‹ Quand Barras était roiChapitre 55 sur 74 · A. de Rochefort, Mémoires d'un journaliste^ P. (s. d · texte numérisé non relu

A. de Rochefort, Mémoires d'un journaliste^ P. (s. d

elles mauvaises mœurs du Directoire ^ Vers 1798 son étoile brillait déjà au firmament théâtral. Il avait lui aussi, comme Dorvigny et Corse, mis à la scène un de nos excellents types populaires, Cadet- Roussel, et la vogue n'avait pas imité le chien de Jean de Nivelle. D'ailleurs Cadet-Roussel doublait son langage de ces cuirs chers à M""* Angot et adorés de la multitude; dans sa première incarnation au café des Aveugles, il se croyait empoisonné quoique n'ayant bu que de la bière, et se lamentait : « C'est donc pour me punir que tu me rendt-ici pour mourir ? » Un assistantprobablement dur d'oreille s'écria un jour : « Plus-z-haut ! » à quoi, sans se déconcerter, l'artiste répondit : « Citoyen, je ne le puis, je suis-t-empoisonné ! » Cette interruption et la réponse firent tellement rire qu'on voulut les mettre à profit; pour cela on plaçait au parterre quelqu'un qui lançait la même apostrophe. La pièce fut jouée trois cents fois. Bon et facile public !

Aude rencontra un intelligent partenaire dans l'acteur Corse. Celui-ci, qui gagnait jusqu'alors de médiocres^ appointements malgré son interprétation triomphante de M'"*' Angot, avait résolu de relever

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