‹ Qu'est-ce que la science sociale?Chapitre 27 sur 36 · RÉPARTITION DES RICHESSES · texte numérisé non relu

RÉPARTITION DES RICHESSES

D*abord, et en fait de production : rhomme xeu/ estageat; le sol ou ce qlii en provient est setU patient. Les deux sont néces^ires à la production.

Ensuite le travail, Tindustrie, Tintelligence en action, c'est toujours rhomme. Devant la force, ils peuvent être séparés; mais, de là Tcsclavage. Devant la raison : travail, industrie et intelligence en action, sont une seule et même chose.

Ce qui provient du sol, et n*est point amélioration du soi, se nomme capital.

Le produit du travail est un salaire, qui doit être réparti s*il a été produit par plusieurs.

Le loyer ou Tusage du sol, que celui-ci appartienne soit à un, soit à plusieurs, soit à tous, se nomme rente.

Le loyer ou Tusage d'un outil, que celui-ci appartienne soit à un, soit h plusieurs, soit à tous, se nomme intirétim profit.

Vous voyez : que, dans tout produit ou salaire, il y a, on il peut y avoir, et il ne peut y avoir : que travail, rente, in- ' térét ou proQt. Si le travailleur est seul, il n*y a que travail cl salaire. Adam, ou Robinson ne payaient de loyer à personne.

Jusqu'ici, il n'y a nullement besoin de détermination de valeur. Nous laissons le produit dons son entier ; il est à répartir : soit par la force, soit par la raison.

Le problème de la répartition des richesses consiste à savoir : quelle est la quotité dans le produit : soit pour le travail ; soit pour le loyer du sol ; soil pour le loyer du capital; quand le sol el le capital irapparliennenl point au travailleur.

Celte solution, je vais la donner, pour les deux seuls cas possibles quant à la répartition : celui où le sol appar-

lient à ud seul ou a plusieurs ; el celui où le sol n'appartienl ai à un seul, ni à plusieurs, mais apparlieul h tous.

S'il n'y a que deux babilants sur le globe ; et, que le sol appartienne à un seul : le premier sera maître ; le second esclave. Le premier sera le fort; le second sera le faible. Le premier aura dans le travail du second, la plus grande part paariUe; le second la plus petite part possible. La détermination de ces parts sera relative aux circonstances. Mais rela< tivenent à ces circonstances, elles seront toujours : la plus grande et la plus petite possible.

S'il y a trois habitants sur le globe, el que le sol nppartiaiiM à deax d'entre eux : les deux premiers seront maîtres, à Boios qu'on seul ne soit assez fort pour battre les deux aalrea. Les deux premiers seront maîtres, le troisième sera esclave. Les deux premiers auront, dans le travail du troisième, la plus grande part possible; le troisième la plus petite part possible.

Qu'il y ait sur le globe un nombre quelconque d'habitants, en rapport avec son étendue ; que le globe appartienne à tous rèdlemenl, et non aux plus forts, comme il appartient en époque de sauvagerie plus ou moins civilisée; personne ne aéra maître; personne ne sera esclave; chacun aura dans le produit la part relative à son travail.

Dans tous les cas, le salaire consiste : dans le produit; aprèa qu'il en a été prélevé ce qui est dû : pour le loyer du sol, pour le loyer du capital ; et pour toute autre dette s*il y en a.

Remarquons, maintenant, que du produit doit encore être retirée une autre dette, quand le travailleur n'est point isolé. C'est, celle relative au maintien de l'ordre entre les travailleurs. Cette dette, comme celle du sol et du capital, doit être déterminée et prélevée : soit par la force; soit par la raison : car, ce sont les seuls déterminateurs et receveurs possibles. Lorsqu'elle est déterminée et prélevée par la force ; elle est prise sur le travail, c'est-à-dire sur le salaire des Mbles au proflt du travail, du salaire des forls. Lorsque cette

< de la répartiUoQ possible. — Aussi les économistes ne c s'en occupent point. Ils se contentent de dire :

