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CHAPITRE I

Description générale des Pelviviciations dans leurs rapports avec les altérations du quatrilatère obstétrical

La multiplicité des processus morbides qui interviennent dans la production des pelviviciations rend fort - complexe leur étude pathogénique ; leur diagnostic, pour être complet nécessite l’étude séparée des facteurs pathologiques qui agissent sur le bassin soit isolément, soit combinés les uns aux autres.

À ce point de vue, il parait rationnel de grouper les pelviviciations suivant qu'elles résultent :

1°) D'altérations portant sur l’ensemble du squelette ;

2°) D'altérations consécutives au retentissement sur le bassin de lésions, plus ou moins éloignées, de la colonne vertébrale et des membres inférieurs ;

3°) D’altérations portant uniquement sur le squelette

pelvien.

À chacun de ces groupes correspondent des malformations particulières, plus ou moins prononcées, du quadrilatère obstétrical.

Ï PELVIVICIATIONS RÉSULTANT D'ALTÉRATIONS PORTANT SUR 1, ENSEMBLE DU SYSTÈME OSSEUX.

Parmi les processus morbides intéressant l’ensemble du squelette, il faut citer en première ligne deux affections caractérisées par un ramollissement pathologique du Lissu osseux, pouvant survenir à différentes époques de la vie : l'une relativement fréquente, le rachitisme, alteint le squelette dans la première enfance. L'autre, rare, l'ostéomalacie survient seulement à l’âge adulte et presque uniquement chez les femmes multipares.

A côté de ces deux affections, il faut faire une place à l'achondroplasie, caractérisée par une réduction surprenante des dimentions des os longs et des membres, avec intégrité relative du tronc, et due à une altération de la croissance des cartilages primordiaux (chondrodystrophie fœtale de Kaüfman).

Les déformations squelettiques résultant de ces différents facteurs atteignent souvent une amplitude et une complexité extrêmes. Il en découle évidemment des altérations importantes du quadrilatère obstétrical. Mais ces altéralions consistent le plus souvent en diminution de la superficie (aire) du quadrilatère et ne sont nullement comparables à celles que l’on peut constater sur le tronc ou sur les membres. Ces dernières permettent à elles seules de porter un diagnostic indiscutable.

I est bien évident, pour citer un exemple, que dans les Cas relatés dans nos observations numéro XXII [4502 Série I} et numéro IX [4659. S. 9[ concernant, la première une mauresque rachitique mesurant 1 M. 26 cm., el la seconde une achondroplasique de la taille de 1 m. 32 cm., l'étude et Ja Mensuration du quadrilatère obstétrical ne présentent qu'une valeur s seméïologique et un

—< intérêt clinique secondaires, le diagnostic de pelviviciation s'imposant à la seule inspection des malades.

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