Juste. Il fni qnll en soit ainsi pour que Tanarehie puisse avoir lieu; et, l'anarchie seulo peut faire sentir, aux ignorants, le be* soin de bien raisonner; et de pouvoir dislingruer, d*une manière absolue, le bon raisonnement du mauvais.

M. Vidal afllrme : que l'esclave qui allume la pipe d'un nabab, ne produit pas. Et le portier qui cire les bottes de M. Vidal produit-il? tt M. Vidal, en écrivant son livre produisait-il? Et si au milieu de son travail, Il était tombé en apoplexie et qu*un médecin Tcût saigné, ce médecin auraitil enntribué à la production de Touvrage de M. Vidal, qui, sans le médecin, n'eût p«is été achevé? M. Vidal, à propos de la discussion sur le travail productif, accuse Say de galimatias. Qu'il me permette, au nom de Say, de lui renvoyer la baile.

Le chapitre Ti est intitulé : « Conclusion générale itAd. € Smilk ter Us salaires, sur la renie, sur l'intérêt, et sur € Us profils. »

Après plusieurs citations de Smith, M. Vidal s'écrie :

• C'est donc une erreur grossière et un sophisme hardi t que cette affirmation dogmatique : rinlérèl des proprièc ta'res fonciers est étroitement lié à l'inlèréi général de la t société. *

— M. Vidal a tort; Ad. Smith ne connaît de possible qu'une seule espèce de société : celle où le salaire est nécessairement au minimum possible des circonstances ; a lie ou le paupérisme croit eomme la richesse. Or, le paupérisme

repùBe esseolielleiBeDl mr raliènatîoo do sol rax indindas; f'^esl-à-dlre sur les propriétaires fonciers. Donc, rintérêl des propriétaires foociers esl étroitenieDt lié à l'inléfél géoétal de la société. CesC clair comme deux el deux fonl quatre.

« — On dirait, continue M. Vidal, qu^entre tous les inlè- « rets, il y a identité parfaite, solidarité entière. •

— Et cda existe en effet, tant que Texameo peut éHe comprimé. Il y a identité d'intérêts, parce que rintérêl de tous est Tordre qui, alors ne peut exister qu'entre des OMltra el des esclaves; il y a solidarité d'intérêts : les uns commandent ; les autres obéissent. Est-ce qu'il n'y a pas solidarité d'intérêts entre le général et le goujat? Mais, en tUt d'iuiéréls, il y a deux espèces de critérium : l'un, la force, est le seul possible en époque d'ignorance; l'autre, la raison; et celui-ci, est seulement possible, lorsque l'autre ne Test phis.

« — Mais les travailleurs, continue M. Vidal, font bien « partie de la société, je présume. Ils forment les cinq « sixièmes de la populalion. »

— M. Vidal se trompe. Les travailleurs forment les six sixièmes de la population. Mais il y a un sixième de forts et cinq sixièmes de faibles. El, en époque d*ignorance Tiotérél do tous est que les faibles soient exploités par les forts : tant que cela est possible; et jusqu'aux limites du possible.

M. Vidal a bien de la peine à digérer le passage suivant d'Ad. Smith :

« c — Quand la nation délibère sur quelque règlement <c de commerce ou d'administralion , les propriétaires des « terres ne la pourront jamais égarer, mime en n'écoutant « que ta voix de l'intérêt particulier de leur classe^ au moins « si on leur suppose les plus simples connaissances sur ce « qui constitue cet intérèl. A la vérité, il n'est que trop « ordinaire qu'ils manquent même de ces simples connais- « sauces. D<^s irois classes, c'esl la seule à laquelle son re- « venu ne coûte ni tbayail, ni souci, mais à laquelle,

il vient i»our aîosi dire d$ lui-même el sans qu'elle y apporte MMID dessein, ni plan quelconque. » * « Ainsi : 8*éerie M. Vidal , avec plus de préjugés que de raison, les propriétaires fonciers seront les législateurs par excellence, des législateurs infaillibles, car ils n'auront qu'à obéir aux suggestions de leur intérêt privé pour flûre des lois excellentes, les meilleures lois possibles, des lois qu'il faudrait bien se garder de modifier. — Laissonsles donc, ils commenceront, comme Taristocraiie anglaise, par affranchir la terre de tout impôt, par rejeter sur le travail et sur le peuple toutes les charges; la contribution directe ou foncière sera abolie et remplacée par des taxes sar la consommation ; par des impôts indirects ; et ces taxes, pour être productives, frapperont sur les objets dr première nécessité , sur les consommations de la classe paovre, de la classe la plus nombreuse. Ensuite ils décréteront des lois pour prohiber Timportation des blés et des bestiaux étrangers, afin que les revenus des maîtres du sol ne poissent être atteints par une concurrence redoutable. •

— Pardon, monsieur Vidal ! Permettez-moi de vous faire marquer que l'aristocratie anglaise fait précisément commi*

: elle repousse la concurrence quand elle lui est contraire et l'admet dés qu'elle lui est favorable.

€ — Ils accorderont même, continue M. Vidal, une prime

• à l'exportation des blés du pays pour encourager l'agri- € culture, pour fournir du pain à bon marché aux nations « voisines, en aflamant leurs concitoyens, en ri^duisaut leurs

• compatriotes à la pomme de terre; comme aliment journa-

€ lier, ils feront Enfin, ils rendront la nation parfai-

m lement heureuse — Voyez plutôt l'Angleterre. »

— Oui, Monsieur, voyez PAngleterre ! le but de l'éco- Boaue politique est de rendre une nation riche et puissante*. Poor l'i^conomie politique la nation ne se compose que des rielies; et la nation anglaise est la plus riche et la plu^ puissante du monde. Vous voyez donc qu'Ad. Smith a raison.

Il s*agit bien des pauvres autremenl que pour les exploiter! Plus on en a, plus une nalion esl Iienreuse. Avec le communisme et le commandilisme de M. Vidal, il D*y aurait plus ni pauvres ni riches ; tous s'égorgeraient : et comme dans le combat des deux souris, il ne resterait plus que les deux queues.

« — L'Angleterre, la France, la Belgique, dit plus lois « M. Vidal, sont là pour prouver que le prix des salaires t baisse, que le paupérisme se développe à mesure que la < richesse augmente, comme disent les éctmomistes. »

— Vous voyez donc que pour être puissant et riche ; il faut avoir beaucoup de pauvres. Vous, vous voulez qu'il n'y ail plus de pauvres. Cest irès-philantropique. Mais, alors, il faut prouver que Tanéantissement du paupérisme est devenu socialement nécessaire ; car, tant que cela ne sera point prouvé, vous passerez pour un utopiste en voulant qu*il n'y ait plus de pauvres.

Après cela, il faudra prouver clairement, rationnellement, incontestablement : que ce que vous dites être nécessaire esl nussi possible, et à cet effet, il ne faudra point venir nous parler de communisme et de commandilisme. Car, alors, vous pourrez bien exciler l'anarchie; mais vous n'élabliret pas plus d'ordre que les vaniteux de la Bible n'ont élevé la tour de Babel jusqu'aux cieux.

« — Nous venons d'exposer consciencieusement, dit « M. Vidal en terminant ce chapitre, les doctrines de l'école

« libérale, en ce qui concerne la réparlilion des richesses

€ Ce n'esl pas notre faute si l'école libérale n'a résolu aucun « problème. »

— M. Vidal a répété cent fois que l'école libérale ne peut ioësoudre aucun problème. C'est un reproche injuste. Cette école ne prétend point les résoudre. Elle se borne à exposer

• est, dans la présupposition qu'il n'y a de sociélé posipe eelle où ta richesse et le paupérisme croissent éga-

— 3tl3 —

lenmil sur doux lignes parallrios. M. Vidal, lui, prctiMul qa*une autre société esl possible, une soriété où le paupérisme nVxislerail pas. C*esl à lui de prouver que, ce qu*il ataDoe est réellement possible. Nous verrons peut-être ce qo*il veut et ses preuves de possibilité à la troisième partie de

Iravaii; et, si, comme ceux qu'il accuse, M. Vidal est

1 un otopiste.