«« Les richesses se distribuent dans la société sous totm « de rente, de fermage, d'intérêts, de profits, de saltiM. « Dans quelles proportions devront-elles être distriiNièest « Cbjlà ne nous eeqarde PAiS. Dans quelle proportoa € sont-elles distribuées? Nous ne poutons lb flAYOïn àS « JUSTE. La rente, l'intérêt, le profit, le salaire, jm( e$pHt « sont dans un temps, dans un lieu donnés; ils varieatd'oB « pays à l'autre, d'un lieu à l'autre dans le même pays; ils « varient d'un instant à l'autre dans le même lieu, et mèDe « d'heure en heure ; ils varient au gré des événements et des « circonstances, en raison de l'offre et de la demande; ils « varient comme la valeur, c'est-à-dire comme le prix cou- « rant, etc., etc. La valeur, c'est la grande inconnue; cher- « cher & la préciser serait folie ; elle est essentiellement mo-

« bile et changeante de sa nature, elle est insaisissable

« — C'est un mystère qu'on ne pénétrera Jamais, etc., etc. i( Puis ils ajoutent comme toujours : telles sont les lois na- « lurelles, immuables, nécessaires, d'après lesquelles les ri-

< clicsses se distribuent entre tous les membres de la so- « ciété! >»

c Les choses se passent ainsi, reprend H. Vidal : lit «a- « laires se règlent d'après le rapport de V offre à la demande, « nous le reconnaissons, et c'est pour cela que Nom no- « testons; les faits que vous avez décrits sont exacts; — « mais vous dites ; cela est, donc cela est juste^ donc cela « doit être. — Oh ! c'est ici que le cœur et la raison se ré- « volteutà la fois et demandent ce que vous faites de la jus- « lice, de la moralité, de l'humanité? >

— Voyons, Monsieur ! le cœur est toujours un sot, quand la raison ne le dirige |ïas; el, la raison ne se révolte jainais; la révolte appartient aux passions. Raisonnons, et ue nous passionnons point. Raisonner, c'est voir, et les passions aveuglent.

Jt prie le Mew de revenir avec moi au point de dépari de M. Vidal, n^ist-il pas évident? etc.

M. Vidal confond continuellement, comme tous les écono- ■iMs, et les prétendus socialistes, le propre avec le flgurê. La terre ne produit pas, elle fonctionue. L*bomme seul est producteur.

Le capital ne produit pas, il est un instrument.

Llndustrie et le travail sont une seule et môme chose.

Leatr^reneur est un travailleur et rien de plus.

Le travail et rintelligence de Touvrier sont une seule et làM chose.

L'indittlriel est un travailleur; le commerçaut est un traviillav; oonme tout ouvrier, comme tout homme est un traviiljeur.

La probléaie de la mesure de la valeur n*est pas un mystère, n*est pas la quadrature du cercle, c'est une sollisc; OMUM la fliesure de la longueur, de la largeur, dr la profondeur, etc. Vous mesurez telle longueur, telle largeur, telle probiideur avec une unité linéaire ; vous mesurez telle vaksr: eocialeBitônt avec Tunité rapport d$ Voffre à la de-mûtide; domestiquemont avec runité rapport à l'utilité. M. Vidal proteste contre le rapport social de l'offre i\ lu de- ■aode; alors, il veut le rapport au despotisme; il n'y en a pea UB troisième.

QBaDd une question est posée avec des termes où le |>ropre et le figuré sont continuellement confondus, il ne peut en sortir que le mystère ou la folie.

Ëoottlei, Hoosiour Vidal! vous faites parler les économistes; et, il faut vous rendre justice, (uî que vous leur faites dire est parCaitemeut ce qu'ils disent. Cela vous rrvulte. Eh bien ! Meneieur ; les économistes, de leur point de départ et du vùlrr, ont complétoment raison. Ils ne reconnaissent qu*une organisation sociale possible : celle basée sur l'antropomor* plWffle ou le panthéisme, et Taliénation du sol. Â cet égard, vous pensez comme eux. Si vous êtes ludique, si vous rti*s

conséquent avec votre point de départ, vous penserei cosne eux.

Maintenant, je vais répondre à vos questions, et vous donner en quelques lignes ; la théorie GÉNÉBiXE de u

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