‹ Quand Barras était roiChapitre 21 sur 74 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

« Comme le luxe serait agréable s'il était meilleur marché ! » disait vers 1796 une femme de la nouvelle France. M"** Lange devait certainement partager Tavis de cette contemporaine. Ses toilettes, ses équipages, ses bijoux, son train de maison nécessitaient des revenus que représentaient insuffisamment ses appointements mensuels de 1.500 livres en numéraire à Feydeau *. Pour une femme, avant de vivre, il faut paraître ; ce que sa voix musicale interprétant le répertoire ne pouvait lui donner, elle l'obtenait par ses yeux bruns qui faisaient écrire à certain admirateur après un bal de l'Opéra 2 :

Vénus, les yeux pleins de colère.

Cherche rAmoùr en ces beaux lieux.

Apaisez-la, belle Glycère, Dites-lui qu'il est dans vos yeux.

1. L'Amateur d' autographes ^ avril 1906. Article de Th. Lhuillier sur M"* Lange. — Arch. de la Comédie-Française

Page 1