;jo4 —

<r Rien n*afflige la dialectique, conme l'a- « sage de ces mots Tagues qui ne présenteol « aucune idée circonscrite. » Db Maistie.

Le chapitre yii est intitulé : Malihus et la théorie du Uxe.

« — Maltbus, dit M. Vidal, est un disciple d'Ad. Smith. « Comme son maître, il professe ou plutôt il constate que les « richesses se distribuent naturellement au moyen de la « rente, de Tintërêt, des profits et des salaires. »

— Le mot constate indique que M. Vidal acquiesce à cette répartition naturelle des richesses qu'il répudie ailleurs et très à tort. C'est, qu'en effet, sous les deux sociétés possibles : celle où le paupérisme existe; et celle où il n'existe pas; les richesses se répartissent naturellement. C'est-à-dire nécessairement au moyen de la rente, de l'intérêt, des profits et des salaires : parce qu'en effet, il n'y a pas d'autre moyen de répartition. Seulement, dans la société où le paupérisme est la suite nécessaire de l'espèce d'organisation de propriété, la rente est monopolisée ; et, par cela seul, l'intérêt ou le profit est au maximum possible des circonstances; et le salaire au minimum possible, aussi des circonstances. Et, dans la société où la non-existence du paupérisme est la suite nécessaire de l'autre espèce d'organisation de propriété, la rente n'est point monopolisée; et, par cela seul: l'iulérét ou le profit est au minimum possible des circonstances; et les salaires au maximum possible aussi des circonstances. C'est clair et simple comme un et un font deux.

M. Vidal ne remarque point ici, et c'est là le malheur des utopistes et des moralistes qui ne savent qu'à moitié; M. Vi-

dal, dis-je, ue remarque pas, que l'expression jusdce rapportée aux individus d'un côté, ou à la société d'un autre^ n'aouUeiDent la même valeur. La justice, en rapportant ce Mh un individu, est relative à la liberté, au raisonnement. UDicte juste, individuellement parlant, est un acte conforme i la conscience. La justice, en rapportant ce mot à un acte de la société, est relative à la nécessité sociale. Un acte social est juste, quand il est conforme à cette nécessité. Le vol foD homme sur un homme, rendant l'un riche et l'autre paorre, est contraire à la conscience, est injuste. L'élablisse- Mt social du paupérisme, quand le paupérisme est nécessaire à Teiistence de la société, est un acte socialement juste.

vient même une époque, où le paupérisme ne peut plus Are maintenu sans conduire la société à la mort ; et, où le pinpérisme ne peut être anéanti sans conduire aussi la sociélèà la mort: et cette époque est la nôtre. Alors, toute jusliée sociale est complètement impossible : tant que la cause de cette impossibilité n'est point anéantie. Si, M. Vidal avait Ut cette observation; il aurait évité bien des fautes.

< — Malthus, continue M. Vidal, n'examine point la ques-

< tioD de droit : il voit les faits se produire, il signale les c conséquences inévitables des institutions existantes; il

< comprend que fatalement , les sociétés modernes doivent

1 aboutir au paupérisme, et, il pousse un cri d'alarme. »

— Il a manqué à Malthus de reconnaître : que le paupé-* rismeest la suite nécessaire de Tignorance sociale sur la réa« lité du droit ; et, que le paupérisme, par l'excès de mal qu'il nécessite en présence de l'incompressibilité de l'examen, serait la cause de la recherche et de la découverte de la réalité du droit; découverte qui, elle-même, rendra tout paupérisme impossible.

■ — On a, dit M. Vidal, accusé Malthus de s'otrc montré • froidement impitoyable, d'avoir fait la théorie de l'huma- « Dite. »

— Le tort de Maltbus est de s'être cm savant^ quaadil n'était qu'un demi-savant. Maltbus a cm exposer la théorie de rhumanité quand il n'a exposé que la théorie d'une phiM de rhumanité qui en a deux. Voilà le crime de Malthos.

« — Celte accusation est injuste, continue M. Tldal, Ihl- « thus était un philantrope sincère, un cœur généreux. Au- « tant qu'un autre, il compatissait aux misères du peuple, « mais il n'y voyait pas un remède, et c'est pour cela q0*ll « criait aux nations d'enrayer, de s'arrêter sur celle pçnl« « fatale, qui les poussait à l'abime. »

« Il a été historien fidèle d'une société désordonnée, il i

« montré que tout tendait nécessairement à rendre de jour

« en jour le sort des classes laborieuses plus précaire, plm

c misérable; il a arraché à ses contemporains leurs illa*

ft sions dangereuses ; et Ton a lancé contre lui l'anathèoie,

« Ton a voulu le rendre responsable des calamités qu'il avait

« tout simplement décrites ou prévues. — On aurait dA

ff plutôt, ce me semble, lui savoir gré de sa perspicacité et

« de son courage. »

— Voilà Malthus parfaitement justifié. Et, si M. Vidal ne donne pas le moyen d'ordonner la société de manière que le paupérisme en soit nécessairement exclu, M. Vidal sera, implicitement un complet malthusien. Or : comme M. Vidal n'a de remède pour anéantir le paupérisme, que le communisme parlecommanditisme ; que de l'aveu de tous les hommes de sens, le communisme est absurde ; et que le commandilisme a été démontré par M. Thiers être tout aussi absurde que le communisme ; nous en conclurons : que, M. Vidal, sans le savoir bien certainement, est un parfait malthusien.

« — Malthus, en cela plus clairvoyant que les économistes « de son époque, continue M. Vi(}al, ne s'abusait pas sorlaa c résultats nécessaires de la concurrence, de l'industrialisme « exagéré et de Toutre-commerce. »

— Je ne me charge point de défendre Malthus, iei accusé

pir M. Vidal, ou, si vous raimez mieax, d'accuser M. Vidsl, jMtilanl Malthus; mais il est oertain : que, ooncurrence et ttc rté font synonymes; que rindustrialisme ne peut Jamais Imengérè; et, que Jamais il ne peut y avoir trop de comwra : quand concurrence, industrialisme et commerce sont k«to : non plus sur la force ; mais bien sur la raison rendue hridente par ranéantissement de Tignorance.

« — » n comprenait, continue M. Vidal, que la nation an- < ghise 8'étail lancée aveuglément dans une voie funeste, € qs'eUe courait h une catastrophe épouvantable. •

— La nation anglaise ne s'est pas lancée dans une voie ftiBesie; mais, elle y a été lancée par les développements de nMriliseoce et l'incompressibilité de l'examen au sein de ngnonnee humanitaire. L'Angleterre a su prendre le meilksr parti possible parmi les nationalités; et la preuve, c'est fi'eUe est maîtresse du monde : autant que faire se peut sous b ficbis aoarchique actuel.

< — » Il a signalé le danger, continue M. Vidal, et il a été « aandil comme un prophète de malheur. »

— > Et il a été maudit avec raison : parce qu'il a osé donaar comme nécêuaince qui n'est que relatif à l'époque d'igMCioce. Et, il a basé là-dessus ses remèdes d'assassins. Ed dit d'on^anisation sociale, il faut ne venir présenter de tkèrapeutique que la corde au cou. Tout utopiste mérite la mon et reiécration de l'humanité.

c ~ Cependant, continue M. Vidal, il avait raison, il ne « a*était point trompé dans ses prévisions sinistres, les évèm Mseots ont depuis conflrmé ses prophéties. »

««-> Comment, Malthus avait raison I le malthusialisme est donc le seul remède social? Et c'est ainsi que vous abandoBDei votre communisme! Il parait que vous ne le présen- Icriez point la corde au cou.

