‹ Quand Barras était roiChapitre 40 sur 74 · C. d'Arjuzon, M"* Louis Bonaparte y P. (s. d · texte numérisé non relu

C. d'Arjuzon, M"* Louis Bonaparte y P. (s. d

LA JOLIE m'^^ lange 117

songé qu'à profiter tranquillement de la vie. Le destin et Bonaparte en avaient décidé autrement. Un beau înatin, le Premier Consul en personne se transporta chez Tex-mademoiselle Lange et, après les compliments d'usage, lui proposa de céder sa maison telle qu'elle était, avec tous ses meubles et sans ôter un seul clou, à M"® Louis Bonaparte qui se mourait d'envie de la posséder. Un peu étonnée, un peu troublée, connaissant le poids d'un désir consulaire, l'ancienne actrice assura le glorieux général qu'elle n'avait rien à lui refuser ; elle ajouta cependant que le sacrifice de sa demeure lui serait extrêmement pénible et qu'ayant renoncé au monde, elle mettait tout son bonheur à vivre chez elle. Bonaparte insista, il parla de la façon dont il savait parler et une fois de plus remporta la victoire.

Quand Simons apprit de sa femme la nouvelle, il trouva la pilule amère à digérer; d'un bond il se précipita chez Talleyrand* pour lui demander conseil, mais le souple diplomate l'engagea seulement à plier devant l'impérieuse nécessité. Le 27 juillet 1802, la propriété fut donc vendue au futur roi de Hollande moyennant la somme de

1. Comte Remacle, Relations secrètes des agents de Louis XVIII^ P. 1899.

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