‹ Quand Barras était roiChapitre 6 sur 74 · Archives de la Comédie-Française · texte numérisé non relu

Archives de la Comédie-Française

M"' Mézeray pendant deux années, au bout desquelles la Société fixerait Tancienneté en faveur de celle qui aurait le mieux mérité du public. En outre, nulle actrice n'aurait le droit d'interpréter avant elle les rôles tragiques lorsque M^** Fleury ne paraîtrait pas. Inutile de dire que ces clauses furent agréées. Aussitôt Pâques arrivées, Lange reparut sur ]a scène avec les rôles d'amoureuse qu'elle tenait aussi magistralement à la ville qu'au théâtre, confondant souvent Vénus avec Thalie et se montrant plus capable dans le Philinte ou Vintrigue épistolaire de Molière que dans les Femmes savantes *. En fréquentant le domaine de la tragédie, ses progrès furent sensibles. Us l'étaient moins en orthographe si l'on en juge par ce billet adressé à un vieil adorateur du théâtre et des théâtreuses 2.

11 octobre 1792.

J*ai reçue votre lettre, et vos conseilles qui m'ont fait un égal plaisir et dont je compte proffiter dès que ma santé me le permettra. Gomme elle me laisse un peu plus calme j'es-

1. Elle créa le rôle d'filiante en 1790 et celui de Pauline en 1791. Sur les débuts de M"' Lange, voir E. de Manne, Galerie historique de la troupe de Talma (Lyon, 1866); G. MonvaX , Liste alphabétique des sociétaires de la Comédie-Française^ P. 1900; H. Lyonnet, Dictionnaire des comédiens français ; Sigismond Lacroix, Actes de la Commune de Paris, P. 1898, t. VII; Biographie Michaud,

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