« — - Aajounnrai, continue M. Vidal, tous les hommes d*É-

<c iat de la Grande-Brelagac, recouuaisseui el proclamait

< hautemeat que la prospérité du Royaume-Uoi manque de « base, peut être mise en question par l'événement le plu$ia« « prévu, par la fermeture d*un débouché; ils reconoaisse&t « qu'il suffirait d'une crise industrielle, commerciale ou fo- <c litiquc pour réduire les travailleurs à la détresse, pour (c provoquer un effroyable cataclysme. >

— Ce n'est pas la prospérité du Royaume-Uni qui manque de base, c'est l'ordre universel, source exclusive de prospé* rite, dés que toutes les parties de l'univers se trouvent eo communications inévitables. En attendant le cataclysme, l'Angleterre s'établit la maîtresse du monde, et elle fait bien.

c-^Et comme Mallhus, continue M. Vidal, ilsnecon- « naissent aucun moyen de prévenir la catastrophe. »

— Et M. Vidal leur offre : comme but, le communisme, cl comme moyen, le commanditisme de l'État. Et les Anglais ne veulent point accepter ces offres. Voilà des gens bien peu intelligents ! ! !

c — Les prétentions des plus habiles, continue M. Vidal,

< se bornent à la retarder le plus possible. »

— Ce n'est pas si bêle. Quand on n'a pas de bons moyens curalifs, il n'y a de sage, en les attendant, que d'employer les palliatifs les moins mauvais possible.

« — Aujourd'hui, continue M. Vidal, toute l'Angleterre

« est convertie aux doctrines de Malthus. Ce sont ces

< doctrines qui ont inspiré la plupart des lois votées par le « parlement depuis quinze années, la plupart des actes de « la politique intérieure et extérieure des différents minis- « tères. — Mais que peuvent quelques lois de détail, quel-

< ques réformes insigniliantes, quelques débouchés conquis, « pour contrebalancer les funestes effets de la constitution « sociale de l'Angleterre. »

— Mais, Monsieur ! comme constitution nalionaU, celle

de rAaclaleiTe n*est pas déjà si mauvaise ^ puisqu'elle la ta nallresse du monde. — L'Angleterre a beaucoup Ao dites-vous. — Eh Monsieur! c*esl par là que sa OMistitution est admirable : puisque les pauvres sont la richesse des nations ; et, que l'Angleterre peut encore conserver les siens en ORDRE, tandis que partout ailleurs, ils sont d<ji causes du désordre.

« — C'est la société tout entière, conlinuc M. Vidal, qu'il « fkodrait réformer depuis le faite Jusqu'à la base. •

^» La société! Laquelle Monsieur? La société anglaise? Croyez-vous qu'elle sera plus riche ot plus puissante quand elle aura accepté votre communisme et votre commanditisme? Ce n'est plus de sociétés particulières, de sociétés nationales 'qn*il 8'agif, c'est du monde.

< — Et ces réformes, continue M. Vidal, ne s'opèrent Ja- « mais que par des révolutions, ou à la suite des révoluc lions. •

—Alors, l'Angleterre n'est pas si sotte de porter les rêvetalions ailleurs, alin de s'en garantir ; ot, de voir si, à la fin, le coBiDunisme est la véritable panacée universelle.

< — Maintenant, continue M. Vidal, prolonger le sialu

• fM, n'importe par quels moyens, conquérir à tout prix

• des débouchés nouveaux, des colonies nouvelles, exploiter € commercialement l'Inde et la Chine, reculer enfln le mo- € ment de l'explosion reconnue inévitable, telle est aujour-

< dliui, la politique des hommes d'État les plus hardis et « les plus habiles de l'Aagleterre : whigs et tories peuvent « différer de tactique quant aux moyens; mais tous pour-

< suivent le même but, tous en sont réduits » une politique c d'expédient. Les uns pas plus que les autres, ne se font « illusion ; ils confessent qu'ils sont enfermés dans un cercle

< vicieux ; ils ne cherchent pas même h en sortir par quelque « manœuvre di'sespénV, car ils snvoiil qu'il n'y a pas d'issue; « ils temporisent de leur mieux, laissiMit à leurs successeurs

— 3ia —

« le ioiD de parer à leur tour aux érentualilés el éB tàurm • ia patrie. — « « Pour?u que le navire ne sombre pas afM « que nous ayons quitté le bord, disent les sages, c'est toirt tf ce que nous pouvons désirer. Ab ! malbeur à noire posté- « ritél Malbeur aux générations futures! •»

— Diable ! savez-vons, Monsieur, qu'une constltotion qui produit de pareils hommes d'État, n^est point h mépriser. Et, pour les sortir d'embarras, vous leur proposez lecorammisiiie! Ah! Monsieur, vous n'êtes pas un produit delà eonatittttiQB anglaise !

« — Pour lutter contre la misère, dit encore IL Vidil, « pour faire obstacle à l'envahissement du paupérisBie,Md- « Ihus conseillait aux pauvres la contrainte morale el le oé* « libat, l'épargne et l'économie. >

— Conseiller aux pauvres de telles choses, ifesi prèsqu'aussi spirituel que de conseiller aux sociétés le ooswonisme et le commanditisme.

« — Pour encourager le travail, continue M. Tidal, il « invitait les riches cl les gouvernants à dépenser tout leur « revenu. •

— Malthus aurait dû savoir que le paupérisme ne dérive ni de l'excès de population, ni de l'économie des riches, mais de l'aliénation du sol. N'y eût-il que deux individus sur le globe, si Tun s'emparait du sol, l'autre serait son esclave. Quant à tout dépenser, c'est ce que fout les nobles et les maîtres d'esclaves. Ces dépenses empéchenl-elles qu'il y ait des pauvres et des esclaves? Malthus était un demi-savant, par conséquent ignorant, par conséquent vaniteux. C*est ce qui arrive généralement à tous ceux qui se croient savants, en époque d'ignorance et tant que l'ignorance sociale n'est point reconnue.

Aprî's une tirade sur la contrainte morale et le luxe, M. Vidal s'écrie :

« — On dira que nous voguons vers le pays des chimères !

c vIroM àê Itrd et M perdons pis de me la terre ûm réi<* c Utés. »

«» Hélas! Monsieur. Ce n^est point sur ces terres que se trouvent le communisme el le eommanditisme.

A propos des prodigalités des riches, considérées comme ■ojen d'alimenter ou de soulager le paupérisme, H. Vidal dit :

c — On a prêché ces étranges maximes sur tous les tons c et dans tooles les langues, et elles ont obtenu un immense « aoeeès, parmi les hautes classes et parmi la bourgeoisie, « c^élaltla réhabilitation du fasle le plus insolent, l'absolution « donnée à tous les vioes. Les classes privilégiées, qui avaient c cm jusqu'alors vivre aux dépens des classes laborieuses c et dont les plaisirs étaient parfois troublés par les remords,

• ont été heureuses de pouvoir désormais jouir sans scni* « pales, heureuses d'apprendre do la bouche même des sa- « nnts, que leurs folies enrichissent les nations el font « vivre le peuple, elles se sont regardées comme la provi-

< dence des travailleurs, et elles ont demandé de la recon-

< naissance ; elles ont même osé dire : sans nous le pauvre

• mourrait de faim. »

— Cest parfaitement dit, pour un amateur de justice absolue, n'ayant jamais su : que la pratique sociale de cette justice est utopique : tant que ri^'norance sociale n'est point anéantie. Mais l'absolution donnin^ à tous les vices est le ré^ sullat nécessaire de la théorie de Mnlthus, lequel, lui, ne concevait point d'autre société possible que celle qu*il avait analysée.

En parlant de Malthus, M. Vidal dit : On aurait dû lui safoir gré de sa perspicacité et de son courage.

il n'y a pas de perspicacité i\ prêcher eu présence de l'incompressibilité de l'examen el comme base tfordre, une doctrine dont les résultats sont ceux que M. Vidal vient de condamner, et qui conduisent la société actuelle à une mort certaine. Ensuite, il n'y a nul coura^re à flatter les riches.

Certes, il n'y a pas plas de pefs|Heaeîté à piédier le i nisme^ mais il y a certaioement plus de courage.

