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« On ett iniTé à ntor, lot EUU-CnU, qaH « j ait un prtiidp« de Jotlke, tkai ci lti- • mtMM ET PAi Lii-HÉmi, ft à idmeUre que « U ? oloDt^ actaeUe da peaple était nécei«ai- « remeot et tuujoan la jctna ; on y a poié « en fait 1*ihfailuiiùté do peaple à cbaqoe « instant et en toutes choses, et par loi on a « ouTert la porte à la tyrannie d'one minorité « turbulente qui se dit peuple. t$
M. lilCUL CBKTALm.
« L'infailUbUlté fs t le caractère de U sou- « ferainetè. Une iK)nfcraioetê faillible n*efl « qu*un cadavre de souirerainetc*. Il y a, so- « cialement, trois espèces d'infaillibilité ou de « M>oferaineté : celle de ta force brutale; « celle d'une force transformée en droit par « une réTélatioo ; celle de U science rendue « rationnellement incontestable. La première « est éphémère par essence; U seconde dore « autant que iHnqoisition sur laquelle elle « s'appuie ; ta troisième est indestmctlble « dès qu'elle est intronisée.
« Hors l'une de cet infailUbiUléty de eet « foorendnelét: Un*eiiste que mort sociale.»
GoLUif, Comm^Mlo^rt.
€ — GardODS-Doas bien, dit M. Vidal, de nous déclarer € infaillibles, de proscrire le libre examen. »
— Ne diraiH)n pas que rinfaillibilitè de la adenœ est Incompatible avec le libre examen ? Tandis que c'est prédaément le contraire qui est la vérité.
Il n'ya qo'un sol, ou qu'un souverain, soit par la force brutale, soit par une force quelconque transformée en droit, qui puisse proscrire Texamen de ce qu'il avance. Mais aussi, il n*7 a qu'un sol qui puisse ne point déclarer la vérité inliillible. Quiconque doute que, deux et deux font quatre, asl un imbécile. Et^ si Pjlhagon avait douté de la vérité de la
dénotistratioii da carré àe iltypoOémise; Seul été digM da ChareaUHi de son éfM>qae. Il esl Trai aossî^ qiill n'y a que des sots capables de donaer, de boone foi, coane Jêrtlé : même la Térité doq incMlestablefiieot désootrée.
M. Vidal déclare eosaite que b tâche des socialistes esl de constituer la science. Il oublie aroir dit à la page précédente que ilMunité podsède déjà la science. Est-ce que, par btsard, \a prélendos sociatistes n'appartiendraient point à lliomanilé?
« — Les sodaâstes^ continue M. Vidai, ont en
• temps à préparer la réalisatîon de leurs iikes, à trouTer c et à proposer des moyens de transition.
« Nous Tenons d*exposer sommairement les théories prin- « cipaks, il nous resterait maintenant à remplir la seconde « partie de ce programme.
« L'étude ée ces moyens transitoires est certes d'une « importance extrême ; mais nous ne pourrions nous en « occuper id sans sortir du cadre spécial de nos recherches, c sans doDuer à ce travail une étendue démesurée. Toute- « fois, nous en dirons quelques mots dans le chapitre soi- « vant. Ce sera notre conclusion pratique.
€ Quelques lignes encore sur le socialisme, avant de « quitter le monde des idées pour redescendre sur la terre « des réalités. »
— Nous prévenons M. Vidal, qu'en présence de l'incompressibilité sociale de l'examen, tout monde d'idées non démontrées et se prétendant réalisables, est un monde de fous.
c ~ Les paupéristes et les philanthropes, continue f M. Vidal, ont analysé avec soin, et décrit minutieuseaneat^ « les effets de la misère ; puis ils ont conseillé aux riches « l'aumône et la charité; aux pauvres, la patience, la rési-
• gnation, la contrainte morale et l'économie (rëpargue à c aeux qui ne gagnent même pas de quoi vint)* »
— Ml —
— O qui proote que les ptupéristes et les philanthropes ont presque autant d*esprit que les prétendus socialistes.
