RÉPARTITION DES RICHESSES
D'abord, et en fait de production : l'homme xeirf est agent; le sol ou ce qbi en provient est seul patient. Les deux sont nécessaires à la production.
Ensuite le travail, Tindustrie, Tintelligence en action, c'est toujours l'homme. Devant la force, ils peuvent être séparés; mais, de là l'esclavage. Devant la raison : travail, iodostrie et intelligence en action, sont une seule et ménie chose.
Ce qui provient du sol, et n'est point amélioration du sol, se nomme capital.
Le produit du travail est un salaire, qui doit Are rêpaiii s'il a été produit par plusieurs.
Le loyer ou l'usage du sol, que celui-ci appartienne soiti un, soit à plusieurs, soit à tous, se nomme rente.
Le loyer ou l'usage d'un outil, que celui-ci appartienne soit à un, soit à plusieurs, soil à tous, se nomme intérêt on profit.
Vous voyez : que, dans tout produit ou salaire, il y a, on il peut y avoir, et il ne peut y avoir : que travail, rente, in- ' tcrét ou proAt. Si le travailleur est seul, il n'y a que travail et salaire. Adam, ou Robinson ne payaient de loyer à personne.
Jusqu'ici, il n'y a nullement besoin de détermination de valeur. Nous laissons le produit dans son entier ; il est à répartir : soit par la force, soit par la raison.
Le problème de la répartition des richesses consiste à savoir : quelle est la quotité dans le produit : soit pour le travail ; soit pour le loyer du sol ; soit pour le loyer du capital; quand le sol el le capital n'npparliennent point au travailleur.
Cette solution, je vais la donner, pour les deux seuls «•• poeaibles quant à la répartition : celui où le sol appar-
liMl à un Mttl ou à plusieurs; et celui où le sol n'appar- IMI Bi à un seul, ni à plusieurs, mais appartient à tous.
SU o*y a que deux habitants sur le globe ; et, que le sol apptrlienne à un seul : le premier sera maître ; le second es- B. Le premier sera le fort; le second sera le faible. Le aura dans le travail du second, la plus grande part r; le second la plus petite part possible. La détermi- I de ces parts sera relative aux circonstances. Mais rela* it à ces circonstances, elles seront toujours : la plus \éi la plus petite possible.
Sni y a trois habitants sur le globe, et que le sol appar- » à deax d'entre eux : les deux premiers seront maîtres, i|n*m seul ne soit assez fort pour battre les deux Les deux premiers seront maîtres, le troisième sera s. Les deux premiers auront, dans le travail du troila plus grande part possible; le troisième la plus petite part poasible.
Qb'U y ait sur le globe un nombre quelconque d'habitants, l avec son étendue ; que le globe appartienne à tous II, et non aux plus forts, comme il appartient en I de sauvagerie plus ou moins civilisée; personne ne asn Battre; personne ne sera esclave; chacun aura dans le i la part relative à son travail.
tous les cas, le salaire consiste : dans le produit; I qu'il en a été prélevé oe qui est dû : pour le loyer du aal, pow le loyer du capital ; et pour toute autre dette s'il y «i a.
Reaarqoons, maintenant, que du produit doit encore dm fetirée une autre dette, quand le travailleur n'est point iaolé. C'est, celle relative au maintien de Tordre entre les irafaiUears. Cette dette, comme celle du sol et du capital, doit dire déterminée et prélevée : soit par la force; soit par la raiiM : car, ce sont les seuls déterminateurs et receveurs pMsiMea. Lorsqu'elle est déterminée et prélevée parla force; |rite aal prise sur le travail, c'est-à-dire sur le salaire des M profit du travail, du salaire des forts. Lorsque celle
e\isU^nc(^ d'ordre raoral : on dehors duquel , du rosic , il u*Y a nécessairement, ni bien, ni mal. Est-ce clair?
Si vous appelez cette école fataliste, libre à vous, Monsieur. Mais, je vous préviens : qu'^ dek&rs de la fatakli, il Hf a pas de liberté, pas d*ordre moral. L'ordre moral nV$l autre : que, L*HARif oms entrb LA liberté des Amoxs rr la FATALrrÉ des éyénements. La liberté ;i|,H^riieat à Tordre de temps ; la sanction à Tordre d'éteruit^. La sanction est étemeHe, fatale comme tout ce qui appartiait ) rètemtté; ov, elle ne peut exister rationndlement.
A |^n>p^ de ki société actuelle, 1|. Vidal dit :
« ^— Cir R\)6t point ht sdcîétô, c*est la guam^ et partout ^ liou:^ vovous des euuemis en présence. »
— Coawient vonle^-vous, Monsieur, quil en srttautrem 1 i ? la ^î^Hcté etjt encore i^orante sur la réalité du droil; ta fon^^ ^^ finr^f^SMi :<etil droit possible; et, le paupérisme; qui w p^t ett<nNf^ Ar^ antenti salis causer TanarcUe, ne piwt en prvi$ewfe é^ l^ncMipr^ssîbilité de Texamen, êlre conservé sans etiaser Tanarchiie. Vons voyes bien : que c'est la guerre nêcessnireBent.
« — Oh non ! vous ècriei-vous, telle ne saurait être lîi « destinée de Tbomme. »
Écoutez ! Monsieur : Il y a un ordre moral ; ou, il n*y en n pas. S'il y en a un; tout est nécessairement bien : sous peine de non^-existence d'ordre moral. S'il n'y en a pas : il n'y a ni bien ni mal. C'est peu flatteur pour Tignorance, qui aimerait à pouvoir critiquer la justice étemelle; et, surtout, h se mettre à sa place. Mais que voulez-vous que j*y fasse?
« La force et le hasard, vous écriez-vous encore, ne peu- « vent à tout jamais triompher du droit et de la raison. »
— Mais, Monsieur, si, le droit existe, la force et le hasard 110 peuvent jamais en triompher un seul instant. Sinon : le
expression do justice éternelle, serait une sottise.
rirconstanccs. La «lotie, rolalivcà rordro^esl alors nccossairemenl prélevée, sur le capital acquis par les ^rénérations panées. Cela s*esl également trouvé démontré dans roxpositioD des mêmes théories.
Dans le premier cas, c'est visiblomenl la force qui ilomine; H, ce premier cas existe A^ff^airem^fi/, tant qm^ i ignorance êoeiùlê iur la réalité du droit n'est point anéantie : parce qa'alort il n'y a évidemment de justice sociale possible que celle rdative à la force.
Dans le second cas, c*est la raison qui domine ; et , ce second cas peut seulement eiisler, et existe alors nécessairement : JbrifM ta force nepêul plus être base d'ordre ; et, que le besoin ^anirv a farci Vimmanité de chercher et de parvenir à anéaniHr ti§norance sociale sur la réalité du droit.
Vous voyez que, définitivement, il n*y a nulle nécessité de dèterBinalioD de valeur, dans la théorie générale de la répartition des richesses.
Si, j*ai mis plus de quelques lignes h vous exposer la
TBtOAlE GÉNÉRALE DE LA RÉPARTITION DES RICHKSSES,
poor Ions les cas possibles de notre humanité et de toute tauunité possible; je vous en demande pardon. Mais an moins, c'est dair, incontestable et précis.