« — Le débauché, continue M. Yidal, qui dans une orgie « anéantissait à toat jamais les richesses que cent oorriers, ft travaillant quinze heures par jour, auraient pu produire à « grand*peine en six mois, et dont ils auraient pu vivre pe&- <( dant des années eux et leurs familles ; le débaudié a été « classé parmi les hommes utiles ! On est allé même jusqu'à « prétendre, et cela gravement et sérieusement, que ce dé- « bauché nourrissait, non-seulement ceux qui profitaient de « ses débauches, mais encore les ouvriers mêmes dont les < sueurs avaient créé les richesses qu'il gaspillait ainsi &ï une € nuit de folie. — C'est prodigieux! >

— C'est vrai. C'est moins prodigieux, néanoKmis, que la prédication du communisme et du commanditisme. Hélas! la paille dans l'œil du voisin et la poutre dans le sien. Cest inévitable ; tant qu'il n'y a pas de critérium de tM>nne et de mauvaise vue.

xn.

« Oq flli dct miem, qu*iU ne sont jamais « bon de leur rhemio ; r'ei t qn'iU n*ont point tf «le «lemeurc flto. Il va est de mt^me de ceux n qui diuputent sans aToir des notions déter- « minf^es. i» Voltaiib.

« Si tous It's doeteani de la même ville « voulaient se rendre compte des paroles « qu'ils prononcent, on ne trouTerait |ias deux « licencia qui attachassent la même idée à n la même expression...

« Vous m'obserrerei que sf la chose était M ainsi, les hommes ne s'entendraient Jamais. « Au<si, en vérité ne s*entendent-iU iniére; « du moins je n*ai jamais vu de dispute dans m laquelle les argnmentateurs sussent bien « posiliTtrmeut de quoi il s*a(ris«ait. »

(Idem.)

m Et il en est néressairement ainsi, dans toutes «r les questions d'onire moral : tant que l'igno- « ranre sur la réalité du droit n'est point f an«'anti«-. • Otim, Commentaire.

Continuons Panalyse de Texamen de M. Vidal sur la théorie dn luxe autorisée par Malthus.

m Le boyard le plus insolent, dit M. Vidal, sait très-bien « qu*il vit du travail de ses serfs ; il sait très-bien que ce ne « sont pas ses bras à lui qui labourent ses terres et leur font « porter des moissons ; il sent très-bien qu*il n'a que leplai- ■ sir de dépenser joyeusement ce que ses serfs ont tant de < peine i produire ! Par quel renversement des plus simples « idées, en est-on venu à affirmer que Toisif qui ne fait que • jouir, nourrit Thomrne qui travaille? »

— Cest, Monsieur, qu'il n'y a d'oisif quo le mort, que tout hommt* est travailleur, par cela seul (|iril est homm«'; qu'en époque d'iRQorence ^ le plus fort travailleur hil tra-

— Ma —

vailler le plus faible, s'il ne préfère le tuer ; el, que celai qnt peut tuer le faible, et ne le tue pas, doit le nourrir. De Ui le nom de serf, servus, sauvé, conservé. Est-ce dair ; et, y at-il là le moindre galimatias?

« — Et cependant, continue M. Vidal, on entend tous tes « jours dire et répéter ! que sans les riches, les travaiUewrs « mourraient de faim. — Et sans les travailleurs, s*il vous « plaît, que deviendraient les riches? »

— Sans les travailleurs. Monsieur, il n'y aurait ni pauvres, ni riches, l'humanité n'existerait pas. Et, c'est pour qu'elle puisse exister, que, pendant l'époque d'ignorance, il y a nécessairement des pauvres et des riches : l'humanité et l'ignorance sociale sur la réalité du droit, étant incompatibles sans le paupérisme*

c -^ Néanmoins, continue H. Vidal, cela est triste à dire, < il y a malheureusement quelque chose de vrai dans cette « étrange affirmation, dans cet odieux sophisme. »

— Ah ! nous approchons. Eh bien ! Monsieur, pour l'époque d'ignorance sociale tout est vrai dans cet odieux sophisme. Voyons alors ce que vous y trouvez de faux.

« — Notre monde à rebours, continue M, Vidal, offre « sans cesse de pareilles contradictions^ de pareilles ano- « malies. »

— Alors, Monsieur, redressez-le ce monde. Selon vous, les redresseurs de torts sont le communisme et le commandiiisme. J'ai bien peur que ces chevaliers ne soient de vrais Don Quichottes.

« — Normalement, continue M. Vidal, les membres d*ane « société devraient faire un échange continuel de service et tf de produits; chacun devrait donner et recevoir, autrement « dit consommer, directement ou indirectement le fruit de « son travail. »

«— Eh bien I Monsieur, c'est ce qui ae hiU Les riefati

Bl L'oiMis, MUS lequel il n*y a poiol de richeieee ; et lee peuvree donnent la miCHseeE. Pensei-^vous avoir de Tordre, sans paupérisme? Donnez votre recette. Mais tAchez i*ea avoir une autre que le communisme.

Voici bien autre chose. Chacun^ dites-vous, dm>rmt

il y ê donc un devoir autre que d*étre faible ? El, où ae trouve, s*il vous plaît, la sanclion de ce devoir autre que la force? Sous rantropomorphismc comme sous le panthéisme, et en présence de rincompressibiliic de rexamen, il n'y a pas plus de sanction rationnelle, de sanction autre que la force, qu*il D*y en a dans la main. Or, un devoir privé de sanction est tout uniment une sottise. Voilà le normalement de M. Vidal, ramené h Tétat d*anormai, à Tétat d*absurde.

« — Il n'en est point ainsi, continue M. Vidal, Tétat so- « cial où nous vivons est organisé de telle sorte, que les « uns consomment beaucoup sans produire. »

— Ab çà ! Dites donc, Monsieur ! Est-ce que vous vous iaaaKînez que Tordre n*est point une production ? Vous vous imaginez donc que l'humanité est un immense automate? Eh bien I si vous n*étes pas un rouage de cette immense machine allant nécessairement, les forts, en époque d'ignorance sociale sur la réalité du droit, produisent le seul ordre alors possible, eneiploitant les faibles. Croyez-vous que ce soit peu de chose?

c — Tandis, continue M. Vidal, que les vrais producteurs « ont peine à trouver à vivre. »

— Ainsi les vrais producteurs sont les producteurs de pain, et les faux producteurs sont les producteurs d'ordre. Dés que vous faites aussi peu de cas de l'ordre, je conçois que vous soyez communiste et commanditiste. Si vous pouviez vivre quelque temps au milieu de vos utopies, peut-être cbaogeriez-vous d'avis.

« — La richesse, annuellement créée, continua M. Vi- « dal, an lieo d*étre répartie d'après la jostioe, revient

« presque toute entière (naturellement selon l'expression « des économistes), à quelques privilégiés dont roniqoe « souci est de mener joyeuse vie, dont la fonction est de c consommer pour tous. — La prodigalité de ces épico- « riens sert ainsi à faire refluer vers le peuple, sous forme « de salaire, une faible partie des richesses créées par le « travail et dépensées par l'oisiveté opulente. »

— Tout cela est vrai , Monsieur, du moment qu'il vous plait de donner le nom d'oisifs aux producteurs de l'ordre. Avez-vous, je le répète, un moyen d'avoir de l'ordre sans paupérisme, pendant toute l'époque d'ignorance sociale? Donnez-le.

« — Mais que conclure de là, continue M. Vidal? que les « épicuriens nourrissent les travailleurs, ou bien que la ri- « chesse est mal distribuée. »

— Non, Monsieur. Il faut en conclure : que les épicuriens nourrissent les travailleurs; et que, pour autant que l'ignorance sociale sur la réalité du droit n'est point anéantie, la distribution de la richesse qui fait nourrir les travailleurs faibles par les épicuriens travailleurs forts, est la seule bonne possible.