« — Les sodallstes, continue M. Vidal, pensent qu'il ne « suffit pas d'a^r sur les efrets; ils ont voulu remonter aux « causes mt^mes de la misère. »
— En cela, les prétendus socialistes ont pensé admirablement. Voyons si cette admiration devra durer longtemps.
c — Et ils n*ont pas eu de peine à constater, dit M. Vidal, « qxw la misère provenait moins du fait des individus pris c isolt'ment que des vices et des lacunes de nos institutions « sociales. »
— Voilà où M. Vidal commence à se tromper. Les insiitutioBs sociales étaient tout ce qu'elles devaient être; elles étaient sans lacunes, jusqu'à Tépoque où l'examen est dd* venu socialement incompressible. Jusqu'alors le paupérisme était la base de l'ordre. C'est depuis qu'il est devenu incompatible avec l'ordre; et, de plus, son anéantissement est encore incompatible avec l'existence de l'ordre : ce qui prouve qnaciuellemeni, Tordre est absolument impossible. La cause aciuclle de la misère, et de rimpossibilitê de l'anéantir, c'est l'ignorance sociale sur la réalité du droit.
ApK*s cela, nouvelles attaques à la concurrence, au sa* lariat, etc.
l'ne fois que M. Vidal a enfourché son dada, le meilleur est de le laisser courir. L'expérience l'aura bientôt désarçonné.
M. Vidal reproche aui eonsenrateurs de reproeber aui socialistes de propager des illusions dangereuses : c de provoquer la baine entre les différentes classes de citoyens; de pousser à la guerre sociale. •
Tout cela est vrai; et, même en général inévitable, sauf la propa^'aiion des illusions, quiestseuleoMQt le fait de ceux qui ne d>*u.ouirent point ce qu'ils avancent. Comment, eu effei, ne point provoquer à k baine et à la guerre sociale,
en disant qu'une partie de la société est composée de maîtres et Tautre partie d'esclaves : ce qui, du reste, est le fait depuis l'origine du monde? Voilà précisément, pourquoi l'incompressibilité sociale de l'examen est anarchique; tant, que tout esclavage ne peut se trouver anéanti.
« — D'un autre côté, continue M. Vidal, les révolution- « naires nous reprochent en même temps d'assoupir et d'en- « dormir le peuple, de détourner son attention des questions « politiques, de prêcher le matérialisme, etc. »
— Et les révolutionnaires ont également raison : car, c'est endormir le peuple : que, de lui tenir le bec sur des utopies. Mais, les conservateurs et les révolutionnaires oublient : qu'en présence de l'incompressibilité sociale de l'examen, guerre sociale et révolution sont inextinguibles : tant, que conservateurs et révolutionnaires et utopistes ne sont point ensevelis : dans le mépris général, pour n'en jamais sortir.
Après cela, M. Vidal se jette sur les catholiques ; sur les néo-calholiques; et, cite le passage suivant d'Épicure, qui ne s'adresse point aux catholiques seulement, mais à tous les antropomorphistes possibles.
« — Ou Dieu veut détruire le mal et ne le peut, et alors « il est impuissant ; ou il le peut et ne le veut pas, et alors il a est méchant ; ou il ne le veut et ne le peut, et il est méchant « et impuissant à la fois; ou bien, il le veut, et il le peut; a mais alors comment y a-t-il du mal? »
— M. Vidal oublie de nous dire : que, ce passage nous a été conservé par Lactance {De ira Dei^ cap, xiii) ! ou, peutêtre même inventé. En le commentant, Bayle dit :
tf — On ne pouvait pas raporter de meilleure foi toute la « force de l'objection. Épicure lui-même ne l'aurait pas pro- « posée avec plus de netteté, ni avec plus de vigueur. Mais la «• RÉPONSE DE Lactance est pitoyable. »
— Plus loin, Bayle ajoute :
c — Tout ceci nous avertit qu'il ne se faut point comc mettre avec les manichéens, sans établir avant toutes « choses le dogme de rétivatian de la foi et de l'ajuime-