‹ Quand Barras était roiChapitre 41 sur 74 · francs versée par le Premier Consul · texte numérisé non relu

francs versée par le Premier Consul

Qu'importait le prix au dépouillé, il eût certainement donné le double pour conserver Thôtel et, si Tavis de Talleyrand fut suivi sans protestation, c*est que Simons devait au ministre une forte reconnaissance pécuniaire. Lors du traité de Lunéville, celui-ci avait fait stipuler que les rentes dues par Tempereur d'Autriche dans la Belgique seraient payées intégralement; elles s'élevaient à trentetrois millions de florins. Simons proposa h Talleyrand de les enlever sur place et, malgré des difficultés et des lenteurs, la revente produisit un joli bénéfice. Talleyrand toucha trois millions et Simons seize cent mille francs ^ Il y avait là de quoi acheter beaucoup d'hôtels d'actrices avec leurs propriétaires, il y avait aussi une précieuse indication pour Bonaparte désireux de s'attacher les hommes capables dans le négoce. Deux ans après cette brillante opération qui dénotait certes de Thabileté en affaires, le citoyen Michel Simons était nommé membre du Conseil général du commerce ^ ; titre modérément sonore qui lui permit sans doute de se présenter avec sa femme aux Tuileries. M"" Lange à la cour impériale? Je ne le

i. Mémoires de Barras, t. IV.

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