< — Il est bon , continue M. Vidal , de faire justice de « toutes les erreurs, même des erreurs qui ne mériteraient « pas d'être réfutées. Nous allons donc, au risque de tomber « dans le lieu commun , entrer dans quelques développe- « menls. Le lecteur qui entend l'économie pourra passer •c outre. »

— Nous connaissons l'économie politique et nous passerons outre pour notre compte. Puis, comme ceux qui ne connaissent pas l'économie politique n'y trouveront rien de bon; nous passerons également outre pour leur compte. Nous ne croyons pas qu'il soit utile do réfuter des erreurs qui ne méritent pas d'être réfutées.

Le défaut de M. Vidal est de toujours confondre la société

aGloelle où le paupérisme ne peut encore être anéanti, avec la soeiélè Allure où le paupérisme ne pourra exister; el sur* tout, de ne pas encore avoir reconnu : que, le paupérisme eal ioexliogiiible : tant que les nationalités ne sont point anéanties:

M. Yidal termine ce chapitre en disant :

m — Dans nos sociétés modernes Tesclavage n'existe € plus. »

— Et deux lignes plus bas, il ajoute :

« — Le peuple des travailleurs se trouve aujourd'hui dans € la position des esclaves de Tantiquilé. »

— Est-ce que par hasard, l'esclavage, consiste dans le nom ou dans le fait? Quand on veut se contredire adroitement, il hut laisser plus de deux lignes entre le oui et le non.

Le ekapitre vin etl intUuli : Les statisticiens.

M. Vidal dit de fort bonnes choses contre les statisticiens; il n'en esl pas de même de ce qu'il énonce en faveur des égaliliires,espéce de communistes luodiOés par lecommanditisme.

Le chapitre ix est intitulé : École critique. M. de Si8-

MONDl.

M. Vidal fait l'éloge de M. de Sismondi, et il a grandement raison. Mais M. de Sismondi n'a fait que de la critique, et la critique est aisée. Pour la bien faire, il ne faut que du bon sens. Quand M. de Sismondi, a voulu édifier, il a toujours manqué son but. M. de Sismondi a été un utopiste comme M. Vidal, croyant à la possibilité du bien-être de tous, tant que l'ignorance sociale sur la K^alité du droit n'est point anéantie.

M. Vidal félicite H. de Sismondi de s'être prononcé contre les machines, le salariat et la concurrence. En vérité, il n'y a pas de quoi.

En parlant des derniers ouvrages de H. de Sismondi, U. Vidal s'écrie :

• — On peut étudier là : comment on exploite l'homme et

la lerre ; Tindustrie et les femmes et les enhnfs ; comment on relie le blanc à la misère et à la servitude, en précbanl rémancipalion des noirs; comment on remplace avec avantage, l'homme par des moutons & Tengrais; comment on extermine des populations entières ; comment on pousse le peuple à la débauche, à l'abrutissement, à Tivro* gnerie, à la prostitution, à la mort par l'excès de la détresse; comment on dégoûte le misérable de la charité, en lui inspirant l'horreur salutaire du. Work-hou$e ou bagne philantropique, comment on établit l'équilibre entre la population et la demande des salariés, comment une minorité composée de féodaux héréditaires et de spéculateurs enrichis peut vivre dans Topulence, en réduisant le

reste de la nation à la mendicité On peut voir enfla

de quelle prodigieuse quantité de sueurs et de larmes, la richesse est pétrie ; combien il faut de millions d*acres de terre et de milliers de travailleurs pour nourrir un grand seigneur justicier; combien il faut de pauvres pour faire un riche, pour mettre un lord, un duc et pair, en état de tenir son rang dans le monde et de faire honneur à son blason. »

Tout cela est parfaitement vrai. Eh bien! cette société anglaise est le beau idéal de la société protégée par H. Vidal, de la société basée sur l'antropomorphisme ou le panthéisme et l'aliénation du sol aux individus. Nous disons raliénation du sol : parce que M. Vidal ne veut détruire cette aliénation qu'en faveur du communisme ou du commanditismo : ce qui est reconnaître que l'aliénation, en dehors de ces deux utopies, est une chose à conserver. Nous ajoutons même : que l'entrée du sol à la propriété collective avant ranéantissement de l'ignorance sociale, serait plus nuisible encore que le beau idéal anglais.

M. Vidal regrette que , dans les ouvrages de M. de Sismondi, les solutions ne soient pas nettement indiquées.

« «» Essayons toutefois, dit-il, de résumer l'esprit des

et Tespril des études en ce qui con- « eerne la répartition des richesses, et pour procéder comme « M. de Sismondi, étudions séparément la richesse indus- « trielle ou flianutecturiére, et la richesse agricole ou terri- « toriale. »

— Nous allons suivre M. Vidal ; et, puisque les solutions SMt indiquées, quoique pas nettement chez U. de Sismondi, nous espérons que M. Vidal saura les en tirer nettes , nous les exposer clairement.

S r'. Richesse industrielle.

€ — M. de Sismondi, dit M. Vidal, a démontré d'une m manière péremptoire , (]ue le paupérisme est le résultat « nécessaire, inévitable des institutions existantes. »

— Parbleu! Monsieur, Smith, et Malthus , et Say et Rosai l*ODt mieux démontré encore; et actuellement, il faut être iiii bien triste économiste pour n*étre point aussi persuadé de eefta térité que de sa propre existence. Mais quelle est celle de nos institutions dont l'efret est nécessairement le paupé-

ï; et^ quelle est la cause nécessaire de celte institution,

nécessaire du paupérisme? Voilà ce qu'il faudrait dire

' être clair; voilà oe que personne n'a fait malheureuse*

Il ; ei, ce que je vais faire, pour la millième fois ; selon leale probabilité, aussi inutilement que les neuf cent quatreriogtHlix-neur autres.

L'institution mère nécessaire du paupérisme, c'est l'alié- Datioo du sol , qui depuis Torigine sociale , a toujours été aliéné : soit à un seul, comme en Orient; soit à plusieurs ooÊÊme en Occident.

La cause nécessaire de cette institution est l'ignorance ao» àale sur la réalité du droit.

Le remède au paupérisme, c'est : d'abord l'anéantissement éa l'ignorance sociale, dont le résultat est l'anéantissement des nationalités, sous lesqueUea le paupériaoM existe

saircmcDl; ensuilc feiiUée du sol à la propriété collective, sous laquelle le paupérisme se trouve anéanti nécessairement.

Cest court ; c'est clair ; et c'est incontestable.

Toujours selon M. Vidal, M. de Sismondi a trouvé :

« — Que les classes laborieuses avaient plus perdu que u gagné à rabolilion des maîtrises; que la fausse liberté du « travail avait abouti à transformer l'ouvrier en prolétaire. »

« — Cest ce que M. Blanqui de Tlnstitut, a exprimé de la manière la plus énergique. Celui qui ne sait pas cela, ne sait rien en économie sociale. Mais il aurait fallu «Jouter : que les classes laborieuses, puisqu'on veut se servirdece terme impropre, ont plus perdu que gagné, en passant de l'esclavage domestique au servage ; et, qu'elles ont également plus perdu que gagné, en passant de l'état de servage à Tétai de prétendue liberté.

« — Les maîtrises, du moins, dit M. Vidal, avaient régu- « larisé l'industrie; tandis que la liberté négative n'a engen- « dré que le désordre ! »

— C'est là le seul avantage de la liberté négative sur l'esclavage positif. La liberté négative, en développant le d^ior(2r« parallèlement aux développements des intelligences, produit l'excès du mal qui seul peut faire sentir universellement le besoin de liberté positive ; c'est-à-dire : le besoin des con^ naissances réelles. Ingrats! Remerciez donc l'anarchie!

« — Mieux vaut, dit M. Vidal, une organisation défec- « tueuse, incomplète, que l'absence de toute organisation. »

— C'est, vrai, Monsieur, pour les forts et pour l'actualité. Mais pour tous et l'avenir : mieux vaut une absence complète d'organisation. C'est une preuve que la force est devenue incapable d'être plus longtemps base d'ordre; et que l'humanité doit périr, ou qu'elle doit introniser le règne de la raison, le règne de la liberté.

« — M. deSoBondi, selon M. Vidal, a prouvé que, pour « éaaoeiper rédkaeol les trafailleors, il ne sufBsail pas de m dèeréler la liberté nominale, de prociamer des droîls illu- « soirai. >

— Cesl trés-Trai. Mais que bnl-il foire ponr décréter la

liberté réelle, poarprodainer des droits réels?

Seloo M. Vidal, il but décréter le communisme et procla-

le commanditisme. S*il parvenait a faire dominer ces

un instant dans celte partie du monde, en vertu de

Mire liberté nous lui demanderions un passeport pour aller

; une antre.

• — M. de Sismondi, continue M. Vidal, s'esl borné à « eiprimerde8sentimentsgénéraax,sans préciser les moyens, « sans articuler aucune solution pratique et positive. Il a dit € en termes assez vagues : — c c H faut établir une com- « munauté d'intérêts entre le maître et l'ouvrier > >

— Cesl trës^joli ! c'est comme si M. de Sismondi avait dil : il but établir une communauté d'intérêts entre le diable et le bon Dieu.

• — L'ouvrier, dit encore M. de Sismondi a droit à la € garantie de celui qui l'emploie. •

— A droit est également trés-joli ! Et la sanction de ce droit où se trouve-t-elle, s'il vous plaît ? Quelle rage de toujours parier de droit, à une époque où il n'y a de droit possible que la force ; et de vouloir en même temps répudier la force ! Commencez donc par prouver : que, le droit autre que la force est une réalité ; qu'il a réellement une sanction inévitable, incontestable, entendez- vous? Puis, vous pourrez parler de droit sans être accusé de folie. Jusque-là le droit antre que la force, n'est qu'un attrape-niais.

« — Il n'a point dit, continue M. Vidal, comment cette c communauté, comment cette garantie pourraient être réa-

• lisées; il n'a fait que poser un principe, laissant à d'autres

• le soin de chercher et de trouver un mode d'application. •

lu. il

— JK —

— CetHHMi&re qœ M. de buoiMdi a ndgansé le nal et b*« point dofioé le muède. M« de Sisnoodi a fcit de rasar* ^.bie, coflkme les docirioairea foûaienl da deapotêse aaw /# itfr^/ir. M. Vidal, auni $an$ le sacùifj lait de ranarcfcie el du deupotiâme : c'est cumuler.

XID.

« Qui dit piindpe, dit ce qui n'a point d'o- « ligine. Car e'ett do prioeip» que toot Tient, « et le principe ne saurait veuir de nulle«-> « antre chote. Il ne ternit pai principe i*ll^ « Tenait d'aillcqra. Et a'^jranl point d'origloe, « U u'aur.1 par conséqiieul point de Uu. Car il a ne pourrait, étant détruit, ni être lul-mémet ^ « reproduit par un autre principe, ni en prot didre an autre, puifiin'un principe ne snp- « pose rien d aoléneur.

« Ainii, le principe du mouYement eet dam tt l'être mu pai lu propre vertu. Principe qui « ne saurait être, ni produit, ni détruit. Au- « tremeot il faut que le ciei et la terre soient « boul'vcr^éft, et qu'ils tombent dans un éter- « uel rcpoti; saun |M>uYoir jamais recouvrer « «ne force, qui, eoBune auparavant, les fasse « mouvoir. »

GicÉtoif, Simge de Scipion^ etc. «

« S'il n'exista qo'nne seule espèce de prio- « cipe, la matière étemelle, tout est sncis- • tAïai : la prétendue liberté, la prétendue « raison, sont des tLLrs|pxs. Pour que U li- « bertéy U raison existent en rèaiit4, U faut « qu*une autre espèce de principe, les âmes « éCeraeltee, existe en réalité. Ou se tmuTe la « vérité : cUire, ratiounelle, mconteltable? a CouHs, Commeniaire.

« Quand un principe méon A d^^s eonsé- « 'lucoces absurdes, c'est qn'O est mauvais. •

SiiTâs.

« Eb époque d'Ignornoee sociale sur la « réalité du droit) è& n*ei»t pas de principe qui « ne s<>it basé «r une bypolbése et qnl ne « conduise à^'afisurde. »

Gouasy CQmm9nMr$.

U. Vidal continue :

a -« Casl beaucoàj^/^il, 4a poser des principes^ mais oe n*e8t pas'asseï;^./ t r

-* AoQi êà deatadona* pardon 4 M. Vidai, maia ii se

loul au tooL Poser des principes qoelconques n'est ^««AaiiftMil rien..... qu'une sottise. Poser des principes ynid, >ui ou déoMutre la vérité, c'est tout.

-- Mous reconnaissons donc, continue M. Vidal, qu'il \ il dans les œuvres de M. de Sismondi, une immense \m.^ ^ «.-uue ; BOUS allons plus loin encore : nous croyons que 1^ solidarité des intérêts qu'il invoque, que les garanties qu'i ' « réclame, sont tout à fait irréalisables dans l'état actuel 1^ c l'industrie ; nous croyons en outre que fussent-elles mém^ « réalisables, elles ne produiraient pas tout le bien qu*îl • semble en attendre. — Qu'on nous permette de développer « notre pensée. ■

— Développez, Monsieur, nous vous suivrons avec la plus scnipuleuse attention.

« — Nous sommes, dit M. Vidal, autant et plus qof « M. do Sismondi, partisan du principe d'association et c d*on?anisation ; mais nous comprenons l'association et c l'organisation d^une autre manière. »

— Bon ! voilà deux maitres et deux manières d*entendre une mémo chose. Eh bien ! Monsieur^ tant que la même manière n'existe pas pour tous, il n'y a que des opinions sur la bonno ; cl, cette bonne, alors, ne se juge que par la force. Dans ce cas^ lo principe d^associalion et d'organisation n'a pas plus de valeur que le principe du turlututu et du periinpinpin.

« — Nous crevons, dit M. Vidal •*

— Je proviens Monsieur Vidal que croire dans le sens fth yiner. est. selon Ckvron. selon saini Augustin^ etc., etc., une chose « forf impertinente de par soi. » II faut, disaient ces Messieurs^ savoir ou ^f taire. Mais enfin, puisque M. Vidal veut croire; laissons-lr croire.

• — Nous croyons. dit-iU que Tune des premières cou-

de tonte société, c'est qae tout hoanne soit toi^ours de trouver à vivre de son travail. »

~ Toili ce que c'est que de croire. Si M. Vidal avait mh Mvotr, il aurait reconnu : que, depuis Torigine sociale, la condition de toute société possible a toujours été le Mtraiie. Il voudrait bien que cela ne fût pas, je le conçois. Abn, qu'il cbercbe comment cela peut ne pas être; et, sur- M, qa*il le prouve. Car, donner un remède et ne pas qu'il est bon, n'est que ce que chacun fait à prét; M, il y a peu de mérite à faire comme tout le monde ; I loQt le monde est fou.

« — La garantie, continue M. Vidal, que M. de Sismondi « ivdame des mailres en faveur de f ouvrier, nous la de- « BaDderons, nous, à la société ; car c'est la société qui peut « seule garantir, à l'ouvrier, le travail cl l'existence. >

Ainsi, M. Vidal veut toujours qu'il y ait des maUres I àlon^ il lui sera fort difficile de faire qu'il n'y ait pas d'esrlmet. Quant aux ouvriers, nous le sommes tous, il ne s'agit foe de rester ouvriers, sans avoir de maUres dans le sens de la fofoe. Aux États4Jnis, et ce n'est pas l'Eldorado social, vous ne pouvez avoir personne pour vous nrvir; les disent : / corne to help you. Je viens pour vous el non pour vous servir.

M. Vidal, dit-il, réclame de la société la garantie que M. de Sismondi réclame du maître. Mais, qui donc est la sociélé; et qui répond pour elle? Est-ce les forts et la force; 00, est-ce tous et la raison ? Si c'est la raison qui répond, M. Vidal voudrait-il nous dire : comment il distingue la raison réelle de la raison illusoire ; el, où se trouve la sanction proléffesDt la raison rcelle et écrasant la raison illusoire? S'il est d'accord avec M. de Sismondi et autres, sur la raison réelle, ainsi qu'il l'a été tout à rbouro sur la manière de eoinprendre le principe d'association et d'organisation, il n'y aora de juge encore que la force ; et, les choses resteront

comme elles soBt; et, la demande 4e H. Vidal sera celle d'un enfant qui veut avoir la lune.

« -^ Pour détruire, continue M. Vidal, les ftinestes effets « de la concurrence et du salariat. »

'— Aïe, aïe, aïe! C'est encore la lune que veut M. Vidal Mais passons!

« «^ Pour mettre fin, continue M. Vidal, à la guerre d- « vile des intérêts, nous ne croyons pas qu*il suffise d'éla<> « blir une solidarité quelconque entre chaque entrepreneor « d^industrie et les ouvriers qu'il emploie; il faudrait n <c moins associer tous les producteurs, ouvriers et maîtres, « d'une même espèce de produits, sans quoi la concurrence, a la guerre existerait toujours, dans chaque industrie, entre <K les différents ateliers. Or, comment réaliser une pareille « association? »

^ — C'est à peu près aussi facile que d'avaler la lune.

— Et si, continue H. Vidal, des entrepreneurs reM* « sent d'accéder à la mutualité, s'ils continuent à employer a des salariés travaillant au rabais, ne pourront^ils pas pro* « duire à meilleur marché que leurs confrères plus gênéc reux, et rendre ceuxH^i victimes de leur humanité? •

— Si jamais M. Vidal se trouve appelé à faire partie d'an bataillon de guerre; et qu'il y aille avec des feuilles de î09$ pour armes et sa nudité pour cuirasse ; croit-il que cette bonté d'âme mêrilera le nom d'humanité? Avis aux associations particulières de M. Louis Blanc. C'est M. Vidal qui i^ donne.

« — Mais, en admettant même, continue M. Vidal, qoe « cette association de tous les producteurs, ouvriers et t( maîtres, pût être réalisée dans chaque industrie et dans « toute la France ; en admettant même que les droits perçus « à la frontière sur les produits étrangers ne permissent pas

c •■ ipéciilalaiir du dehors de bire à l'industrie DaUeuale i me eoncurmoe mortelle

— Remarquez que les concessions de M. Vidai signifient : Je suppose que vous puissiez avaler la lune. Eh bien ! cela se lut suffirait pas encore.

• — Nous ne verrions, nous, continue 11. Vidal, dans I cette association prétendue autre chose qu'une coalition i gigantes<|ue de certains intérêts solidaires entre eux, contre c des intérêts opposés: la coalition des producteurs contre < les consommateurs. »

— Et ici M. Vidal voit très-bien.

« — Supposez, par exemple, poursuit-il, que tous les

• producteurs de blé (laboureurs et propriétaires). >

— Vous voyez : que M. Vidal veut maintenir raliénatiou du sol.

€ ^- Laboureurs et propriétaires ; que tous les produc* € leurs de cotonades ; d*uu autre cùté (entrepreneurs et sa- « lariés) parviennent à s'entendre. »

— 11 eût été plus facile de s'entendre sur la tour de Babel. Mais n'importe.

« — Les voilé, continue M. Vidal, maîtres du marché, c en état dUmposer la loi du monopole. Combien feront-ils

• payer aux consommateurs le mètre de coton ou l'heclo-

• litre de blé? Qui les empêchera de rançonner le public ou

• d*affamer les populations? •

— Que M. Vidal se rassure. Il ne sera jamais rançonné ni affamé de cette manière.

« — Si Tassociation ne comprend que les ouvriers et

• maîtres d'un seul atelier, la concurrence continue, dit « M. Vidal, entre les ateliers différents de chaque industrie;

• ee sera toujours la guerre et le désordre. Si Tassociation '• comprend tous lefi ateliers d'une même industrie, elle réa-

« Use le monopole aa profit des producteurs, au préjadiee « des consommateurs, et c'est encore la guerre, l'exploita- « (ion des uns par les autres. >

c Nous repoussons donc le mode d'association partklU « et incomplète vaguement prononcé par M. de Sismondi; « nous le repoussons comme impossible d'abord ; nous le re- « poussons en outre comme dangereux et inefficace tout eo- « semble, comme impuissant à faire cesser la lutte et le dés- « ordre. »

— Louis XIV se présentant en certain lieu, le magistrat lui dit : Sire! nous n'avons point fait tirer le canon pour trente-6ix raisons : la première, parce que nous n'en avons pas. — Je vous dispense de nommer les autres, répliqua le roi. Dès que M. Vidal repoussait ce mode d'association comme impossible, il pouvait se dispenser de lui trouver d'autres inconvénients.

« — L'association pour être efficace^ continue M. Vidal, « doit comprendre et harmoniser tous les intérêts, les in- « téréis de tous les producteurs et de tous les consomma- • leurs. »

— Très-bien, Monsieur; parfait, on ne peut mieux; mais alors il vous faut anéantir les nationalités. En connaissez-vous le moyen? Si vous ne l'avez pas, vous faites comme M. de Sismondi. Puis, quand vous aurez anéanti les nationalités, petite concession que je vous accorde ; en serez-voos plus avancé ; et, par cela seul, tous les hommes seront-ils associés ? L'association réelle de tous les membres de l'humanité ne se fait point : en associant des tailleurs, des bottiers, et des commissaires de police, et des conseillers d'Étal, et des saltimbanques, et des arracheurs de dents; ni en anéantissant la concurrence, ni en anéantissant le salariat, ce qui serait anéantir l'humanité elle-même; l'association de tous les membres de l'humanité se fait : quand elle est devenue socialement nécessaire ; et, quand il est démontré comment elle est seulement possible. Cela arrive : lorsque la force

tbsoliUMil incaptUe de aenrir plu kmglMips

de heee à Mome espèce d'ordre sodaL Jusque-là, il y aura ■éeeaaaiiWMil : des nations qui se battront; des maltrea qui eiploileronl; et des utopistes qui baitouUleront.

« — Nous croyons donc, dit M. Vidal en terminant ce • paragrapbe, qu'il faut procéder par Tassociation inlégrale, « rappliquer d'abord dans une commune, par exemple, entre c tous les habitants, ressayer au besoin, etc. >

Et, où se trouve. Monsieur, la formule de cette associa- Hon; eC où se trouve la sanction? L'appliquer, dites-vous. Et qui donc l'appliquera? Sera-ce la force qui l'appliquera, et la biblesse qui la subira? Ou sera-ce la raison qui la for- ■olera, la sanctionnera, l'appliquera et racceptera? Alors, où se trouve donc le critérium faisant distinguer la raison rtelle de la raison illusoire? Et où se trouve la sanction inco&lestable et inévitable de ce même critérium ? Brisez donc le cercle vicieux dans lequel l'humanité se roule depuis son origine; briaez-ie; ou vous ne faites que barbouiller.

i II. Riehê$$e territoriale.

Après une ampliflcation de sensiblerie, résultat de la lec- Ime de M. de sismondi, M. Vidal se trouve toujours prêt à s'écrier avec Child-Harold : « Levex-vous, races ^p rimées et Oieaumsiex votre vengeance! >

Cest trés-poétique et trés-révolutionnaire; mais, cela ne détruit point le paupérisme. Une bonne raison vaudrait infiniSMOt mieux. La fin de tout cela , en résumé de compte, est, de l'aveu de M. Vidal, que l'excellent Sismondi n'a pas le sens commun, quand il veut édifier. Et, à cet égard, M. Vidal a parfaitement raison.

« — La véritable solution du problème, dit M. Vidal, ne « devrait être cherchée : ni dans le régime passé, ni dans le « féglBM présent, ni dans un régime nouveau qui ele. •

«— Pour l'amour de Dieu! Monsiev; m nous plut louglemps le bec dans Teau. Il eat inutile de aoot i en quoi ne consiste pas le remède ; dites-nous eo quoi consiste ; et surtout, prouvez votre dire : nous vous I quitte du reste.

f .^ C'est, dites-vous, le mode de répartition des produiti^^ « qui est vicieux; c'est ce mode de répartition qu'il fiot:^ < réformer. •

— Très-bien, Monsieur, Alors formulez donc votre réforme, et surtout prouvez ! Moi, je vous dis : que pour aussi longtemps que Tiguorance sociale sur la réalité du droit n*esl point anéantie, la répartition actuelle, qui est celle qui existe depuis Torigine du monde, est encore la meilleure possible : la meilleure tant que le despotisme a été possible, parce qu'elle protégeait le despotisme qui seul alors pouvait être base d'ordre ; la meilleure depuis que le despotisme ne peut plus élre base d'ordre, parce qu'elle protège l'anarchie nécessaire pour que le besoin d'anéantir l'ignorance sociale puisse (Hro socialement senti et satisfait. Ai-je tort, Monsieur? Prenez lu plume cl donnez vos preuves.

« — Il faul,dil M. Vidal, appeler les travailleurs à particia per proportionnellement à Taugmcnlation de la richesse. »

^^ C'est, précisément, ce qui se fait. Monsieur, et sans appel, proporlionnellement à la force. Vous voulez peut- ^tro que cela se fasse proporlionnellement à la justice absolue, et non proporlionnellement à la justice relative , à la force, seule justice actuellement possible. Eh bien! dites comment cela est possible et compatible avec l'existenoe de Tordre.

« — Il faut désormais, dit encore M. Vidal, que les ma- <K chines travaillent au profit de tous. »

— Toujours tr^s-bien ! Monsieur. Mais alors, dites-nous comment cela peut êlre; et, de plus, si c'est déjà compatible avec IVxislenoe de l'ordre.

« *^ U vérilaUe problème consista donc, o^nUDue

• M. Vidal, a trouver un mode d'association favorable à

• ttMis les intérêts; puis à trouver le mode de production le c plus avantageux à tous les associés. >

— Précisément, Monsieur. Par tous les miracles de Tantropomorphisme ; et, par ceux du panthéisme probablement •uaai nombreux, ayez la bonté de nous le dire ; si vous le lavaii

« C'est précisément, continuez-vous, ce que cherchent les « socialistes des écoles différentes. »

— Très-bien! Mais, ont-Ils trouvé? Et, s'ils n'ont pas trouvé, vous-même nvez-vous été plus heureux? Sans cela iooa n'ont fait que barbouiller. Il serait bien temps d'écrire : at du c6té des économistes ; et, du c6té des prétendus soeialiatea.

c En résumé, dit M. Vidal, en terminant ce chapitre,

• M. de Sismondi n'a point résolu le problème de répartition, « il n'a point présenté de système; mais il a réduit à néant « la théorie des économistes libéraux. »

«— Les libéraux, Monsieur, vous l'avez dit vous*méme, n'ont pas de théorie. Comme les dévots musulmans, ils regardent leur nombril et trouvent le bonheur dans cette

béate contemplation quand ils ne sont pas

prolétaires.

• — Mais, continue l'interprète de Sismondi, il a indiqué

• les principes qui devaient servir de base à la répartition € des richesses : T La solidarité des intérêts ou l'asaocia-

• tion •

— L'association intégrale, hoin ? Hais, vous-même l'avez déclarée impossible, quand vous avoz essayé d'associer l'hii- Banilé tout en conservant 1rs nationalités. Deux bandes de voleurs associè(*s, n'en foraient qu'une et non pas deux. L'association de l'humanité, en conservant les nationalités,

— 3Sf —

^ j»i>f(uàsitioD,Gontinuez-vou8, du travail industriel . ^ j^nN^i Qui P^^ s^Ig mettre la société en état de garà Mit bomme de bonne volonté, de Touvrage et une I heureuse. »

— El les médecins, les magistrats, les artistes, les <Mimercant8, les instituteurs, etc., etc., se trouveront ai

• — Du moment, continue M. Vidal, que Ton pose ea c principe que tout bomme a droit de vivre en travailc lant »

— Avant de poser en principe que Thomme a un droit quelconque bors celui de la force , il faudrait commencer par prouver : que ce droit existe; et, surtout, qu*il a, ea dehors de la force , une sanction inévitable. Avec un peu de scolastique; et, au moyen de cercles vicieux, de pétitions de principes , il est facile de fanatiser de pauvres malbeureux, qui ne savent que lire ou écrire; et ont à peine la capacité de suivre une série d*arguments, quelque peu complexe qu'elle puisse être. Mais, quand vous auriez fanatisé le monde entier; croyez-vous qu'il en sortit une solution non engendrée par la force ?

* — On est FORCÉ de conclure, continue M. Vidal, que « la société est tenue d'ouvrir des ateliers où tout travail- « leur pourra trouver de l'emploi. >»

— Puis voilà le commanditisme de l'État, conduisant au communisme idéal de M. Vidal.

On est FORCÉ, dit M. Vidal. Hélas ! oui. Les ignorants

sont toujours forcés de conclure à l'absurde, dès qu'ils ne

veulent point reconnaître leur ignorance. Les économistes,

|ul d'ailleurs ont la priorité pour l'invention de^ ateliers na-

ionaux , disent aussi : il n'y a de possible que le système

paupérisme* en est la conséquence nécessaire; le

) a loiQ^^urs existé : donc, ou est forcé de conclure qu'il existera toiijours. Les antropomorphistes disent égale- Beat : il n'y a que nous de possibles et , les panthéistes. Or, le panlbéisme est absurde. Donc on est forcé de conclure : que nous seuls avons raison. Les panthéistes disent : n*y a que nous de possibles et, les antropomorphistes. Or, rantropomorphisme est absurde. Donc, on est forcé de conclure : que nous seuls avons raison. L'ignorance et la vanité ne leur permettent point d'apercevoir : que tous font uneénamération vicieuse.

« Tant que tous eherclMi, vont n'éui ^ « des scKPriQUES ; dès qu'âne fols tous atei m ekoiti, Toat n'èlet fAuê AcLBcnom. »

« Dire : deux et deux font quatre, sans iToir € dVmlté eritériimi eti dNn eot Oè se treon «( l'unité critérium : non seulement des « éclectiques; mais encore de loms us

«r PHILOSOPHIBS? »

C0LI5S, Commemtain, tf L'éclectisme qui ne repousse ni n'admet <f le lATEaiAUSME et le spiairuALisiE, qui ki « mE in l'un ni L'AuraE et veut les ■onina o TOUS LES DEUX et LES coHPLÉTEa, est dcoc « forcé de tenir le milieu entre Tordre et le (f désordre, entre le bien et le mal, comme la m démocratie, à laquelle il s*allie, veut teair <f le milieu entre la monarchie et ranarehie : a système d'entre deux, comme dit Pascal, « entre le rrai et le faux, système moyen oa « mitoyen, système faible tant que l*état ia- <f cline vers la monarchie plus que vers sa ri- (( vale, qui grandit, prend de la force et se « développe à mesure que la démocratie ir prend le dessus, et lorsque la société poli- « tique, incertaine de sa route, cnLECHE aussi <i à CHOISIR entre la monarchie et la démocra- (T lie. Aiusi l'éclectisme politique qui fait le « fond de toutes les constitutions modernes, « et l'éclectisme philosophique s'appuient mu- « tuellemcDt, introduits l'un et l'autre par de <r faibles politiques et de faibles philosophes, a qui croient que la vérité est un aiUEU, comme <f la vertu, aussi incapables d*éclairer les a peuples, qu*impuissants à les gouverner, a

Bonald.

a L'école tcleclique, pour l'appeler par son « nom, est aujourd'hui maltresse et maîtresse « absolue des générations nouvelles; elle

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